Félix Auger-Aliassime, en course pour le Masters

29 sept. 2021 à 13:34:00 | par Mathieu Canac

Grâce, entre autres, à un quart de finale à Wimbledon puis une demi-finale à l’US Open, Félix Auger-Aliassime est désormais 11e mondial, son meilleur classement. 10e à la Race, il est dans la course au Masters, l’un de ses objectifs du début de saison.

 

Au sens propre, plus le but est grand, plus il est facile de marquer. Au figuré, c’est tout l’inverse. Plus un objectif est important, plus il est difficile de l’atteindre. Marcher 100 mètres est une tâche bien plus aisée que courir un marathon. Mais Félix Auger-Aliassime n’est pas homme à avoir peur d’allonger la foulée. 21e mondial à l’entame de la saison 2021, il avait publiquement fait part de ses ambitions élevées. Sans se cacher n’y avoir peur de la pression qui pourrait en découler, et alors que son meilleur résultat en Grand Chelem était à l’époque un huitième de finale, il avait affiché son ambition de s’immiscer parmi les Maîtres.

Je veux faire évoluer mon jeu dans la bonne direction, c’est ce qui mènera éventuellement à des résultats, avait-il expliqué lors d’une séance de questions-réponses avec les fans pour We Are Tennis. J’espère pouvoir m’approcher du top 10, et peut-être me qualifier pour le Masters de fin de saison.” À deux mois de l’échéance, organisée cette année à Turin, il s’est sérieusement rapproché de la possibilité de lier la parole aux actes. 10e à la Race cette semaine, il est à 355 points de Casper Ruud, 9e, sachant que Rafael Nadal, 7e, a mis fin à sa saison avant l’US Open en raison de sa blessure au pied gauche.

Des gros points à prendre dès la semaine prochaine

Plusieurs tournois peuvent faire la différence dans la course au Masters. Outre les divers ATP 250 et malgré l’annulation de toute la tournée asiatique en raison de la Covid-19, un ATP 500 - Vienne - ainsi que deux Masters 1000 - Bercy, Indian Wells - sont au programme. Avant l’important BNP Paribas Open dans le désert californien à partir du 7 octobre , Félix Auger-Aliassime est engagé à San Diego (ATP 250) cette semaine. Pour son entrée en lice, il doit affronter Grigor Dimitrov ce jeudi, après avoir fait le plein d'expérience au contact de monuments du tennis en Laver Cup, à Boston, lors du week-end dernier.

En venant ici (à Boston), mon but était évidemment de gagner (la Team Word s’est finalement inclinée 14 -1), mais aussi d’apprendre, d’essayer de devenir un meilleur joueur,  a-t-il expliqué en conférence de presse. Les conseils et analyses de quelqu’un comme John (McEnroe, capitaine de la Team World) sont très précieux pour moi. Il a tellement de connaissances sur le jeu.” Apprendre, progresser, bosser, toujours, encore : tel est le leitmotiv du Québécois. Dans cette optique, il nous confiait, fin novembre 2020 à l’occasion d’une visioconférence de presse, vouloir travailler avec “un mentor ou conseiller qui aurait l’expérience du très haut niveau. Quelqu’un ayant accompagné un vainqueur de Grand Chelem ou qui en aurait lui-même gagné.

“Je crois que je mérite d’être dans cette situation”

 

Mi-avril, il officialisait sa collaboration avec Toni Nadal, venu épauler Frédéric Fontang, son coach principal. Après une saison sur terre battue décevante sur le plan des résultats, le travail a fini par porter ses fruits. À Wimbledon, temple de la fraise, “FAA” en a récolté son premier quart de finale en Grand Chelem, trois semaines après une victoire de prestige face à Roger Federer à Halle. Deux mois après son aventure londonienne, il a réussi plus belle épopée encore à New York. Dans la foulée d’un quart de finale à Cincinnati où Stéfanos Tsitsipás l’a “poussé à se regarder dans le miroir pour voir ce qu’il pouvait lui aussi améliorer”, il a atteint les demi-finales de l’US Open, en amassant par la même occasion de nombreux point pour le projet #FAAPointsForChange.

Pas de quoi se reposer sur ses lauriers pour autant. “Maintenant, il faut retourner au boulot, a-t-il déclaré après sa défaite 6/4 7/5 6/2 face au futur vainqueur Daniil Medvedev. Être en finale aurait été encore mieux, mais c’est une quinzaine positive pour moi. Avec ce résultat, je me suis mis en bonne position pour le Masters. Je crois que je mérite d’être dans cette situation. Je travaille pour ça. Mais ce n’est pas terminé, je dois continuer à pousser dans la bonne direction.” Celle du but, afin de s’en approcher autant que possible, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’à pousser la balle au fond pour faire trembler les filets.

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