Au 2e tour du tournoi de Buenos Aires, Benoît Paire a encore fait des siennes suite à une décision arbitrale contestable. Le problème est que cela a débouché sur une défaite prématurée pour la tête de série n°3 du tournoi. Et ça, c'est dommage.

 

Au 2e tour du tournoi de catégorie 250 de Buenos-Aires, Benoît Paire, tête de série numéro 3, s'est incliné face à l'immense Francisco Cerundolo. Quoi  ? Vous ne le connaissez pas  ? Etonnant  ! Il s'agit tout de même du 137e joueur mondial qui, en tout et pour tout, a remporté 135 698 $ en carrière et n'a jamais disputé un match dans un tableau final de Grand Chelem. Bref, vous l'aurez bien compris, mon ironie est maximale. Avec tout le respect que j'ai pour l'ami Cerundolo, il n'est personne, et jamais, ô grand jamais, Benoît Paire ne doit perdre ce match. Et pourtant…

Voici les images du plomb qui pète...

 

 

 

 

 

Pour moi, le problème est là. Et pas que pour moi j'imagine. Sans doute Benoît aurait-il préféré remporter ce match et disputer un quart de finale face à Pablo Andujar, soit un match à sa portée. En lieu et place de quoi, le Français, qui est en recherche de confiance, sort du tournoi prématurément et doit faire face à ses démons.

Cette folie venait de la haine de la défaite

Les craquages de l’Avignonnais, on les aime. Bien sûr qu'il faut encore des joueurs qui montrent des émotions sur le court car, entre les tribunes vides et le Hawk Eye live, les matches de tennis deviennent de plus en plus tristes. Il est important que les fans de sport(s) aient toujours envie de zapper sur le tennis et, pour cela, Benoît Paire, au même titre que Nick Kyrgios ou Gaël Monfils, fait vraiment du bien au sport.

D'ailleurs - c'est surtout le cas pour Paire et Kyrgios -, ils nous rappellent un certain John McEnroe. Les spectateurs étaient prêts à faire la queue pendant des heures pour apercevoir Johnny Mac fracasser des raquettes, insulter l'arbitre, hurler sur un photographe, mais aussi réussir des coups de génie pour, au final, souvent s'imposer. Sur un court de tennis, McEnroe était fou, mais cette folie venait de la haine de la défaite. Je vous mets au défi de trouver une vidéo de John McEnroe balançant comme l'a fait Benoît sur cette double faute sur balle de match.

C'est le jeu ma pauvre Lucette

Pour moi, le souci est bien là. Si le joueur a besoin de craquer pendant un match pour éviter d'imploser, pas de problème, mais il faut que ce soit fait dans une logique de gagne. Or là, c'est loin d'être le cas. Pour Nick  Kyrgios, c'est la même. On l'a déjà vu balancer des matches. Des actes qui venaient souvent après des craquages.

Pour terminer - et ça je sais que Benoît y est sensible -, en agissant ainsi en fin du match, le Français a manqué cruellement de respect à ceux qui ont payé leur place pour le voir jouer. J'imagine qu'il répondra «  Et eux, ils ne m'ont pas manqué de respect en me sifflant  ?  ». Mais c'est le jeu ma pauvre Lucette ! A partir du moment où un Argentin joue chez lui, vous pouvez être sûr que le public le soutiendra jusqu'à la muerte et profitera de la moindre occasion pour déstabiliser son adversaire.

En l'occurrence  : Benoît Paire.