Arthur Fils : « J'ai découvert que j'étais plutôt fort mentalement »

21 févr. 2026, 17:09:00 | par Mathieu Canac

Absent du circuit pendant de longs mois, Arthur Fils a pris conscience de sa capacité à croire en lui, en son retour à son meilleur niveau quel que soit le temps nécessaire pour y parvenir.

Arthur Fils n’est pas du genre à s’empiffrer de Kinder. Non seulement parce qu’il a perdu « 6 à 7 kg » pendant sa convalescence pour soulager son dos, mais aussi car il n’a pas besoin de ça pour avoir des surprises. Il se les fait lui-même.

« Je ne m’attendais pas à jouer aussi bien aussi rapidement, a-t-il déclaré, jeudi, après sa victoire 6-3, 6-3 contre Jiří Lehečka, 22e mondial, en quart de finale de l’ATP 500 de Doha. Dès le lendemain, il a vaincu ― 6-3, 7-6⁴ —, un autre tchèque : Jakub Menšík, 16e du classement ATP et tombeur de Jannik Sinner.

c’est OK s’il me faut deux mois, six mois, un an, deux ans… Peu importe, je suis sûr que je vais revenir.

Arthur Fils

De vraies bonnes surprises, parce que le Français de 21 ans n’a disputé que deux tournois avant de débarquer au Qatar. Huit mois sans presque aucun match ― seulement deux à Toronto durant l’été ― depuis sa blessure à Roland-Garros, et le voilà déjà en finale où il a pris rendez-vous avec Carlos Alcaraz ce samedi.

Un retour en haut de l’affiche bien plus rapide que prévu. Si Rafael Nadal, Novak Djokovic et Roger Federer ont banalisé le surnaturel en remportant des tournois du Grand Chelem dès leurs retours de longues blessures, les simples mortels ont généralement besoin de délais beaucoup plus conséquents pour retrouver leurs propres standards.

« J’ai découvert que j’étais plutôt fort mentalement, a déclaré Fils, toujours suite à son succès contre Lehečka. Pendant ces huit mois, je ne me suis pas vraiment demandé si j’allais revenir. Je suis sûr que je finirai par être de retour à mon niveau, et plus haut encore. Peut-être que ça prendra du temps. Et c’est OK s’il me faut deux mois, six mois, un an, deux ans… Peu importe, je suis sûr que je vais revenir. C’est déjà de mieux en mieux. »

Je veux donner mon maximum pour gagner des grands titres, et en Grand Chelem, si je le peux.

Cette semaine, pour continuer à progresser, le natif de Bondoufle à ajouter à son staff ― sur les conseils de son coach principal, Ivan Cinkus, qui a fait la connexion ― un homme qui a tutoyé l’excellence avec Djokovic : Goran Ivanišević. De quoi pouvoir nourrir des ambitions allant bien au-delà des médailles en chocolat.

« Depuis tout petit, je veux être un des meilleurs joueurs de tennis, a confié Arthur Fils. Je veux donner mon maximum pour gagner des grands titres, et en Grand Chelem, si je le peux. »