Le best of des finales de Fed Cup par BNP Paribas

7 nov. 2014 à 16:37:24

Depuis sa création en 1963, il y a eu 50 finales de Fed Cup par BNP Paribas, le plus grand événement du tennis féminin par équipe. Et certaines éditions se sont avérées plus mémorables que d’autres. La preuve.

Avant la finale de ce week-end entre la République Tchèque et l’Allemagne, et depuis sa création en 1963, il y a eu 50 finales de Fed Cup par BNP Paribas. Et certaines éditions du plus grand événement du tennis féminin par équipe se sont avérées plus mémorables que d’autres.

 

La plus VIP

18 juin 1977 sur le gazon du complexe tennistique d’Eastbourne, en Angleterre : l’équipe américaine l’emporte face à l’Australie grâce à son duo star constitué de Billie Jean King et de Chris Evert. C’est la seule fois dans l’histoire de la compétition que ces deux-là sont alignées en simple en finale. Onze années séparent ces deux immenses championnes et cette édition 1977 constitue un passage de relais entre King, près de 34 ans à l’époque, et Evert, qui va vers ses 23 ans. « BJK » remportera encore deux fois l’épreuve en 1978 et 1979, mais elle n’est alors alignée qu’en double. Les deux Américaines symbolisent l’ultra-domination de la bannière étoilée sur l’épreuve à cette époque. Elles restent encore aujourd’hui détentrices du record du nombre de titres remportés en Fed Cup par BNP Paribas : 8 pour Evert (de 1977 à 1982 puis 1986 et 1989) et 7 pour King (1963, 1966, 1967, 1976 à 1979).

 

La plus accrochée

En 2005, la France croit tenir sa revanche sur la Russie. Les deux équipes s’affrontent en finale pour la deuxième année de suite. Le premier face à face disputé à Moscou avait déjà donné lieu à une lutte accrochée, ponctuée par une victoire 3-2 à l’arrachée signée Kuznetsova, Myskina et Zvonareva. Un an plus tard, les Bleues ont cette fois l’avantage du terrain et choisissent d’aller au défi sur la terre battue du court Philippe Chatrier de Roland-Garros. C’est même une dream team qu’aligne la France avec Mary Pierce (finaliste de l’US Open quelques semaines plus tôt) et une Amélie Mauresmo qui monte en puissance. Quand la première perd le match 1 face à Elena Dementieva, la seconde rattrape le coup face à Anastasia Myskina. Le lendemain, c’est l’inverse. Il faut donc en passer par le double…. que va finalement remporter Dementieva (3 victoires en deux jours) et Safina face à Pierce et Mauresmo. En cinq matchs entre les deux équipes, quatre se sont terminés en trois manches. La France ne s’en est toujours pas remis et n’a plus disputé une finale de Fed Cup par BNP Paribas depuis.

 

 

La plus expéditive

Il arrive parfois que certaines finales n’atteignent pas des sommets de suspense. Ce fut le cas notamment en 2009, où la formation italienne, qui avait déjà tout écrasé sur son passage les tours précédents (5-0 contre la France, 4-1 contre la Russie, double tenante du titre) gifle les Etats-Unis en finale à domicile. Le score : 4-0, avec trois simples expédiés en deux petits sets. Et encore, un des matchs comptant pour du beurre a finalement été annulé… Sur la terre battue de Reggio de Calabre, les joueuses locales Flavia Pennetta et Francesca Schiavone confirment les pronostics en dominant largement une équipe américaine bis constituée de Melanie Oudin, 18 ans, et Alexa Glatch, 132e mondiale. Vraiment dommage que les sœurs Williams, qui s’affrontaient en finale du Masters à Doha une semaine auparavant (victoire de Serena sur sa sœur), ne figuraient pas au casting de cet épilogue de Fed Cup par BNP Paribas. Celui-ci aura au moins eu un mérite : symboliser le triomphe du tennis féminin italien, le plus dominateur des dernières saisons (quatre victoires et une finale perdue entre 2006 et 2013).

 

La plus surprenante

Entre 1994 et 1996, la Fed Cup par BNP Paribas voit s’opposer à chaque finale l’Espagne et les Etats-Unis, avec deux victoires ibériques en 94 et 95 et un trophée pour la « team USA » en 1996. C’est donc l’étonnement qui prévaut à la vue de cet affrontement entre Françaises et Hollandaises lors de l’édition 1997…  Les Néerlandaises, qui évoluent à domicile, ne s’étaient pas hissées à ce niveau de la compétition depuis 1968 (et une défaite 0-3 face à l’Australie). Quant aux Françaises, c’est pour elles une grande première ! Et une première heureuse puisqu’elles s’imposent 4-1. La grande dame de cette finale se nomme Sandrine Testud, victorieuse de Brenda Schultz-McCarthy et de Miriam Oremans, les deux autres points étant gagnés par Mary Pierce et la paire Tauziat/Fusai. C’est un succès aussi pour le capitaine des Bleues Yannick Noah, déjà sacré dans ce rôle chez les garçons avec les Saladiers de la Coupe Davis par BNP Paribas remportés en 1991 et 1996.

 

 

La plus belle

De tels choix sont forcément subjectifs mais il est tentant de mettre en avant l’édition 1998, avec la difficile victoire de l’Espagne sur la Suisse. Les raisons sont nombreuses. Tout d’abord, ce fut une finale à suspense, puisqu’il fallut aller jusqu’à un double décisif pour connaître le vainqueur. Ensuite, il s’agit du dernier sacre en date de l’équipe espagnole, le cinquième de l’histoire, tous empochés lors de la décennie 90 ! C’est en quelque sorte le chef d’œuvre d’une formidable paire de gagnantes constituée de Conchita Martinez et d’Arantxa Sanchez Vicario, les reines de la terre battue qui savaient aussi se débrouiller sur dur, comme ce fut le cas ce week-end de septembre 1998 au Palexpo Hall de Genève. C’est d’ailleurs l’occasion aussi de rendre hommage à Arantxa Sanchez Vicario, qui détient encore aujourd’hui le record du nombre de matchs joués en Fed Cup (100 tout rond) et du nombre de victoires, 72 au total, dont 50 en simple. Enfin, les finalistes malheureuses ne doivent pas être oubliées : Martina Hingis et Patty Schnyder sont passées tout près d’un exploit historique pour la Suisse. Avec Roland-Garros, la Fed Cup par BNP Paribas est le seul titre majeur qui manque au palmarès d’Hingis.

 

Par Régis Delanoë

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