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Top 20 Joueurs de Coupe Davis : Boris Becker (3è)

Juste derrière Wimbledon, c’est en Coupe Davis que les « boum boum » de Boris Becker ont fait le plus de bruit. Pourquoi ? Comment ? Réponses en 5 points.

1 - Parce qu’il contribue à refaire de l’Allemagne une nation qui gagne.

... « et à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne ! ».La fameuse formule n’a jamais concerné que le football. Mais avec l’aide efficace de Steffi Graff, Boris Becker l’importera dans le tennis lors de la deuxième moitié des années 1980 : trois fois vainqueur à Wimbledon (1985, 1986 et 1989), titré également à l’US Open (1989), il est aussi le pilier de cette Mannschaft qui offre au pays sa toute première Coupe Davis (1988). En finale, l’Allemagne (de l’Ouest) domine la Suède (de Stefan Edberg et de Mats Wilander) par 4 points à 1 à Göteborg. Un an plus tard à Stuttgart : même finale et même vainqueur, cette fois sur le score de 3 à 2. À la fin, l’Allemagne toujours.

2- Parce qu’il réussit deux clean sheets d’exception en 1988 et 1989...

... ce qui est certainement l’une des plus belles perfs de la période. de La stat ? Boris Becker ne perd aucun simple lors de ses deux campagnes victorieuses en 1988 et 1989 : soit 11 victoires en 11 matches et seulement 2 sets perdus au passage. Le bilan est presque aussi fameux en double où, associé à Patrick Kuhnen ou Eric Jelen, il remporte 7 matches sur 8. Il n’y a qu’à Prague, en avril 1989, que Becker a connu la défaite durant ces deux années fastes : associé alors à Jelen, Becker s’incline 6/3 dans le cinquième set face à Petr Korda et Milan Srejber, alors du même côté du filet pour la première fois en Coupe Davis.

3 - Parce qu’il réussit le lob du siècle pour se tirer d’affaire contre Agassi en 1989...

... lors de la demi-finale Allemagne-USA à l’Olympia Halle de Munich. La presse parle alors de chef d’œuvre, pour le retournement de situation de Boris Becker, qui s’impose 6/7 6/7 7/6 6/3 6/4, et pour ce sprint piqué par l’Allemand lorsque Andre Agassi a servi pour le match à 6-5 dans le troisième set. À 15-30, Becker s’arrache pour transformer une amortie d’Agassi en lob sur la ligne (à voir ci-dessous partir de 06'50) : c’est le début de l’incroyable « switch » de BB, l’une des dernières victoires sur Agassi aussi. C’est en effet ce soir-là que l’Américain, bien que battu, a trouvé l’astuce pour retourner le service canon de Becker. « Il avait remarqué que quand je servais, j’ouvrais la bouche et sortais la langue dans la direction du service. »

4 - Parce qu’il joue (et gagne) l’un des matches cultes des eighties...

... à Hartford en plein été 1987, le 24 juillet. Mieux que le match contre Agassi en 1989 ? Oui ! Là, les Etats-Unis ont cette idée folle d’accueillir l’Allemagne de Boris Becker en indoor et c’est John McEnroe qui trinque. L’Américain tente pourtant tout ce qu’il peut, même de faire retour/volée sur les premières balles de Becker, qui reconnait après la rencontre que « c’était la guerre sur le court ». Le score est un western à lui tout seul, 4/6 15/13 8/10 6/2 6/2 pour Becker qui, avant de boucler la deuxième manche en 2h35, sauve sur son service cinq balles de deux sets à zéro à 10-11. Bon perdant - ça lui est arrivé ! - après sa défaite, McEnroe apprécie le moment : « C’est l’un des plus grands matches de tennis auquel j’ai participé ». La durée officielle du match est de 6h20, 6h38 en comptant la pause entre le troisième et quatrième.

5 - Parce qu’il fait exploser les audiences TV en 1985...

... lors de la demi-finale contre les Tchèques, début octobre au Palais des Sports de Francfort. Meilleure audience tennis de l’histoire en Allemagne, curieusement plus forte que lors des finales de 1988 et de 1989. La Fédération allemande revendique alors 25 millions de téléspectateurs, soit près d’un Allemand sur 2. Ce score ferait rêver n’importe quel patron de chaîne aujourd’hui, même s’il y a eu ici des déçus : ceux qui n’ont pas réussi à trouver une place dans le stade, qui ne peut accueillir que 10 000 spectateurs par jour. La Fédération allemande, encore elle, prétend avoir reçu jusqu’à 50 000 demandes de billets pour chaque journée, soit 150 000 au total. Son président assure même dans Tennis Magazine daté de novembre 1985 avoir reçu des chèques simplement signés. « Une lettre disait ‘Envoyez-moi 10 places et mettez sur le chèque ci-joint le montant que vous voulez !’ ».

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Article rédigé par

Julien Pichené

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