Carlos Alcaraz a mis son retour en mode snooze. Désireux de prendre tout le temps nécessaire pour guérir de sa blessure au poignet droit survenue à Barcelone, il a d’abord repoussé son « réveil » en faisant une croix sur Madrid, puis Rome et Roland-Garros. De quoi nous laisser espérer le revoir à Wimbledon. Mais non. Le suspense a ensuite repris concernant Toronto et Cincinnati, où il a finalement renoncé, avant de prendre fin cette semaine.
Jeudi, le phénomène transpyrénéen a officiellement annoncé sa participation à l’US Open. Écarté du circuit depuis le 15 avril, le surnommé « Carlitos » a donc décidé de le retrouver de la façon la plus éprouvante possible ; en étant prêt à ferrailler d’emblée pendant cinq sets si nécessaire. Digne d’une « mission pas facile facile, avec Tom Crouille », comme dirait Aymé Césaire alias Éric Judor dans H ; voire carrément impossible pour certains observateurs.
Pour avoir la moindre chance de jouer à l’US Open, il (Alcaraz) doit aller à Cincinnati.
« Ne joue pas, Carlitos. Ne joue pas !, a lancé José Luis Clerc, ancien 4e mondial, dans Punto de quiebre sur la chaîne YouTube ESPN Fans. Reviens au moment de la tournée asiatique (en deux sets gagnants, après l’US Open) comme je te l’ai dit. »
Fin juillet, dans son programme Off Court, Greg Rusedski, finaliste à Flushing Meadows en 1997, avait quant à lui déclaré au sujet du vainqueur des éditions 2022 et 2025 : « Pour avoir la moindre chance de jouer à l’US Open, il (Alcaraz) doit aller à Cincinnati. »
Roger Federer, Open d'Australie 2017 : le sacre après six mois d'absence
Andy Roddick, lui aussi dans son propre podcast, a donné un son de cloche similaire. « Je pense qu’il lui sera vraiment difficile de revenir et jouer au meilleur des cinq manches. Renouer avec la compétition dans un format aussi exigeant, ça peut indubitablement laisser des traces, avait-t-il analysé, en ajoutant toutefois une nuance. Mais si quelqu’un est capable de se jeter directement dans le grand bain, c’est bien Carlos. »
Car Alcaraz semble fait d’un bois différent du commun des mortels. Reste à savoir s’il s’agit d’un bois assez solide pour soulever le trophée d’un Majeur après au moins 4 mois d’absence. Un bois suisse. En 2017, après six mois sans le moindre match officiel – il avait néanmoins participé à la Hopman Cup –, le Bâlois avait remporté l’Open d’Australie. Un retour comme dans un rêve.