TOP 5 : Les spécificités du tournoi de Madrid

9 mai 2012 à 17:07:21

Comme un yacht, comme une maison ou encore une voiture de luxe, un tournoi de tennis est l’occasion pour un riche milliardaire se montrer son charisme et sa richesse à la face du monde. Milliardaire mégalo, l’ancien...

Comme un yacht, comme une maison ou encore une voiture de luxe, un tournoi de tennis est l’occasion pour un riche milliardaire se montrer son charisme et sa richesse à la face du monde. Milliardaire mégalo, l’ancien tennisman roumain Ion Tiriac dirige à Madrid, le tournoi le plus folklorique de l’année. La preuve par cinq.

 1.  La terre battue bleue

«Je respecte leur opinion, mais je n’ai pas à accepter tout ce qu’un joueur dit.» Ion Tiriac, directeur du Master 1000 de Madrid, n’est pas du genre à s’écraser. Alors quand les quatre cadors du tennis mondial râlent à l’unisson contre la terre battue bleue chère au tennisman roumain, devenu homme d’affaire, le clash n’est pas très loin. Excédés, Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic et Andy Murray regrettent le fait de jouer sur une surface sur laquelle ils ne souhaitent pas s’exprimer. Quand certains se désolent des faux rebonds et son aspect plus lent, d’autres évoquent le bafouage du  côté historique de la couleur ocre en pleine saison de terre battue. Autant de facteurs qui, ajoutés aux nombreux différents entre l’ATP et les joueurs, ne détendent pas une ambiance légèrement délétère à l’orée d’un tournoi important, voire décisif. Ion Tiriac s’en fiche, l’important est préservé : « le tournoi va devenir unique.»  

2.  Des mannequins ramasseuses de balles

« Je ne leur aurais probablement pas demandé de balles, mais plutôt un numéro de téléphone »
Parfois, on est heureux d’être retraité. C’est le cas du légendaire croate, Goran Ivanisevic. Solidement installé devant sa télé, au moment de suivre les interminables joutes entre Nadal et Djokovic, l’ancien vainqueur de Wimbledon apprécie le spectacle qui lui est proposé sur le court madrilène. Entre deux échanges, Ivanisevic et beaucoup d’autres s’interrogent sur le pourquoi des délicieuses ramasseuses de balle du tournoi de Madrid. La raison est assez simple : ces mannequins de l’agence Elite sont payées 900 euros par jour par un Ion Tiriac fermement décidé à entrer dans l’histoire quitte à créer la polémique. Une polémique qui ne tarde pas à exploser puisque certains joueurs et surtout de nombreuses femmes politiques regrettent ce qu’ils qualifient de « réduction de la femme à l’état d’objet ». Toujours aussi sympathique, Goran Ivanisevic, lui, voit les choses différemment. Comme son service en fait, en finesse: « Je ne leur aurais probablement pas demandé de balles, mais plutôt un numéro de téléphone »  

3.  Le gratin des supporteurs

Il en a de la chance, Rafael Nadal. Supporteur inconditionnel du Real Madrid, l’Espagnol a l’honneur de jouer chaque année devant ses joueurs préférés. En effet, le tournoi de Madrid est l’occasion pour les Merengues de s’offrir une petite sortie en couple ou entre amis. Partie faire un tour du côté de l’Allemagne, la légende espagnole Raùl a cédé sa place dans les prestigieux gradins aux glamours Cristiano Ronaldo et Iker Casillas, souvent accompagnés des belles Irina Shayk et Sara Carbonero. The place to be, on vous dit.  

4.  Un public incontrôlable

« S’il vous plait. Merci.» Véritables robots, les arbitres de chaise ont la lourde tâche de calmer un public parfois déchaîné. Souvent respectueux, le public sa lâche parfois. C’est le cas des afficionados espagnols, en particulier ceux de Madrid, qui n’hésitent jamais à crier pendant les points, où à titiller les joueurs pendant leurs jeux de service. De quoi faire de l’un des tournois les plus prestigieux de l’année un événement compliqué à négocier. Sauf pour les Espagnols…  

5.  Des paramètres à géométrie variable

Novembre ou mai ? Dur ou terre battue ? Master Series ou Master 1000 ? Pour ceux qui ne suivent le tennis que de loin, difficile de s’y retrouver. En effet, depuis sa création, en octobre 2002, le tournoi de Madrid a beaucoup changé. De date, d’abord, puisque d’octobre, il a été transféré en mai. De surface, ensuite, car cette épreuve de la saison est passée du statut de paradis des joueurs de dur, comme Safin ou Agassi, à celui de terre des crocodiles de terre battue. Rafael Nadal ne s’en plaindra pas. Par Swann Borsellino  

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