Les règles insolites du tennis

2 oct. 2019 à 10:00:00

Les règles insolites du tennis
S'il vous est déjà arrivé de perdre un point pour avoir attrapé au vol une balle qui prenait la direction de la bâche, rassurez-vous : même les grands joueurs peuvent se trouver penauds face à une règle méconnue.

Au tennis, sport réputé comme pouvant rendre "fou", certains énergumènes n'hésitent pas à faire voler des noms d'oiseaux à tout-va. Une fois lancés, la messe est dite : aucune balle ne peut plus les abattre pour les empêcher de perturber le jeu. Contrairement aux vrais volatiles dont certains spécimens aventuriers se plaisent à tenter des traversées de courts aussi périlleuses que celle de l'Atlantique par le Titanic.

La chose peut sembler statistiquement improbable, pourtant elle est prise au sérieux. Au point de figurer dans le règlement officiel de l'ITF: "Une balle heurte un oiseau qui passe au-dessus du court : y a-t-il gêne ? Décision : oui. Le point est rejoué". Lors de l'Open d'Australie 2002, Michaël Llodra met d'ailleurs à terre une imprudente bête à plumes tristement surprise par le coup de fusil du gaucher français.

Sur les terrains amateurs, loin des regards des arbitres, bon nombre de jurons dignes du capitaine Haddock surviennent suite à des litiges. Lorsqu'un joueur reproche à son rival d'avoir passé sa raquette de l'autre côté du filet pour réussir son coup, par exemple. Pourtant, dans une situation précise, c'est autorisé. En cas de coup rétro, quand la balle rebondit dans votre camp avant de rebrousser chemin. Comme si vous sentiez mauvais.

Les plus agiles peuvent même tenter de sauter par-dessus le filet. À condition d'être doté, tel Michael Jordan, d'un pouvoir permettant de défier la gravité afin de rester dans un état de suspension inatteignable pour les simples mortels que nous sommes. Si le sol est touché avant le deuxième rebond, le point est perdu. Au grand dam de Viktor Troicki, qui aurait sans doute pu devenir un très bon coureur de 110 m haies.

En outre, au moindre contact avec le filet ou l'un des poteaux auxquels il est fixé, le gain de l'échange va à l'adversaire. En demi-finale de Roland-Garros 2013, Novak Djokovic en fait l'amère expérience. Alors qu'il sert pour mener 5/3 dans la dernière manche, le Serbe ne parvient pas à contrôler son équilibre. Il s'écroule sur le filet et offre une balle de débreak à Rafael Nadal, qui ne laisse pas passer l'occasion et remporte finalement le match.

"Si une balle touche une ligne, elle est considérée comme touchant le terrain délimité par cette ligne." A priori, cette règle n'a rien d'insolite. Pourtant, sur gazon, elle peut donner lieu à des faits de match cocasses. Pour qu'un coup soit jugé bon, il suffit que le feutre vienne caresser le haut des brins d'herbes d'une ligne. Même si, par son rebond, la balle peut donner l'impression visuelle d'être nettement hors limite.

En simple, dans la plupart des tournois du circuit principal, la longueur du filet est spécifique. Elle s'arrête à l'intérieur de chaque couloir. Mais à d'autres niveaux, comme en Challenger, on laisse constamment en place celui du double dont la longueur va au-delà des couloirs. Et, en un contre un, si la balle touche la bande du filet comprise entre le piquet et le poteau inclus, le point est perdu.

Shorts et jupes ne peuvent se contenter de donner fière allure. Leurs poches doivent faire le job ! Si une balle en tombe ou que tout autre objet - casquette, lunettes - choit, le point est à rejouer. La première fois. En cas de bis repetita, la sanction est lourde : point perdu. C'est de cette façon, pour une seconde perte de "perles de cheveux", que Venus Williams concède un double break fatal en quart de finale de l'Open d'Australie 1999.

Être arbitre requiert une mémoire d'éléphant. Pouvoir retenir une multitude de "subtilités" pour ne pas se laisser tromper. Tout est sujet à réglementation. Même l'anti-vibrateur. Ce petit objet semblant avoir un impact insignifiant sur le déroulement du jeu ne peut être positionné où bon vous semble. Il doit être "placé en dehors de la surface où les cordent s'entrecroisent." Aux extrémités du tamis, en d'autres termes.

Sans doute de façon à éviter que des "génies" de l'astuce le mette au centre du cordage. Le but ? Tenter le coup de poker à un moment crucial. En entrant en contact avec le morceau de caoutchouc la balle prendrait des trajectoires imprévisibles et incontrôlables. À répétition, cette "tactique" risquerait également de créer quelques frictions. À bout de nerfs, les plus mentalement friables perdraient le contrôle de leurs maxilaires pour déverser un flot de "bachi-bouzouk" sur leur "bougre" d'adversaire.

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