Djokovic : les doutes quant à son niveau ; toujours capable du récital en Grand Chelem

22 mai 2026, 19:10:00 | par Mathieu Canac

Comme avant chaque tournoi du Grand Chelem désormais, bon nombre de fans et observateurs sont dubitatifs quant aux chances de Novak Djokovic à enchaîner matchs et victoires en raison de ses résultats lors des tournois de préparation. Pourtant, il nous a habitués à répondre aux attentes dès lors qu'il met le pied en Majeur, voire même à battre Carlos Alcaraz ou Jannik Sinner sur sa route.

On connaît la chanson. Depuis quelques années, c’est toujours la même. À l’amorce de chaque levée du Grand Chelem, les chances de triomphe du ténor Novak Djokovic sont plus que teintées de bémols. Beaucoup lui prédisent une élimination précoce, craignent son chant du cygne.

Des doutes légitimes étant donné ses résultats lors des compétitions moins importantes. Néanmoins, à chaque fois, le Serbe met sa motivation au diapason de l’évènement. Tour après tour, son niveau va crescendo.

En 2025, Djokovic a disputé les demi-finales de chaque Majeur, avec trois défaites contre le monstre bicéphale Alcaraz-Sinner et un abandon face à Zverev. Cette saison, il a commencé tambour battant en allant jusqu’en finale de l’Open d’Australie. Pourtant, le refrain ne change pas. À l’aube de Roland-Garros, c’est l’incertitude quant à sa capacité à aller loin. Notamment à cause du flou concernant l’état d’un corps qui fête ses 39 ans ce vendredi.

Je ne me souviens plus de quand j’ai pu faire une préparation sans problème physique ces dernières années.

Novak Djokovic

« Je ne me souviens plus de quand j’ai pu faire une préparation sans problème physique ces dernières années, a-t-il déclaré après avoir été vaincu dès sa première partition à Rome. Suis-je confiant quant au fait d’être en bonne forme à Paris ? Je ne sais pas. J’espère (sourire). »

Note plutôt positive, il va débuter dès dimanche. De quoi supputer que tout va bien. Car, si les joueurs ne décident pas de la programmation, ils peuvent donner leurs préférences. A fortiori un maestro tel que Djokovic, qui aurait pu demander davantage de temps avant de poursuivre sa quête d’un 25e Graal du tennis.

L'absence d'Alcaraz, une opportunité pour Djokovic

Avec, cette fois, une différence de taille : si Sinner est présent, Alcaraz non. Pour enluminer encore un peu plus sa légende, le Belgradrois n’aurait donc possiblement qu’un seul des duettistes à rendre muet. Ce qu’il est parvenu à faire lors de deux des cinq derniers tournois du Grand Chelem.

L’an passé, à Melbourne, il avait mené Alcaraz à la baguette. En janvier, au même endroit, il a fait déchanter Sinner et son jeu réglé comme du papier à musique. Alors, à « Roland », Djokovic compte bien montrer qu’il a toujours plus d’une corde à sa raquette pour s’offrir une nouvelle mélodie du bonheur suivie d’un concert de louange.