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QUE DEVIENS-TU, GABRIELA SABATINI ?

La meilleure joueuse sud-américaine de tous les temps a mis fin à sa carrière dès l’âge de 26 ans suite à, selon certains médias de l’époque, des menaces d’enlèvement. Depuis, elle a troqué la raquette pour le guidon, se consacre toujours

La meilleure joueuse sud-américaine de tous les temps a mis fin à sa carrière dès l’âge de 26 ans suite à, selon certains médias de l’époque, des menaces d’enlèvement. Depuis, elle a troqué la raquette pour le guidon, se consacre toujours à sa ligne de parfums et s’est même trouvée une troisième passion : le chant.

 

« Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle entre Sharapova et Kournikova. » « Gabriela Sabatini » Et aujourd’hui encore, la belle Argentine n’a rien à envier à ses cadettes. Gabriela Sabatini a beau avoir la quarantaine, elle n’a pas pris une ride. Si elle confesse « ne pas avoir touché une raquette depuis quatre ans », la championne du monde junior 1984 n’a pas complètement délaissé le sport pour autant. « J’ai commencé le cyclisme il y a cinq ans, explique-t-elle, attablée à la table du bar d’un d’hôtel haut de gamme de Buenos Aires. Je m’entraîne trois fois par semaine, deux heures environ. J’ai participé à plusieurs courses, dans diverses parties du monde. Le vélo est pour moi un moyen d’explorer de nouveaux territoires. J’ai particulièrement apprécié une course que j’ai faite au Cap, en Afrique du Sud. J’en ai profité pour voyager dans le pays, en longeant la côte. J’ai été impressionné par la beauté des plages et l’accueil des Sud-Africains ». A-t-elle conservé sur la route l’esprit de compétition qui la caractérisait sur le court ? « Je ne conçois pas la pratique du sport d’une autre manière. C’est pour ça que je m’entraîne régulièrement pour me maintenir dans un bon état physique. Je ne veux pas arriver dans un mauvais état et souffrir ou passer un mauvais moment parce que je ne suis pas suffisamment préparée », insiste celle qui a décroché l’US Open 1990 face à Steffi Graf. La compétition, elle s’y est frottée de près en 2007 et 2009, en courant « quelques étapes du Tour de France, de façon amateur, mais en suivant le parcours des professionnels. Nous passions avant les coureurs et nous pouvions ensuite observer l’étape ». Notamment le passage de l’Espagnol Alberto Contador dont Gabriela est vraiment « fan ».

 

Un petit tour sur la Grande Boucle

Mais encore plus que les hors-catégories alpestres à son tableau de chasse, s’il y a une chose dont l’ancienne numéro 3 mondial est fière, ce sont ses parfums. Ceux à son nom. Une entreprise qu’elle a montée à peine sortie de la puberté ! La jolie brune se dit « très impliquée dans le processus d’élaboration, le choix des arômes et dans le packaging ». La belle histoire a commencé à la fin des années 1980, lorsque la célèbre maison d’eau de Cologne allemande Muelhens lui a proposée d’élaborer un parfum à son nom : « J’avais seize ans et comme toutes les filles de cet âge-là, j’étais assez coquette, j’aimais bien m’habiller et je commençais à m’intéresser aux parfums. Il fallait que le parfum reflète ma personnalité, mon humeur du moment. Le premier est finalement sorti en 1989 ». Aujourd’hui, la ligne de l’ancienne dauphine de Steffi Graf tient plus de la collection que du one shot : elle compte une quinzaine de parfums différents, et s’est même attaquée à la gent masculine avec une déclinaison intitulée « Vent sauvage ». Tout un programme.

 

Adèle, Céline Dion et Phil Collins

Autre point commun avec Shakira, qui a elle aussi son parfum homonyme, Gabriela Sabatini pousse ses cordes vocales dans ses derniers retranchements : « J’ai toujours aimé chanter, ça me transporte dans un autre monde. Le chant est omniprésent dans ma vie quotidienne, depuis que je suis toute petite. J’ai commencé à prendre des cours à la fin de ma carrière ». Néanmoins, contrairement à la Colombienne, elle « ne veut pas être exposée à nouveau publiquement. J’ai progressé, mais je veux continuer à chanter de manière privée ». Si elle avoue un penchant pour l’Anglaise Adèle, qu’elle « espère voir en concert bientôt », l’éventail de ses influences est, disons, assez large, puisqu’elle apprécie aussi bien Usher, que Pink, Celine Dion, Whitney Houston ou encore Phil Collins. Et le tennis dans tout ça ? Elle a pratiquement tiré un trait dessus. « J’aime bien retourner à New York ou à Rome, des villes dans lesquelles je me sens bien, mais pas forcément pour assister aux tournois. Je regarde encore des matches à la télévision, mais je n’y vais plus tellement, sauf à Miami, où je me rends presque tous les ans. Je ne suis pas nostalgique de ma vie de tenniswoman », insiste Sabatini. Les fans de tennis, en revanche, si.

 

Tous propos recueillis par Florent Torchut, à Buenos Aires

Article rédigé par

So Press

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