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Top 20 Joueurs de Coupe Davis : du 10è au 6è

Avant de dire adieu à la Coupe Davis par BNP Paribas, retour en arrière sur les 20 joueurs qui ont marqué la compétition au saladier. Aujourd'hui, place aux joueurs classés entre la 10è et la 6è place.

10. Ken Rosewall - AUSTRALIE

Avant de choisir le tennis pro (qui rapportait des dollars mais interdisait de jouer la Coupe Davis), Ken Rosewall a consacré l’essentiel de son temps à cette épreuve qu’il a remportée trois fois, en 1953, 1955 et 1956. En 1955, il décide même de zapper Roland-Garros afin d’arriver frais et dispo aux Etats-Unis, où cette année-là la Coupe Davis s’est disputée intégralement sur la période juillet/août. Alors âgé seulement de 20 ans, Ken Rosewall réalisera sur ces deux mois un « clean sheet » (11 victoires pour zéro défaite) qui fait certainement partie des performances les plus exceptionnels des fifties. Retenons aussi cet étonnant come-back vingt ans plus tard, après l’avènement de l’ère Open, quand il est venu prêter main aux jeunes « Aussies » en 1973 et 1975, et accessoirement améliorer son ratio en Coupe Davis, le portant au final à 86,36% de victoires (19 succès en 22 matches).

9. Lleyton Hewitt - AUSTRALIE

Digne héritier des Laver, Rosewall ou Newcombe, Lleyton Hewitt, vainqueur en 1999 et 2003, entretient depuis 20 ans la flamme australienne pour la Coupe Davis. Aujourd’hui capitaine (qui s’auto-sélectionne parfois pour le double comme en septembre 2018 pour les play-offs), il laisse le souvenir d’un joueur quasiment intouchable à domicile en simple (26 victoires pour seulement 4 défaites) mais aussi et surtout d’une belle peau de vache sur le court lors de ses jeunes années. Ponctué d’insultes, d’invectives et de provocations en tous genres, son match contre Guillermo Coria en 2005 est assurément l’un des moins fair-play jamais vus en Coupe Davis, si bien que -fait rare- les deux joueurs ont été mis à l’amende. En conférence de presse, Coria, pourtant pas un enfant de chœur non plus, s’était montré horrifié. « Il peut être le meilleur joueur du monde, mais il ne peut pas se comporter de la sorte et insulter comme cela le capitaine et les autres joueurs. Je ne répéterai pas ce que j’ai entendu sur le court ! ».La passion, on vous dit !

8. Rod Laver - AUSTRALIE

Et oui, encore un Australien ! Vainqueur en 1959, 1960, 1961 et 1962, l’année où il signe aussi son premier Grand Chelem, Rod Laver ose même dire que ses quatre campagnes ont été – dans l’ensemble – trop faciles. « Je regrette que, exceptée l’année 1959, la compétition n’ait pas été plus disputée, explique Laver dansMon Tennis.Notre capitaine Harry Hopman nous a appris à être des hommes en forme, à force d’exercices quasi militaires. A l’entraînement, il nous ordonnait toujours de courir comme s’il voulait nous faire traverser le Sahara au pas de course. Bref, il nous préparait en conséquence. Le jour du match, nous étions prêts à toutes les épreuves. »

7. Henri Leconte - FRANCE

Et si c’était lui l’homme qui aime le plus la Coupe Davis au monde ? Excessif comme tout vrai romantique, Henri Leconte avait pleuré comme un môme sur l’épaule de son capitaine Jean-Paul Loth le 10 juillet 1982, jour où il honore sa première sélection d’une victoire en double contre les Tchèques aux côtés de Yannick Noah. Mais c’est bien sûr la finale 1991 qui a fait sa légende, celle d’un presque « has been » au corps cabossé de partout qui va ressusciter comme par magie pour aider la France à battre les Etats-Unis et s’offrir son premier saladier d’argent depuis 59 ans. Requinqué par une mise au vert en Normandie et par la confiance que lui accorde Noah devenu chanteur et capitaine, « Riton » marche sur l’eau le jour J et surclasse Pete Sampras, alors tout juste vainqueur du Masters. « Je pense que le Bon Dieu m’a fait cadeau de ce match France / Etats-Unis, de cette rencontre contre Pete Sampras, et c’est devenu un moment inoubliable. »

6. « Bill » Tilden - ETATS-UNIS

C’est avec lui que la Coupe Davis grandit, lors des Années Folles, et qu’elle acquiert une notoriété mondiale. Pourquoi ? Parce que William Tilden, dit « Big Bill », est un peu le Federer de son temps, la presse et les observateurs le désignant alors comme « le plus grand artiste que le tennis n’ait jamais connu ». Entre 1920 et 1926, il contribue aux sept succès des Etats-Unis en remportant ses 22 premiers matches dans l’épreuve. Seuls les Mousquetaires - précisément René Lacoste et Henri Cochet - ont pu mettre fin à la série à partir de 1927. Jean Borotra, lui, n’est jamais parvenu à le battre en Coupe Davis. « Il n’aimait guère Borotra, rappelle Pierre Albarran dans son ‘Histoire du Tennis’, et il avait parié un nombre respectable de dollars avec Wallis Myers, grand journaliste sportif anglais, que jamais il ne perdrait contre le Français. »

A lire : le Top 20 des joueurs de Coupe Davis (du 20è au 11è)

Article rédigé par

Julien Pichené

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