— Daniil Medvedev : Si tu es énervé contre moi, je suis désolé. — Jack Draper : Je ne le suis pas, pas du tout. (...) Tout va bien, tu avais tout à fait le droit de demander (la vidéo). Tout ce que dis, c’est que je ne pense pas que ça t’ait gêné tant que ça.
Au filet, après la qualification de Medvedev pour les demi-finales du Masters 1000 d'Indian Wells, une terre de facéties pour ce dernier, où il a pour objectif de mettre fin à l'invincibilité de Carlos Alcaraz, les deux hommes se sont expliqués. Tranquillement, sans faire voler aucun nom d’oiseau. La pomme de la discorde ? Quelques minutes plutôt, le Russe était parvenu à croquer un point important en faisant appel à la vidéo pour hindrance (gêne).
Est-ce la raison pour laquelle j’ai perdu ? Absolument pas.
À 6-1, 5-5, 0-15 sur le service adverse, Medvedev, titré à Dubaï avant de débarquer en Californie, a perdu un échange qu’il a finalement gagné. Explication : après un revers dans le filet, il s’est plaint d’un geste survenu plusieurs frappes plus tôt, lorsque Draper, pensant une balle faute, a écarté les bras pour marquer son incompréhension. L’arbitre, en s’appuyant sur les images, a donné raison — et le point — à l’ancien n° 1 mondial qui a ensuite breaké.
« S’il avait raté juste après j’aurais compris, mais on a fait d’autres coups ensuite », avait argué le Britannique auparavant. « Il a le droit de demander la vidéo quand le point est terminé », lui avait alors expliqué Aurélie Tourte.
Draper, restant très calme, n’en a pas fait des caisses. Y compris après le match. « Est-ce la raison pour laquelle j’ai perdu ? Absolument pas, a-t-il répondu au micro de Sky Sports. Daniil était de loin le meilleur joueur. L’arbitre a eu une décision difficile à prendre. Je pense que j’ai été un peu lésé, mais mon point de vue est évidemment subjectif. »
Ai-je été beaucoup gêné ? Non. Un peu ? Oui.
Accusé par les réseaux sociaux, sifflé par le public, Medvedev s’est quant à lui défendu en conf’ : « Si vous regardez mon premier coup (après le geste de Draper), j’aurais pu en mettre plus, j’ai été un peu perturbé. Ai-je été beaucoup gêné ? Non. Un peu ? Oui. (...) Est-ce que je me sens bien à propos de tout ça ? Pas tout à fait. Mais je ne pense pas non plus avoir triché. »
Voilà les éléments du dossier. Libre à chacun désormais, selon ses propres morale et éthique, de se muer en juge pour condamner ou innocenter Medvedev. Ou de ne prononcer aucune sentence.