Les hormones de TSONGA

24 janv. 2013 à 11:36:39

Il y avait eu les déclarations de Gilles Simon, contre la parité des gains dans le tennis. Cette fois, c'est Jo-Wilfried Tsonga qui fait la boulette. Après sa défaite face à Roger Federer, Jo s'est peut-être un peu...

Il y avait eu les déclarations de Gilles Simon, contre la parité des gains dans le tennis. Cette fois, c'est Jo-Wilfried Tsonga qui fait la boulette. Après sa défaite face à Roger Federer, Jo s'est peut-être un peu lâché en conférence de presse.

 

Question : « Depuis quelques années, chez les hommes, on a les quatre premières têtes de séries en demi-finales. Pourquoi ne voit-on pas ça autant chez les femmes ? » Jo-Wilfried Tsonga : « Au tennis vous ne pouvez pas mentir. S'ils sont 1 ou 2 ou 3 ou 4 c'est parce qu'ils le méritent et parce qu'ils sont les meilleurs joueurs à ce moment-là.

 

C'est tout ». Au vue de sa non-réponse, on aurait cru que Jo avait senti le coup moisi, mais peut-être un peu fatigué et moins vigilant, après tout, il venait de disputer un quart de finale en cinq sets face à Roger Federer, il s'est tout de même laissé embarquer par la journaliste qui en a remis une couche jusqu'à obtenir la réponse qui aujourd'hui fait le buzz ! Question : « Savez-vous pourquoi c'est moins le cas dans le tennis féminin ? » Et là, tout bascule. JWT : « Vous savez, les filles elles sont moins émotionnellement stables que nous. Je suis sûr que tout le monde sera d'accord avec moi, même les filles ». J'imagine le conseiller communication de Jo dans le fond de la salle lui faisant des grands signes avec la main au niveau de la gorge, comme pour dire coupe ! Stop ! Arrête ! Mais la salle de conférence de presse doit être pleine de spots et le contact visuel entre Jo et son media coach devait être interrompu. Du coup, le Français en a remis une couche : « Je veux dire que c'est les hormones et tout ça. Nous, on n’a pas tous ces parasites, alors physiquement, on est toujours en forme et pas vous. C'est tout. ».

 

Et là, c'était trop tard. Même si on peut émettre l’hypothèse que les propos du gynéco-psychologue Tsonga ont été  un peu « lost in translation » -si la réponse avait été en français, elle aurait sans doute été moins choquante- on est quand même pas bien... Je me bats contre les joueurs qui font des réponses monosyllabiques en conférence de presse (Nalbandian, Chela, Roddick...) mais là, il aurait pas dû, Jo. Un simple « je ne sais pas » aurait suffi. Comment a réagi la presse étrangère à cette déclaration ? Daily Mail (online) : « Peut-être que Jo devrait parler aux sœurs Williams, Steffi Graf, Martina Navratilova, Chris Evert ou tout autre championne du tennis moderne . Ces cinq là comptabilisent 80 titres du Grand Chelems entre elles. Tsonga n’en a, comme dire cela gentiment, encore gagné aucun. Peut-être devrait-il prendre une dose de ces « parasites » qui semblent si bien servir les femmes ». USA Today : « Les hormones féminines mènent à l'instabilité mentale dans le tennis, dit le comportementalist de renom et joueur de tennis du top 10 Jo-Wilfried Tsonga ». Je ne vous fais pas une revue de presse internationale mais amusez-vous à taper Tsonga et hormones dans Google et vous verrez par vous mêmes. Ce qui m'amuse encore plus c'est que dans les grands canards français, pour le moment, pas un mot. Je ne pense pas que Jo soit un vilain macho mais là, il s'est déchiré. Il est évident qu'à sa prochaine confrontation avec la presse son avis de « comportementaliste » comme dit le journaliste de USA Today lui sera demandé.

 

Alors sort les rames Jo et bon courage...

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