Rafael Nadal a communiqué un peu plus sur son calendrier estival américain. L’Espagnol est inscrit dans 4 tournois, soit le maximum possible, durant les cinq semaines de la tournée. S’il les joue tous les 4, il s’agirait d’une première pour Nadal. Un signe ?

Il y a des infos qui passent comme ça, qui ne paient pas de mine et qui, pourtant, sont bien plus riches en enseignements qu’elles n'en ont l’air. Rafael Nadal a récemment communiqué sur son calendrier pour la tournée d’été américaine sur dur. 

L’annonce s’est faite en plusieurs étapes. Un vrai plan de communication.

Le Majorquin va bel et bien disputer le Masters 1000 de Toronto

La première étape remonte au 8 juillet dernier, lorsque l’homme aux 13 Roland-Garros a partagé avec ses fans le fait qu’il allait, pour la première fois de sa carrière, disputer le tournoi de Washington DC qui, traditionnellement, lance la saison sur « ciment » américain. Curieux. Après près de 20 ans de carrière, Rafael Nadal modifie ses habitudes pour ajouter une étape à sa tournée de préparation à l’US Open. Ça veut dire quoi ? Nadal va-t-il équilibrer son emploi du temps, en retirant une épreuve à la fin ? Possible. Mais pour l’instant, il n’en prend pas le chemin.

Mercredi dernier, deuxième étape du plan de communication. Le clan Nadal informe le monde du tennis que le Majorquin va bel et bien disputer le Masters 1000 de Toronto : « Je suis très heureux de revenir au Canada pour jouer à Toronto. Toronto est un tournoi fantastique et j’ai eu de très bons matchs là‐bas. » 2 sur 2.

Quid de Cincinnati ? Pour l’instant, aucune annonce n’a été faite du côté de Manacor. Donc jusqu’à preuve du contraire, Rafael Nadal est toujours inscrit dans l’épreuve de l’Ohio. Un tournoi qu’il a disputé à 12 reprises, mais qu’il n'a gagné qu’une seule fois en 2013, en battant John Isner en finale. 12 fois, c’est pas mal. En revanche, la dernière fois qu’il a mis les pieds à « Cinci » remonte à 2017 ! Il est donc probable que, si Rafa réussit une campagne canadienne « payante », il déclare alors forfait pour le second Masters 1000 de la tournée estivale américaine. En revanche, si sa visite canadienne s’achève après, par exemple, un simple quart de finale, il est fort possible d’apercevoir Rafa sur les courts du Lindner Family Tennis Center la semaine suivante.

Dernière étape de ce plan de comm, la déclaration de l’entraîneur de Félix Auger-Aliassime, alias Toni Nadal, qui a prononcé la phrase suivante il y a quatre jours : « Je pense que le niveau actuel de Djokovic n’est pas le même qu’en 2011 ou 2015, mais le Serbe a toujours une longueur d’avance sur la nouvelle génération de joueurs. Mais cette victoire à Wimbledon va prouver autre chose. Le Serbe semble être, pour le moment, celui qui a le plus de victoires pour s’autoproclamer vainqueur dans la lutte pour le plus de Grands Chelems. Dans un mois et demi se jouera l’US Open et là, il aura sa première chance de prendre l’avantage sur le tableau d’affichage. Rafael se battra pour le sien, et s'il y a quelque chose que je n'ai jamais perdu, c’est ma foi inébranlable en lui. » Quand il dit « lui », Toni évoque bien évidemment son neveu.

L'Espagnol veut également retarder l’échéance de voir le Serbe passer devant lui et son « poto ».

Oui, Novak Djokovic est en pole position pour devenir le recordman de titres en Grand Chelem. Oui, Novak Djokovic semble être sur la voie rapide de l’autoroute qui le mène vers le premier Grand Chelem calendaire depuis celui de Rod Laver en 1969. Oui, Novak Djokovic pourrait même rééditer l’exploit de Steffi Graf, celui du Golden Slam de 1988, lorsque l’Allemande avait remporté la médaille d’or olympique, ainsi que les quatre levés du Grand Chelem. D'ailleurs, le Serbe a confirmé sa participation aux Jeux.

Sauf que, visiblement, tout le monde ne le voit pas de cet œil-là. Et en premier lieu Rafael Nadal, qui veut faire tout ce qu’il peut pour empêcher son grand rival de réussir l’exploit que lui ne réalisera sans doute jamais, à savoir remporter les 4 majeurs la même année. Mais l'Espagnol veut également retarder l’échéance de voir le Serbe passer devant lui et son « poto » Roger avec 21 Grands Chelems. 

D’ailleurs, on le comprend bien lorsqu’on lit le post de félicitations publié par Rafa envers Novak après sa victoire à Wimbledon :

On notera, bien sûr, la subtilité du « 20 Grands Chelems, c’est incroyable, et c’est incroyable qu’on soit 3 à avoir réussi cet exploit. »

Tout est dit. Game on.