La relève du Big 3 est assurée par… Carlos Alcaraz

23 mai 2022 à 20:37:39 | par eli weinstein

Carlos Alcaraz, comme Rafael Nadal, est un phénomène. En plus de l’être sur le terrain, il l'est en dehors également, et bien malgré lui. Le Big 3 peut partir le cœur léger : la relève est assurée.

Il y a des relèves et il y a des RELÈVES. Pour les joueurs qui ont cette lourde responsabilité, ce n’est jamais facile. Ils sont attendus. Ils sont associés à la relève, alors que bien souvent ils n’ont encore rien prouvé, tout étant basé sur leur potentiel et les espoirs qu’ils suscitent, rapport à leur talent et à leurs seuls résultats dans les catégories jeunes. Puis il y a les joueurs qui passent le témoin. Ceux-là sont contents de savoir que ce qu’ils ont fait ne sera pas sans suite. 

Dans le cas de Carlos Alcaraz, il ne s’agit pas « simplement » de la relève du tennis espagnol, mais bel et bien de la relève du « Big 3 »

Un grand ouf de soulagement.

Si vous parlez avec les « spécialistes » du tennis, tous vous diront, ou vous auraient dit, qu’ils étaient très inquiets pour le tennis. Les (bientôt) retraites de Nadal, Federer et Djokovic, allaient sans aucun doute mettre une tarte monumentale à la popularité du tennis dans le monde, tant la stratégie marketing de l’ATP reposait entièrement sur ces trois joueurs. 

Désormais, avec la venue du « néo » (ref Matrix pour ceux qui ne l’auraient pas) du tennis, tout le monde peut pousser un grand ouf de soulagement.

J’exagère, me direz-vous. Il n’est pas le seul. Il y a Daniil Medvedev, Alexander Zverev et Stefanos Tsitsipas. Certes. Mais ça, c’est sur le court. En revanche, de l’autre côté du grillage, dans le civil (comme y disent), ceux-là peuvent circuler sans créer d’émeute. 

Ce n’est pas le cas de Carlos Alcaraz. J’ai assisté à une scène incroyable, que je n’avais vue que très peu de fois auparavant, et qui, à chaque fois, avait lieu avec Rafael Nadal, Roger Federer ou Novak Djokovic. Lorsqu’un de ces trois-là devait faire une micro traversée de stade, d’un court aux vestiaires, il était encadré par minimum 10 agents de sécurité, chargés de l'entourer pour l’empêcher d’être happé par les fans qui se déplacent avec eux, espérant un selfie, un autographe, un sourire. 

Il pouvait se déplacer dans les allées sans générer une panique autour de lui.

Samedi dernier, le jeune Carlitos s’entraînait sur le court 4 de Roland-Garros. Dans la foulée, il est retourné aux vestiaires. Pour réaliser ce trajet, il devait faire une centaine de mètres en longeant le court Philippe-Chatrier. Durant ce déplacement, il était « protégé » par une quinzaine de costauds. Et heureusement qu’ils étaient là, car autour d’eux se déplaçait une masse d’admirateurs désirant tous un petit morceau d’Alcaraz. La scène était assez surréaliste. Il faut préciser qu’en termes de sécurité, il n’y avait rien à dire. La protection rapprochée du jeune prodige était on ne peut mieux assurée. Mais lui était tout de même très surpris de voir l’engouement qu’il suscitait.

Ça, c’est un truc en plus que n’ont pas les autres. Pas certain, d’ailleurs, que ça les dérange beaucoup. Certes, le sentiment est flatteur, mais la réalité est tout autre. Ne pas pouvoir bouger sans une équipe de rugby autour de soi devient vite contraignant. Tout ça est nouveau pour Alcaraz. Il y a six semaines, à Monte-Carlo, il pouvait se déplacer dans les allées sans générer une panique autour de lui.

Pour la petite histoire, le même jour - mais quelques heures plus tard -, au même endroit, Rafael Nadal a lui aussi dû traverser la zone entre le Chatrier et la place des Mousquetaires pour regagner les vestiaires. Et on s'est retrouvé à nouveau en mode Beatlemania.

Tout le monde peut donc se relaxer, la relève du Big 3 est assurée, du moins dans les allées de Roland-Garros.

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