Lors de cette 1ère semaine d’US Open, Caroline Wozniacki a perdu un point bêtement en coinçant ses cheveux dans le tamis de sa raquette en plein échange ! Une mésaventure qui en rappelle d’autres...

Opposée au 2e tour de l’US Open à la Biélorusse Aliaksandra Sasnovich, Caroline Wozniacki a perdu un point bêtement (et sans conséquence) en coinçant ses cheveux dans le filet de sa raquette en plein échange ! Une mésaventure qui en rappelle d’autres : la preuve par 10 que les joueurs de tennis vivent parfois une histoire d’amour contrariée avec leur outil de travail.

 

- Raquette 1, Serena 0

 

Open d’Australie 2013, deuxième tour du tournoi féminin : Serena Williams remporte son match face à Garbine Muguruza non sans y laisser un peu d’elle-même. Tentant de redresser la trajectoire de la balle lors d’un échange, sa raquette heurte violemment sa bouche, la laissant quelque peu sonnée sur l’instant. Réaction de l’intéressée ? « Si ça gonfle, j’aurais les lèvres super sexy ! »

 

 

- A se taper la tête contre la raquette

 

Dans la catégorie sadomasochiste, Mikhail Youzhny prétend à la place de numéro 1 mondial. Réputé grand briseur de raquettes, il a innové à Miami en 2008, s’infligeant quelques violents coups de tamis sur le front pour s’auto-punir d’un point perdu face à Nicolas Almagro. Il y laissera un peu de sang et pas mal de lucidité, s’inclinant logiquement. Ce qui ne l’empêchera pas de récidiver à Roland-Garros en 2013 face à Tommy Haas…

 


- Radwanska et le défaut de fabrication

 

Les fabricants redoublent d’ingéniosité pour proposer aux joueurs et joueuses des raquettes toujours plus performantes. Il arrive néanmoins qu’il y ait quelques petits soucis de fiabilité. Agnieszka Radwanska en a été victime. A Melbourne en 2011, sa précieuse raquette se casse net au niveau du manche en plein échange, la laissant toute abasourdie.

 

                                                        
- Fognini, l’agresseur récidiviste

 

Chez les briseurs de raquettes, Fabio Fognini est le roi incontestable du circuit. Un habitué au style très abouti et complet, capable d’utiliser ses mains comme ses pieds pour martyriser ses pauvres outils. Dernier exemple en date à Hambourg en juillet, avec un très beau geste technique exécuté en retournant vers sa chaise entre deux points. Il n’était pas loin de se blesser dans l’histoire…

 

 

- Coria, gare au jet de raquette !

 

6 juin 2003, match entre Guillermo Coria et Martin Verkerk à Paris. La tension est palpable sur le court, à la hauteur de l’enjeu : une place en finale des Internationaux de France. L’Argentin craque le premier et balance sa raquette de rage, manquant de blesser une ramasseuse de balle. Un maillot retiré en guise d’excuse et un avertissement adressé par l’arbitre plus tard, le jeu reprend, à l’avantage du Hollandais. S’énerver ne sert à rien.

 

 

- Le cordage spaghetti, comique de répétition

 

Lors de la saison 1977, des petits malins eurent l’idée de profiter d’une faille dans le règlement des tournois pour essayer d’imposer une nouvelle raquette dite « spaghetti », appellation désignant le double cordage permettant de jouer avec les effets de la balle, la rendant incontrôlable. L’invention de l’artisan allemand Edwin Fisher fut vite interdite mais elle resta tout de même dans l’histoire pour avoir mis fin à une série record de 53 victoires de Guillermo Vilas sur terre battue, dominé par Nastase et sa drôle de raquette. 

 

 

- Bartoli cherche raquette désespérément

 

Insaisissable Marion Bartoli, qui aura vécu une année 2013 riche en émotion en décrochant son seul titre du Grand Chelem à Wimbledon. Le début d’un règne ? Que nenni, elle décide de prendre sa retraite à la surprise générale quelques semaines plus tard. Signe avant-coureur : lors de son avant dernier tournoi à Toronto, la Française s’incline face à Magdalena Rybarikova, terrassée par des problèmes abdominaux et lâchée par une raquette défaillante. Son adversaire ira jusqu’à lui prêter une des siennes pour continuer à jouer, avant l’inévitable abandon.

 

- Les malheurs de Federer

 

Le milieu de saison 2013 a été compliqué pour le maître Federer, battu trois fois par des joueurs au-delà de la 50e place en l’espace de quelques matchs. Le coupable ? Sa raquette, une nouvelle qu’il souhaitait tester et que son équipementier, Wilson, avait préparée à sa demande. Un échec qui le conduira à redemander de nouveaux modèles pour préparer l’actuelle saison. Ses bons résultats 2014 tendent à penser qu’il a retrouvé un outil performant.

 

- Le carnage d’Ivanisevic

 

Ce diable de Goran Ivanisevic ! Capable d’improbables coups de génie, le Croate était aussi parfois capable d’insensés coups de sang. Dans ce cas, ses victimes se trouvaient être le plus souvent ses raquettes. Trois d’entre elles furent successivement brisées lors d’un même match au tournoi de Brighton. Son sac vide, il fut même contraint à l’abandon. Une fin de match pour le moins inédite.

 

 

- La provocation de Roddick

 

« Vous m’avez adressé un avertissement ? Non, toujours pas ? Alors ceci devrait finir de vous convaincre ! » Voilà en substance ce qu’a dit Andy Roddick à l’arbitre de chaise avant de s’en prendre une deuxième fois à sa pauvre raquette, qu’il avait déjà rendu inutilisable quelques secondes auparavant. Un geste de provocation et d’énervement, alors que l’Américain voyait la victoire lui échapper face à Cipolla au tournoi de Madrid en 2011. Bien entendu, l’Italien finira par remporter la rencontre. Quand on vous dit que s’en prendre à une raquette ne sert à rien, on ne vous ment pas !

 

 

Par Régis Delanöe