2016 : je me souviens

13 déc. 2016 à 18:17:14

La saison 2016 de tennis est terminée. Il nous reste que nos yeux pour pleurer. Alors voici un coup de projecteur sur l'année écoulée, mois par mois. Il a fallu faire un choix pour chaque mois, donc ne vous étonnez pas si des fois il manque des infos

Noël approche à grands pas. J'espère que vous avez tous vos cadeaux emballés, prêts à être déposés sous le sapin. La fin d'année est synonyme de bilan.

Je n'aime pas vraiment ce mot. Il me fait penser au médecin qui  fait le «  bilan  » de mes examens. Je vous promets donc de ne plus m'en servir. Je préfère parler de souvenirs. Alors, quels sont les souvenirs qui je garderai de 2016. Vaste question. Il s'est passé tellement de choses cette année qu'il serait beaucoup trop compliqué de parler de tout. C'est pourquoi je vous propose un souvenir par mois. Pas facile non plus, car il va falloir départager les performances. Surtout durant des mois où il s'est passé beaucoup de choses. Mais bon je me lance pour le bil--- pardon pour les souvenirs de 2016 ou comme disent les québécois  : en 2016, je me souviens.

Janvier  : Chez les hommes, ce que je retiens, c'est la défaite de Nadal sur Verdasco au 1er tour de l'Open d'Australie. Un de mes chouchous qui perd face à un de ceux que je déteste. En plus, en Grand Chelem et au premier tour  ! C'est trop. En plus, c'est en début d'année. Il y a mieux comme lancement de campagne...

Chez ces dames, comment ne pas parler de la victoire d'Angélique Kerber à l'Open d'Australie  ? Cette victoire symbolise le début de sa prise du pouvoir sur le tennis féminin.

Février  : Amélie Mauresmo attaque, sans le savoir (ou du moins c'est ce que l'on pense) son antépénultième rencontre en tant que capitaine de l'équipe de France de Fed Cup par BNP Paribas. Une victoire concluante face à l'Italie et la finale est en ligne de mire. N'oublions pas que lorsqu'Amélie avait pris le capitanat, la France était au bord de la 3e division. Côté masculin, je relève la première victoire en tournoi de Nick Kyrgios à l'Open 13 Provence. Je retiens aussi que le garçon s'est comporté comme un «  sale gosse  » toute la semaine face à la presse. En mode plus blasé ce n'est pas possible. Dommage, car le tennis qu'il a pratiqué était juste énorme.

Mars  : L'équipe de France de Coupe Davis par BNP Paribas dispute son premier tour en Guada  ! Le 3-0 infligé aux pauvres canadiens, qui ont eu un peu de mal avec la chaleur, restera anecdotique. On retiendra surtout une ambiance géniale et une première dans le tennis français à savoir une rencontre de Coupe Davis disputée outre-mer.  Pour le tennis féminin, comment ne pas revenir sur la conférence de presse mythique de Sharapova annonçant qu'elle a été controlé positive à l'Open d'Australie  ? La «  diva  » russe a prétexté qu'elle luttait depuis longtemps contre le diabète ce qui explique la prise  de ses gouttes magiques. En parallèle, rappellons qu'elle vend des bonbons ultra sucrés aux enfants... Le tennis féminin avait deux stars, il ne lui en reste plus qu'une.

Avril  : Au printemps, les filles de Mauresmo poursuivent leur marche en avant. En demi-finale, elles rencontrent la surprenante équipe néerlandaise qui avait disposé de la Russie au premier tour. La France est ultra-favorite, et finit par gagner mais dans la souffrance, se trouvant même à un set de l'élimination. Heureusement, ça passe. Rendez-vous en finale. C'est Gaël Monfils qui dispute une finale en avril, celle de Monte-Carlo. Il y rencontre un Rafael Nadal qui évolue comme à domicile tant il a gagné ce tournoi. Malgré sa superbe semaine, «  la monf  » n'arrive pas à tenir le combat physique que lui impose Rafa. Il se prend même un 6-0 dans le 3e set. Dommage, mais de bonne augure pour Roland.

Mai  : En mai, Roland-Garros arrive. Et pour s'y préparer, quoi de mieux que d'enchaîner deux masters 1000 sur terre (Madrid et Rome). C'est précisément à ce moment qu'Andy Murray a débuté sa quête pour la place de numéro 1 mondial. Il s'incline en finale à Madrid face à Novak pour ensuite le battre en finale de Rome la semaine qui suit. Premier masters 1000 sur terre pour le Britannique et surtout première alerte pour «  l'intouchable  » Novak Djokovic. Chez les ladies, ce moi de mai est synonyme de première victoire en tournoi sur le grand circuit pour Caroline Garcia. La Française s'impose à Strasbourg, elle enchaînera durant l'été avec une autre victoire à Majorque.

Juin  : On reparle de Caroline Garcia et aussi de Kristina Mladenovic. La paire tricolore s'impose à Roland-Garros. Cette victoire met fin à une disette de 45 ans pour une victoire 100 % française en double dames. Tout cela est de bonne augure avant les deux échéances XXL qui attend la paire  : Les JO et la finale de la Fed Cup. Hmmm Hmmm... Chez les guys, obligé de parler de Novak Djokovic. Malgré la montée en puissance de son concurrent direct Andy Murray, Novak Djokovic maintien le cap cette fois en finale de Roland-Garros. Il s'impose face à Murray et rejoint le club très fermé des joueurs ayant remporté au moins une fois tous les Grands Chelems (Federer, Nadal, Agassi, Rod Laver, Roy Emerson, Donald Budge et Fred Perry). Le serbe peut enfin espérer réaliser le Grand Chelem calendaire avec Wimbledon et l'US Open en ligne de mire.

Juillet  : Finale 100% française à Wimbledon. Bon pas en simple mais en double tout de même  ! Mahut-Herbert s'impose en trois sets secs face à Benneteau-Roger-Vasselin. Ah oui Andy Murray remporte aussi son deuxième Wimbledon. Il bat en finale Milos Raonic. Ouf  ! La victoire du canadien aurait été un cataclysme pour les amateurs (non canadiens) du tennis. Méfiance Novak, Andy se rapproche. Dans le tournoi féminin, Serena Williams réussit le doublé (simple et double) avec Venus. Pour Serena, ce n'est rien d'autre que son 22e titre de Grand Chelem en simple. L'américaine égale le record de Graf de victoires en simple depuis l'ère Open. C'est également son quatrième doublé, toujours associée à sa sœur Venus. Des stats d'une autre planète...

Août  : Les JO  !Chez les dames, il y a eu la victoire surprise de Monica Puig face à Angélique Kerber (déjà finaliste à Wimbledon et vainqueur en Australie). Ca se précise pour l'Allemande. Mais je retiens surtout le fiasco du double français féminin qui n'avait pas anticipé le fait qu'il serait souhaitable qu'une équipe porte la même couleur lorsqu'elle représente son pays, qui plus est aux JEUX OLYMPIQUES  !!!! Mais comme ça n'a pas suffit, elles (Kristina et Caroline) se sont senti en droit de rejeter la faute sur, je cite, «  l'incompétente FFT  ». N'importe quoi  ! Chez les garçons je dois parler d'Andy Murray, car à l'image de Kerber, il est lancé vers le sommet du tennis masculin, tel Usain Bolt vers la ligne d'arrivée. Il s'impose à Rio face à celui qui mérite tous les projecteurs des JO  : Juan Martin del Potro. L'Argentin, pour son énième come-back, bat d'entrée Novak Djokovic en totale perdition. Il dispute un match historique en demi-finale face à Rafa  : 7-6 au 3e  ! Contre Murray en finale, il prend un set mais ne peut pas suivre la cadence du futur numéro 1 mondial.

Septembre  : On parle un peu de la Monf  ? En septembre, il fait une demi-finale à l'US Open où il s'écroule un peu face à Djoko. Puis il y a l'épisode Zadar, où il se blesse en montant les marches (Bastareaud sort de ce corps). Le Français rentre à Paris mais le malaise est installé. La France s'incline aux portes de la finale. Dommage car avec lui, ça aurait pu passer. L'US Open féminin est remporté par Angélique Kerber. Deuxième victoire en Grand Chelem en 2016 pour l'Allemande. Elle avait aussi atteint la finale à Wimbledon et les Jeux Olympiques. En s'imposant à New York, l'Allemande détrône Serena Williams et devient la 22e joueuse a être classée numéro 1 du classement WTA. Autant dire qu'au début de l'année bien malin celui ou celle qui aurait pris ce pari. Mais chapeau bas à elle  ! Et si c'était l'année où les numéros 1 étaient inédits …

Octobre  : C'est à Singapour que s'est déroulé le BNP Paribas WTA finals. La finale de ce masters s'est jouée entre la nouvelle numéro 1 mondiale, Angélique Kerber et l'électrique Dominika Cibulkova. A la surprise générale c'est la deuxième nommée qui s'est imposée. Kerber, qui s'habitue à son nouveau statut, a peut-être eu du mal à gérer cette situation. Pas sûr que l'an prochain, elle perde autant de finale (Wimb, JO, Masters). C'est en tout cas une slovaque à qui il était impossible de faire décrocher un sourire qui a terminé la saison avec le trophée dans les mains et quel trophée  !! En octobre, Andy remporte trois tournois, soit tous ceux auxquels il participe  : Pékin (500), Shanghai (1000), Vienne (500), et n'est plus qu'à un cheveux de son rival serbe, qui voit fondre sur lui l'écossais sans pouvoir rien y faire.

Novembre  : Andy Murray finit enfin le boulot. Ses travaux démarrent au BNP Paribas Masters, un tournoi qu'il n'avait encore jamais remporté. Pour devenir number ONE, il suffit à Murray de faire deux tours de plus que Djokovic. Le Serbe tombe en quart sur Cilic. En demi, Andy affronte Milos Raonic pour le match qui pourrait l'envoyer à la première place mondiale. La maman d'Andy se déplace pour l'occasion. C'est d'ailleurs autour d'un déjeuner dans le salon des joueurs avec sa mère, que Murray est félicité par son adversaire Raonic. Ce dernier vient le voir pour lui annoncer son forfait et du coup pour lui offrir la place de numéro 1 sans même jouer. Le lendemain, il s'imposera quand même en finale face à une autre brute  : John Isner. Etre numéro 1 et finir l'année numéro 1 n'est pas la même chose. Pour cela Murray doit faire mieux que Djoko au masters. Les deux se jouent en finale et une fois de plus c'est le régional de l'étape qui finit devant et donc est couronné numéro 1 mondial. Presque pendant ce temps là, la France accueil les All Blacks du tennis féminin, la République Tchèque pour la finale de la Fed Cup par BNP Paribas. Malgré une bataille féroce qui se termine au double décisif, la France finit par s'incliner dans une ambiance formidable et un évènement organisé de main de maître par la fameuse fédé si «  incompétente  ». Tiens tiens, c'est d'ailleurs Mladenovic qui perd deux points sur la rencontre. No comment.

Décembre  : Ca y est, le rideau est tombé sur la saison 2016. On se rappellera de la consécration de Kerber et Murray mais aussi du grand come back de Del Potro avec finale aux JO, quart à l'US et victoire, enfin, de l'Argentine en finale de la Coupe Davis par BNP Paribas grâce à lui en grande partie. Décembre est aussi le mois où Yannick Noah a été nommé capitaine de Fed Cup, Djokovic a viré Becker, Rafael Nadal s'est rasé le crâne (peut-être pour des implants ou pour changer de look).

Bonnes fêtes à tous. Reposez-vous bien car il va falloir prendre des forces pour la saison prochaine, soit dans 15 jours. Et oui ça ne s'arrête jamais … Vive le tennis.

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