Clément, Tsonga et Simon évoquent la rencontre

5 avr. 2013 à 00:00:00

A l'issue du tirage au sort, comptant pour le quarts de finale de la Coupe Davis par BNP Paribas, Arnaud Clément, ainsi que ses joueurs de simple se sont livrés. En voici quelques morceaux choisis...

A l'issue du tirage au sort, comptant pour le quarts de finale de la Coupe Davis par BNP Paribas, Arnaud Clément, ainsi que ses joueurs de simple se sont livrés. En voici quelques morceaux choisis :

 

ARNAUD CLEMENT

- Arnaud, au vu de l’état de forme de Richard Gasquet ces dernières semaines, on s’imaginait qu’il jouerait en simple. Finalement, vous avez titularisé Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon pour vendredi… - C’est peut-être inattendu pour vous mais pour moi, c’est un choix extrêmement logique. Richard a des douleurs à la cheville depuis plusieurs semaines. Même si cela ne l’a pas empêché d’avoir des résultats extraordinaires la semaine dernière à Miami, il y avait trop d’incertitudes quant à sa capacité à tenir un match en cinq sets avec cette cheville et à enchaîner deux matches en trois jours. Gilles Simon est en pleine forme. Il a gagné énormément de matches et de la confiance depuis quelques mois. Le choix s’est imposé comme une évidence.

- Par rapport à ce que faisait Richard Gasquet ces dernières semaines, son absence change un peu la donne… - Je ne crois pas. Gilles Simon est aujourd’hui 13e mondial. Il était en quart de finale la semaine dernière dans l’un des plus grands tournois du monde (Miami). Le fait qu’il soit sur le terrain aujourd'hui est quelque chose qui me rassure énormément. Il a montré également pendant la préparation et les entraînements qu’il était extrêmement motivé pour jouer cette rencontre. Je sais que tous les matches seront durs à gagner, mais je suis serein sur cette composition.

- Jusque-là, la Coupe Davis n’a pas vraiment souri à Gilles Simon. Il totalise une seule victoire sur sept matches à enjeu. Comment allez-vous l’aider psychologiquement à évacuer ce complexe ? - Nous en avons déjà parlé entre nous par le passé. Il a eu des matches à enjeu à chaque fois très compliqués. Il a toujours eu des matches très durs. Il n’a jamais fait d’énormes contre-performances. Il n’est jamais passé à côté de l’un de ses matches. Je suis persuadé qu’il a envie de prouver qu’il peut jouer extrêmement bien en Coupe Davis. Je suis sûr que cela va être le cas ces trois jours.

- Jo-Wilfried Tsonga contre Carlos Berlocq, c’est un peu un match piège. Le grand public ne connaît pas très bien ce joueur argentin très accrocheur… - Oui, c’est exactement ça. C’est un joueur qui se bat avec ses armes. C’est un beau combattant sur le court. Même si le grand public ne le connaît pas, nous, on le connaît bien. On ne prend pas ce joueur à la légère, comme tous les joueurs de l’équipe argentine d’ailleurs. « Jo » se prépare à un match difficile. Il sait que Berlocq aime évoluer sur terre battue. Il sait qu’il a déjà joué sur cette surface cette saison et qu’il ne va pas gagner juste parce qu’il est mieux classé que lui. « Jo » prend ce match très au sérieux. Il l’a préparé de belle manière.

- Sur terre battue, il faut absolument éviter la frustration… - Oui, sur terre et sur toutes les surfaces d’ailleurs. Peut-être effectivement un peu plus sur les surfaces qui nous sont un peu moins naturelles. C’est la Coupe Davis et l’on ne peut pas comparer ces matches avec ceux du circuit. En Coupe Davis, l’adaptation se fait d’autant plus vite que la motivation est présente. C’est pour ça qu’en simplement quelques jours, les gars ont réussi à faire une super préparation. Ils jouent déjà à un très bon niveau sur terre.

- Est-ce que pour la France la terre battue est maudite ? On se souvient des défaites à Cordoue face à l’Espagne en 2011 et à Monte-Carlo face aux Etats-Unis l’an passé. Face aux Argentins, spécialistes de cette surface, cela va être une nouvelle fois compliqué… - Sincèrement, je ne crois pas que la France soit maudite. Les deux dernièresdéfaites de l’équipe de France étaient sur terre battue. Mais en Espagne, je crois que si mes souvenirs sont bons, il n’y a aucune équipe qui a réussi à s’imposer là-bas récemment [NDLR : la dernière équipe à s’être imposée en Espagne est le Brésil en 1999]. L’an passé, les Etats-Unis avaient été emmenés par un John Isner incroyable sur tout le week-end. Les frères Bryan avaient joué leur carte à fond et avaient été extrêmement bons. La France a, je crois, historiquement beaucoup plus de victoires sur terre battue que de défaites. Je ne suis pas du tout inquiet par rapport à la surface.  

 

JO-WILFRIED TSONGA

- Jo-Wilfried, vous allez entamer la rencontre face à Carlos Berlocq. Premier enseignement, vous allez devoir vous lever très, très tôt demain matin… - Oui, effectivement. Mais vous savez, depuis le début de la semaine, Arnaud (Clément) nous oblige à nous lever très tôt justement dans l’optique de la rencontre, en sachant que le premier match débute à 10 h 30. On va être habitué, donc ce n’est pas vraiment un problème.

- Vous allez affronter en ouverture Carlos Berlocq. Un joueur méconnu du grand public, mais un solide joueur de terre battue… - C’est un joueur qui s’accroche, qui joue avec son cœur, ses armes. Il donne tout sur le terrain. En jouant devant son public, son envie de bien faire sera encore décuplée. Pour moi, c’est un match à prendre très au sérieux. Le plus important pour moi sur cette rencontre, ce ne sera pas les sensations, ou de voir comment je vais jouer, mais de remporter la victoire.

- Cela ressemble à un match piège… - Oui, mais comme tous les matches. Aujourd’hui, il n’y a plus de rencontre facile. Tous les joueurs sont bons. Il va falloir que je donne le meilleur de moi-même. Mais, même sur terre battue, je pense avoir de meilleurs résultats que lui.

- L’ambiance s’annonce très chaude pendant la rencontre. Pas forcément hostile, mais avec beaucoup de bruit. Comment l’appréhendez-vous ? - Je m’attends à ça ! Cela peut être perturbant quand on ne s’y attend pas. Mais là, je suis parfaitement au courant de ce qui va se passer.

- Comment fait-on pour rester dans sa bulle dans ces cas-là ? - Le plus important est de bien savoir ce qui nous attend. Et d’être prêt à toute éventualité, de rester le plus serein possible. Après, je vais pouvoir m’appuyer sur mon capitaine qui sera sur la chaise. » 

 

GILLES SIMON

- Gilles, on ne s’attendait pas forcément à votre titularisation au vu de l’état de forme de Richard Gasquet ces derniers temps. Comment vivez-vous cette sélection ? - Je suis content de jouer ce match. Je me sens prêt pour le défi. J’ai réussi à faire une bonne préparation. Pour moi, tout s’est bien passé cette semaine, même si le match va bien évidemment être difficile, dans des conditions difficiles également. Mais je me sens prêt pour ce match.

- Est-ce que vous vous attendiez à être titulaire, sachant que Richard Gasquet était blessé en arrivant à Buenos Aires ? - Oui et non. Ce n’est pas la question que je me pose. J’essaie simplement de me rendre disponible et je me prépare comme si j’allais jouer le vendredi. Cela soulage tout le monde d’avoir une solution en plus en cas de problème. C’est vrai que pour Richard, l’enchaînement a été difficile après Miami. Comme moi, de mon côté, je jouais plutôt bien, Arnaud a décidé de faire ce choix-là.

- Est-ce que vous avez retrouvé rapidement de bonnes sensations sur terre battue ? - Oui ! J’ai bien joué ces derniers jours à l’entraînement. J’ai bien bougé. J’ai réussi à faire de gros entraînements dont une session de quatre heures de suite sans ressentir aucune douleur. Ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

- Entre vous et la Coupe Davis, cela a toujours été une histoire compliquée. Sur sept matches à enjeu, vous n’en avez gagné qu’un seul. Comment abordez-vous psychologiquement ce nouveau match ? Vous n’êtes pas maudit en Coupe Davis ? - Je ne me sens pas du tout maudit ! J’ai souvent eu des matches difficiles à disputer. J’ai joué la plupart de mes matches à l’extérieur. Je n’en ai joué qu’un seul à domicile. Et j’ai souvent rencontré des joueurs du Top 10 chez eux. C’est donc toujours des matches un peu compliqués. Encore une fois, je me sens bien. Il y eu pas mal de changements au sein de l’équipe avec la nomination d’Arnaud Clément. J’ai très envie de jouer ce match.

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