Pour résumer une saison 2020 pas comme les autres, We Are Tennis by BNP Paribas a décidé de remettre des awards alternatifs à 20 joueurs et/ou joueuses du circuit mondial, mais pas que. Place aux dix premiers lauréats.

Le sosie de l’année : Rafael Nadal (le faux)

Les bras, la tête et même l’ancien style sans manche de Rafa. Mais heureusement, Rafael Nadal n’a pas les mêmes activités que son sosie anglais, qui, en plein jogging dans les rues de Fulham (Londres), s’est amusé cet été à déféquer devant les portes des maisons avant de s’enfuir. A l’instar de l’Espagnol, le clone malpoli n’est visiblement pas perturbé par la pression des caméras.

 

L’évasion de l’année : Sam Querrey

Inconscient, déserteur ou danger public ? Sam Querrey, qui vient d’entamer le tournoi de Saint-Pétersbourg en octobre, est déclaré positif au coronavirus et donc placé à l’isolement. Sauf que l’Américain se la joue Jason Bourne, ignore les consignes sanitaires, esquive le personnel soignant, et s’enfuit illégalement de Russie pour rejoindre l’Europe avec sa famille. Tennys Sandgren, lui, préfère le comparer à Tom Cruise.

 

Le philanthrope de l’année : Félix Auger-Aliassime

Le cœur sur la raquette, puisque la main est déjà occupée. Sur les courts, le « F double A » a fait le généreux en laissant ses trois finales – comme en 2019 – à ses adversaires. Générosite en dehors des courts également, puisque le Canadien a ouvert le  #FAAPOINTSFORCHANGE, qui consiste à récolter de l’argent pour promouvoir des projets éducatifs au Togo. A chaque point gagné par FAA, ce dernier offre cinq dollars et BNP Paribas abonde de quinze. Il a fait mouche à 4904 reprises en 2020. Sortez les calculettes.
 

 

L’espoir de l’année : Elsa Jacquemot

Exigeante. Ambitieuse. Douée. Prometteuse. Difficile de sélectionner l’adjectif qui colle le mieux à Elsa Jacquemot, numéro une mondiale du classement junior et gagnante de Roland-Garros chez les jeunes. Âgée de 17 ans, la championne en herbe fait partie de la Team BNP Paribas Jeunes Talents et dispose de tous les ingrédients nécessaires pour réaliser la carrière dont elle rêve. Si en plus, elle se met à réconforter ses adversaires…
 

 

Les cavistes de l’année : Benoît Paire et Stan Wawrinka

Durant le déprimant confinement du printemps, Stan Wawrinka et Benoît Paire se sont organisés des visio-apéros divertissants. Au menu : cocktails simples mais efficaces et interviews improvisées. Pas étonnant de la part d’un Suisse apparu dans un stand-up de l’humoriste Kev Adams avec qui il s’apprête à sortir un film, et d’un Français qui ne peut attendre de rentrer aux vestiaires pour s’ouvrir une bière après un match à Auckland en tout début d’année. Santé !
 

 

Le poissard de l’année : Novak Djokovic

Il est possible de gagner un titre du Grand Chelem -l’Open d’Australie- et de connaître une année encore plus pourrie que les autres. La preuve avec Novak Djokovic. Alors que le déconfinement européen pointe tout juste le bout de son nez, il organise en juin l’Adria Tour, un tournoi caritatif. Sauf que le Serbe y attrapé la Covid-19, comme d’autres joueurs. Pour ne rien arranger, le Djoker a connu la disqualification à l’US Open pour avoir involontairement envoyé une balle dans la gorge d’une juge de ligne.
 

 

L’intello de l’année : Ivan Ljubičić

On savait Ivan capable de bien faire avancer ses pions depuis qu’il a arrêté sa carrière de joueur pour embrasser celle d’entraîneur. Une autre carrière s’ouvre peut-être à lui puisque le Croate, en avril, a défié le maître français des échecs Maxime Vachier-Lagrave et s’en sort avec un match nul.
 

 

Les guerrières de l’année : Kiki Bertens et Sara Errani

Epique combat que ce deuxième tour des Internationaux de France, dans la tableau féminin ! Des insultes, une Sara Errani obligée de servir à la cuillère pour stopper l’enchainement de doubles fautes, dix breaks consécutifs, des dénonciations de simulation, un 9-7 en faveur de Kiki Bertens dans la troisième manche, une Néerlandaise victorieuse sortant du terrain en chaise roulante, des critiques en conférence de presse… Une bataille aussi psychologique que physique.
 

 

La tendresse de l’année : Rafael Nadal (le vrai)

Comme Djoko, Nadal aussi a touché le visage d’une personne avec sa balle. Mais point d’énervement ici. Durant l’Open d’Australie, l’Espagnol atteint malgré lui, sur un retour, une ramasseuse de balle. Les gestes barrières n’étant pas encore de rigueur en début d’année, Rafa vient s’excuser en déposant un poutou sur la joue de la victime. À la même période, lors d’un tournoi de charité pour lutter contre les incendies en Australie, l’homme de Manacor se permet également une petite caresse pour son partenaire serbe de double, qui s’apprête à servir : une indication tactique ressemblant à un doigt d’honneur.

 

Le filmé de l’année : David Goffin

À jamais le premier. Pendant un match de Coupe Davis opposant la Belgique à la Moldavie en janvier, David Goffin rentre dans l’histoire du tennis lorsqu’il demande l’assistance vidéo pour déjuger l’arbitre l’ayant sanctionné d’une faute de pied au service. Un VAR jamais vu dans ce sport et manifestement pas plus efficace que dans le football, puisque personne ne parvient à vérifier si la ligne a bien été mordue ou non. Le VAR à moitié vide.