Roland-Garros 2023 : J’aime/j’aime pas

12 juin 2023 à 15:23:16 | par Eli Weinstein

Roland-Garros 2023 : J’aime/j’aime pas
Le tournoi 2023 s’est achevé hier avec les troisièmes victoires d’Iga Swiatek et de Novak Djokovic. La Polonaise devient la première femme depuis Justine Henin en 2006 à avoir remporté deux éditions d'affilée. Le Serbe est, quant à lui, unique recordman de titres en Grand Chelem avec 23 trophées !

Roland-Garros 2023, c’est fini. Novak Djokovic et Iga Świątek ont été tous deux couronnés pour la troisième fois de leur carrière dans le 16e arrondissement de Paris. Ceux qui me connaissent un peu savent que j’admire la domination. Je suis tellement respectueux de ceux qui parviennent à reproduire l’impossible ! Mon inspiration du jour est donc de partager avec vous ce que j’ai aimé durant cette quinzaine, et ce qui m’a moins plu.

J’ai adoré nos vainqueurs en simple. Iga Swiatek devient la première femme depuis la Belge Justine Henin à remporter deux tournois consécutifs. Elle égalise un record ancien de 17 ans quand « Juju » avait remporté Roland-Garros en 2005 et 2006. Bon, elle a encore un peu de route l’Iga, car Henin s’était aussi imposée en 2007. Ce qui veut dire que si Swiatek doit battre le record, il ne lui reste plus qu’à s’imposer en 2024… et en 2025. Faisable, mais pas du tout simple.

La victoire de Novak Djokovic m’a également mis en joie. Non pas parce que je suis team Novak - tout le monde sait que je suis team Rafa -, mais je suis avant tout team domination. Combien de fois ai-je répété que j’étais en admiration devant les dominations sportives de la trempe des Michael Phelps, Usain Bolt, Tiger Woods ou encore Michael Jordan et son éternel numéro 23 ! 

Novak Djokovic file droit vers l’incontestabilité du fait qu’il soit le seul et l’unique GOAT

23, parlons-en justement ! En remportant son troisième Roland-Garros, Novak Djokovic est devenu le recordman unique de titres en Grand Chelem avec, justement, 23 majeurs à son actif. Comme prévu, « Nole » passe seul devant Rafa qui est, pour l’instant, à 22 titres et qui, mis à part un miracle « nadalien » (ça peut arriver), devrait y rester. Quant à Roger Federer, il a désormais trois titres de retard et peut être considéré en dehors du game. Novak Djokovic file droit vers l’incontestabilité du fait qu’il soit le seul et l’unique GOAT. Je sais, par le passé, j’avais écrit qu’il ne pourrait jamais être le GOAT. Ça va, tout le monde peut se tromper et vous savez ce qu’on dit des gens qui ne changent pas d’avis… 

Mais les vainqueurs de Roland-Garros ne sont pas seuls dans ma liste de « like ». Parmi les choses qui m’ont plu durant ce tournoi, il y bien évidemment cette météo de rêve dont a bénéficié l’événement et qui a offert un tournoi bien plus paisible que « d’hab » aux équipes d’entretien des courts, qui n’ont eu qu’à débâcher le matin et le soir. Autant dire qu’ils auront bien moins de cals aux doigts que d'ordinaire. J’espère juste qu’il ne s’agit pas d’un effet direct du réchauffement de la planète, mais bon…

La « Opening Week » a été un énorme succès populaire. Le tournoi, cette année, est réellement passé à trois semaines avec ces 5 jours de qualifications, enflammés notamment par un Lucas Pouille héroïque et déchaîné, ainsi qu’une Fiona Ferro qu’on a enfin retrouvée et qu'on est impatients de voir au plus haut niveau chaque semaine. Tout comme Lucas bien sûr. Si ces deux-là parviennent à reproduire leurs exploits de fin mai, ils peuvent être sereins concernant la deuxième moitié de la saison, ainsi que la suite de leur carrière.

J’ai adoré la victoire au premier tour de Luca Van Assche. Désormais dans le Top 70, Luca a dominé de la tête aux pieds le demi-finaliste 2018 de Roland-Garros (Cecchinato) en trois petits sets. Dommage pour son deuxième tour. Si Luca avait pu chiper le 3e set, Alejandro Davidovich Fokina se serait encore plus tendu. Et là, une remontada n’était pas à exclure. Avec sa montée en puissance et celle d'Arthur Fils, on peut déjà se lécher les babines pour Roland-Garros 2024.

Rafael Nadal a évidemment manqué à ce tournoi

Gaël Monfils est, quant à lui, à la fois dans mon j’adore et mon j’déteste. J’ai adoré son match en session de soirée face à Sebastian Baez, qui fait désormais référence en termes de match dans la nuit rolandgarrossienne. Je dis ça même s'il m’a fait quitter le stade à 3 dum et m’a fracassé physiquement durant les trois jours qui ont suivi. En revanche, j’ai détesté son forfait du surlendemain pour une affiche que tout le monde attendait avec impatience face à Holger Rune. Je n’en veux pas du tout à Gaël bien évidemment, mais son forfait m’a attristé, non seulement parce qu’il nous a privés du match, mais parce que je me dis, pour la première fois, qu’il n’est plus tout jeune. A ce propos, il a même prononcé cette phrase difficile à entendre durant la conf où il annonçait son forfait : « Il m'en reste combien, des Roland ? C'est surtout cela, la vraie question. » Lorsqu’on entend ça, on a de quoi s’inquiéter. Je sais que la Monf n’est pas éternel, mais j’aimerais bien qu’il le soit.

Globalement, il n’y a pas grand-chose que je n’ai pas aimé (il faut dire que je suis bon public), mais je regrette tout de même la deuxième fois où Taylor Fritz a mis son doigt devant la bouche à l’issue du match face à Arthur Rinderknech. Sur la toute fin, qu’il le fasse, c’est de bonne guerre, vu qu’il a passé le match à se faire chambrer par le public. En revanche, après avoir serré la main de l’arbitre et posé sa raquette, revenir chambrer à nouveau le public n’était pas la chose la plus intelligente qu’il ait faite durant sa carrière.

Je n’ai pas du tout aimé Ivan Dodig qui règle ses comptes avec le tournoi, après avoir remporté le double messieurs. Je ne vois pas l’utilité de laver son linge en public. Si souci il y avait, il aurait tout simplement pu aller voir les organisateurs du tournoi et avoir une discussion avec eux. En l’occurrence, il a juste tout mélangé et c’est dommage.

Et comment ne pas mentionner celui qui a brillé par son absence ? Rafael Nadal a évidemment manqué à ce tournoi. Sans lui, ce n’est juste pas pareil. Dans mes « j’aime pas », son absence est très bien classée. Je n’espère qu’une chose : qu’il puisse revenir au moins une dernière fois, de manière à dire au revoir, en présentiel, à son tournoi.

Mais ce que j’ai détesté le plus, et ça me reste vraiment en travers de la gorge, c’est que le tournoi 2023 est fini. Vivement 2024 !

Avantages

Découvrez les avantages WE ARE TENNIS

En savoir plus