Adios David, y gracias !

26 avr. 2019 à 10:07:00

A Madrid, David Ferrer disputera le dernier tournoi de sa carrière. L'Espagnol avait annoncé à l'US Open dernier qu'il était en train de participer à son dernier Grand Chelem. C'est donc sa tournée d'adieu qui s'achève et émotionnellement ce n'est pas facile.

Pas simple l'épreuve que s'impose David Ferrer. Le 155e joueur mondial, ex n°3 et vainqueur de 27 titres sur le circuit, une fois finaliste en Grand Chelem et cinq fois demi-finaliste dans les épreuves reines, est à 15 jours de la fin de sa carrière de joueur de tennis. Il s'en est rapproché un peu plus encore hier, après une 6e défaite face à Rafael Nadal au tournoi de Barcelone (dont 4 en finale!) en 15 participations. Une défaite sur le court «  Rafael Nadal  ». Ça fait beaucoup de «  Nadal  » tout ça !

Alors c'est quoi, cette épreuve si difficile  ?

David Ferrer a annoncé au dernier US Open, avant d'affronter Rafael Nadal justement, qu'il était en train de disputer son dernier Grand Chelem. Sa carrière s’achèvera à Madrid, chez lui, en Espagne. Du coup, chaque tournoi qu'il dispute désormais est son dernier du tournoi en question. C'est ce qu'on appelle une tournée d'adieu.

On est plus dans la métaphore du « Joue comme si c'était ton dernier match  ». C'est la réalité de «  Feru  ». Chaque tournoi qu'il dispute depuis l'US Open est donc son dernier. Depuis son annonce à New York, se le répète-t-il avant chaque balle de match contre lui ? Il n'en a pas disputé non plus des mille et des cents, mais cela fera tout de même une belle poignée d'ici la fin. Avec, à chaque fois, un hommage à l'ensemble de sa carrière. Une vidéo nostalgique qui tire les larmes. Des mots des autres joueurs. Bref, de l'émotion comme s'il en pleuvait.

Déjà que ce n'est pas simple de se concentrer pendant un tournoi de tennis, qui plus est lorsque vous êtes Espagnol disputant un tournoi en Espagne. Les sollicitations sont incessantes, que ce soit les journalistes, les fans, la famille, les groupies. Mais si en plus, vous arrivez en annonçant que c'est la der, alors là, tout vous tombe dessus lourdement et sans prévenir. Comme un coffre-fort le ferait sur la tête de Vil le coyote en plein milieu du désert, après une chute sans fin d'une falaise abrupte.

C'est courageux de s'imposer cela. Ils ne sont pas beaucoup à le faire. Mais ça ne m'étonne pas du personnage. Ferrer est un gars «  entier  ». Il assume ses faits et gestes à 1 000 %. Ce n'est pas une sortie à la Söderling, avec une annonce de prise de retraite 4 ans et demi après avoir disputé son dernier match (face à David Ferrer justement !).

Pour les tournois auxquels David participe, c'est un vrai plus. Cela créé un événement dans l’événement. Ça fait le buzz. Et puis, il faut bien avouer, on est fan de ces moments de nostalgie en direct. Fan de ces pages d'histoire du tennis qui se tournent devant nos yeux. Enfin, il faut reconnaître que c'est beau, ce bandana déposé sur le «  T  ».

Je suis fan de David Ferrer. Je l'ai toujours été. J'admire ce sens du combat et ce qu'il a réussi à faire alors qu'il était loin d'être le plus grand, le plus fort, qu'il était loin de courir le plus vite, de sauter le plus haut. Ça ne l'a pas empêché de remporter la Coupe Davis trois fois et d'empocher plus de 31 millions de dollars  !

Bravo "Feru", gracias por todo et bonne continuation  !

Un petit bémol, t'aurais dû t’arrêter à Roland-Garros, pas à Madrid. Ce n'est peut-être pas trop tard...

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