Come-back féminin et masculin 2023 : un couple magique !

15 déc. 2023 à 13:59:42 | par Eli Weinstein

Le couple magique Elina Svitolina et Gael Monfils
Après les révélations et les plus belles progressions, je vous propose de décerner les prix des plus beaux come-back de l’année 2023 chez les hommes et les femmes. C’est la belle histoire de 2023, avec le retour au premier plan jumelé du couple Svitolina-Monfils.

Pourquoi la vie est-elle donc si bien faite ? Tout simplement parce qu’a contrario des autres prix que je décerne, pour lesquels je dois à chaque fois parler de la lauréate puis du lauréat, je peux cette fois-ci tout faire d’un coup. Car en effet, les lauréats sont les parents de la petite Skaï Svitolina-Monfils.

Le couple Gaël Monfils et Elina Svitolina avait un peu quitté le devant de la scène, volontairement, pour s’occuper de leur descendance, qui a vu le jour le 15 octobre 2022. Près de huit mois plus tard, la maman de Skaï, Elina Svitolina, battait la Russe Daria Kasastkina à Roland-Garros pour une place en quart de finale ! 

Son retour sur le circuit, l’Ukrainienne l’a fait à l’occasion du tournoi de Charleston, où elle s’est inclinée au premier tour. Le premier tournoi où elle est parvenue à enchaîner les victoires a été le WTA 125 de Saint-Malo où elle a atteint les demi-finales. Après un « first » à Rome, « Svito » s’envolait pour Strasbourg. Rarement une wild card n’a été si bien mise à profit. Cinq matches, cinq victoires et par ici la coupe. A la vieille de Roland-Garros, la 508e joueuse mondiale, passée... 192e grâce à sa semaine alsacienne, annonçait la couleur.

Ça tombait bien, car il fallait que quelqu’un chante des berceuses à Skaï.

Cette « annonce » a été totalement suivie des faits, avec une quinzaine à Roland-Garros (cette fois intégré au titre d’un classement protégé) de grande qualité. En effet, la native d’Odessa s'est hissée en quart de finale, battant notamment au premier tour l’Italienne spécialiste de terre battue et demi-finaliste en 2022, Martina Trevisan. Elle a donc battu ensuite « Dasha » Kasatkina en huitième, avant de finalement s’incliner face à Aryna Sabalenka.

Cette belle histoire a été parfaitement orchestrée par le couple, car dans le même temps, Gaël Monfils (son homme donc) livrait un immense match au premier tour de Roland-Garros face à Sebastian Baez, remporté 7-5 au cinquième alors qu’il était mené 4-0 par l’Argentin. Après ce match (un des plus beaux de la quinzaine), le Français ne put malheureusement poursuivre l’aventure en raison d’un poignet douloureux. Ça tombait bien, car il fallait que quelqu’un chante des berceuses à Skaï.
Néanmoins, « la Monf » montrait des premiers signes encourageants. En même temps, soit dit en passant, que son épouse. 

La blessure l’a malheureusement freiné dans son élan, tandis que Madame était quant à elle en vitesse de croisière, avec option d’accélération permanente. En effet, après son quart ultra convaincant à Paris, Svitolina est montée d’une marche à Wimbledon pour atteindre, cette fois, le stade des demi-finales. Et en quart, elle a sorti, s’il vous plaît, la numéro un mondiale, Iga Swiatek ! Wow ! Quelle performance pour celle qui était maman depuis même pas un an. 

Il a soulevé, devant sa mère, sa femme et sa fille, le douzième trophée de sa carrière.

L’été fut ensuite moins fructueux pour elle. Et comme par hasard, c’est le moment où le « daron » de la famille a décidé de reprendre du service. Pour de jeunes parents, je trouve que le couple Monfi-Svito est vraiment très bien organisé. Désormais bercée par mama Svitolina, Skaï pouvait laisser son papa chéri aller réussir ses exploits. Chacun son tour après tout.

Gaël s’est donc envoyé un été « American style » avec cinq tournois plus l’UTS disputés en six semaines ! Pour un jeune gars de 37 ans, c’est pas « dégueu ». Je vous l’accorde, il n’a pas remporté cinq tournois, mais il a tout de même fait huitième à Washington en battant Alexandre Bublik (25e), quart à Toronto avec une victoire sur Stefanos Tsitsipas (4e) et huitième à Cincinnati, en dominant coup sur coup Cameron Norrie (15e) et Alex de Minaur (12e).

Si vous lui demandez, il est évident qu’il vous répondra qu’il est déçu de sa performance, mais nous autres, les communs des mortels, savons bel et bien qu’il s’agit là d’une tournée très positive pour « sliderman ». 
La cerise sur le gâteau est arrivée un peu plus tard, à Stockholm, où il a soulevé, devant sa mère, sa femme et sa fille, le douzième trophée de sa carrière. 

Je félicite donc les jeunes parents, déjà et avant tout d'avoir fondé leur jolie petite famille, mais aussi pour leur formidable come-back synchronisé.

Avantages

Découvrez les avantages WE ARE TENNIS

En savoir plus