Le Top 5 des coups droits des 20 dernières années selon… Magnus Larsson

3 avr. 2013 à 00:00:00

Le Top 5 des coups droits des 20 dernières années selon… Magnus Larsson
Robin Söderling n’a rien inventé. Dix ans plus tôt, un autre Suédois à l’énorme coup droit faisait déjà des ravages dans les divers tournois indoor du circuit ATP. Magnus Larsson a remporté 7 titres sur le circuit,...

Robin Söderling n’a rien inventé. Dix ans plus tôt, un autre Suédois à l’énorme coup droit faisait déjà des ravages dans les divers tournois indoor du circuit ATP. Magnus Larsson a remporté 7 titres sur le circuit, atteint les demi-finales de Roland Garros et, pour plus beau fait de gloire, glané en 1994 la Coupe du Grand Chelem, sorte de « Masters bis » de l’époque, devenant à cette occasion le seul joueur à battre Pete Sampras et Andre Agassi dans un même tournoi au cours des années 1990. Il livre son classement des « droites » les plus fameuses qu’il ait pu voir ou croiser.

 

1- Sergi Bruguera sur terre battue… ou Rafael Nadal aujourd’hui

 

« L’un comme l’autre ont en commun de générer un tel lift… Leur balle est lourde, elle tourne énormément. Elle vous gicle dans la raquette, c’en est impossible de la contrôler, surtout côté revers. Quand la balle vous arrive dessus de ce côté, soit vous explosez, soit vous reculez tellement que le point est perdu au coup suivant. Ils sont sans doute les plus pénibles de tous à jouer, et spécialement sur terre battue. »

 

2- Sur dur, Pete Sampras

 

« Peut-être plus encore que celui de Roger Federer, le coup droit de Sampras était une arme extraordinaire. Il claquait sèchement et, même quand vous le mettiez en difficulté à l’échange, vous saviez qu’il pouvait à tout moment réussir un passing en bout de course de ce côté. Contrairement à Bruguera, j’aimais bien jouer contre Pete. C’était dur, mais nos jeux se mariaient bien. C’était franc, bam, bam ! Après, la clé du jeu de Sampras, c’était évidemment le service. Vu que moi aussi je servais bien, il fallait toujours se préparer à l’idée que l’on irait au tie-break et que ça se jouerait à peu de choses. »
 

 

3- Alberto Berasategui

 

« Le plus effarant de tous. Un coup droit de malade (sic). Il n’était pas académique du tout dans la gestuelle, mais terriblement efficace. Il cherchait systématiquement le décalage tellement son jeu était basé sur ce coup. Et sur une balle haute, il avait parfois cette façon bizarre de le frapper, en extension, moitié coup droit, moitié smash… Je crois qu’il était le seul à faire ça. C’est contre lui que je perds en demi-finale de Roland-Garros en 1994. Il y avait du vent, et il avait mieux géré que moi les conditions de jeu. Je n’ai pas eu la moindre chance. »
 

 

4- Marc Rosset évidemment, en salle comme en extérieur

 

« Il avait une préparation de coup droit très ample, mais parvenait à être efficace aussi bien sur terre battue qu’en indoor, où la balle arrive pourtant plus vite et où il faut avant tout être rapide. Et dans le tennis des années 1990, nous n’étions pas si nombreux à passer avec succès d’une surface à une autre, des frappes à plat au lift. »

 

5- Mon coup droit

 

« Il pourrait peut-être faire partie de ce Top 5, ou en tout cas ne devrait pas en être trop loin. J’avais pas mal de variations, moi aussi : je pouvais le frapper fort, fusant, lifté… En Suède, nous avons eu beaucoup de joueurs avec un très bon coup droit, Robin Söderling étant le dernier en date. Mais si je dois en sortir un du lot, je vais dire celui de Magnus Gustafsson. Il avait un énorme coup droit (il mime) : plus il gonflait les joues avant de frapper, plus on savait que ça allait partir fort ! »
 

 

Tous propos recueillis par Guillaume Willecoq

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