Shapovalov, FAA et Pospisil égalisent le record

21 févr. 2020 à 12:27:00

Jour de quarts de finale à l'Open 13 Provence à Marseille. Ils ne sont donc plus que huit en lice et parmi eux 3 joueurs canadiens. Les Canuks égalisent un record vieux de 30 ans.

Denis Shapovalov, Félix Auger-Aliassime et Vasek Pospisil sont en quarts de finale de l'Open 13 Provence. Ça fait beaucoup ça, tabernacle  ! Plus précisément, ça représente 37,5% des joueurs encore en lice. Pour la petite histoire, on n'avait plus vu autant de joueurs du «  Great White North  » à ce stade d'un tournoi depuis 1990. Cette année-là, Martin Laurendeau, Andrew Sznajder et Martin Wostenholme avaient réalisé un beau triplé à Rio de Janeiro.

Trente ans donc que le tennis canadien n'avait pas brillé de la sorte. Il ne faut évidemment pas oublier l'immense Milos Raonic, qui, malgré les moqueries de certains goujats, a quand même été la tête de gondole du tennis canadien depuis près de 15 ans.

"C'est Big comme on dit"

Comment expliquer cette explosion du tennis chez nos cousins  ? Parce qu'à part Greg Rusedski, qui - rappelons-le - a opté pour «  l'asile politique  » en Grande-Bretagne, les fans de hockey (à prononcer avec l'accent anglophone) n'ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent. D'après Denis Shapovalov c'est l'effet Raonic-Pospisil  : «  De voir Milos et Vasek réussir au plus haut niveau nous a fait réaliser, à nous les plus jeunes comme Félix et moi, que c'était possible. Je me souviens les avoir vu battre l'Italie et l'Espagne en Coupe Davis. Ça m'a donné l'envie et l'espoir de représenter le Canada à l'occasion de cette compétition et d'être aussi fort qu'eux. Ça nous a permis de croire. Parce qu'il est vrai qu'avant il n'y avait pas de joueurs qui avaient réussi grand chose. Certains ont été top 100 mais rien de fou. Donc oui, je pense qu'il s'agit d'un effet boule de neige.  ».

Félix Auger-Aliassime, lui, se réjouit de la situation. Qu'il décrit comme  : «  Big comme on dit. C'est beau. Vasek revient très bien depuis plusieurs mois. Moi je vis de bons moments dernièrement et Shapo qui joue bien même s'il a eu des défaites accrochées récemment. On bosse tous, on mérite notre place. Le fait d'avoir trois Canadiens en quarts de finale prouve qu'il y a une solidité et une continuité dans ce qu'on fait. Ce sont des résultats qui ne sont pas anodins et nous sommes tous très fiers de ce qu'il se passe.  »

Un petit cocorico est de rigueur

Le Canada pèse désormais sur la scène du tennis mondial. Car à ces quatre joueurs, il faut évidemment ajouter Bianca Andreescu tenante du titre à l'US Open. Aujourd'hui, Eugénie Bouchard n'est plus que la 271e joueuse mondiale. Mais il y a six ans, elle pointait dans le top 5 planétaire et disputait la finale de Wimbledon face à Petra Kvitova.

Un petit cocorico est de rigueur  : en 2006, Louis Borfiga, ancien responsable du Pôle France de l'INSEP, a traversé l'Atlantique pour devenir le Directeur Technique National du tennis canadien. Près de quinze ans plus tard, celui qui a entraîné notamment Yannick Noah et Jo-Wilfried Tsonga peut s'enorgueillir du travail de formation effectué...

Maintenant, si les trois «  Marseillais  » veulent vraiment marquer l'histoire, il faudrait qu'ils soient tous en demi-finales. Dans ce cas-là, ils n'égaliseraient pas un record. Ils le battraient.

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