Bienvenue en 2012. 2012 c'est l'année des campagnes : campagne présidentielle française, sur laquelle je ne m'étendrai point, campagne pour les primaires aux Etats-Unis, sujet sur lequel je resterai tout aussi...

Bienvenue en 2012. 2012 c'est l'année des campagnes : campagne présidentielle française, sur laquelle je ne m'étendrai point, campagne pour les primaires aux Etats-Unis, sujet sur lequel je resterai tout aussi muet, dernière campagne de Guy Forget en Coupe Davis….Bref, plein de campagnes.
Tout ça m'a donné envie, à moi aussi, de partir en campagne. C'est pourquoi, j'ai décidé, lectrices et lecteurs, de faire campagne pour la nomination d'Amélie Mauresmo à la tête de l'équipe de France de Coupe Davis par BNP Paribas.
Comment ça impossible ? Et pourquoi pas ? Soyons crus et parlons mal : l’absence d'un zizi entre ses jambes interdirait-elle l'accès à la tête des bleus de la dame ? De quel droit ? Nicolas Escudé dirige bien l'équipe de France féminine, et jusqu'à preuve du contraire, c’est un homme. Alors arrêtons avec cet argument à 2 francs (j'allais dire euros mais ça va bientôt être has been de dire ça) qui veut qu'une femme ne puisse pas saisir la psychologie du tennis masculin. C'est juste une idiotie.
On est une gagnante ou on ne l'est pas, point. Quel que soit le sport. Pourquoi Guy Forget a-t-il fait appel à Claude Onesta (sélectionneur de l'équipe de France de handball) avant la finale de Coupe Davis à Belgrade en 2010 ? Parce qu’il n'était pas là pour apprendre à Monfils and co à faire un coup droit mais pour partager son savoir-faire en matière de victoire, pour faire gagner, dans sa tête, l’équipe de France qui affrontait, à Belgrade, 15 000 Serbes. En 1996, lorsque le PSG remporte la Coupe des Coupes, Michel Denisot, alors président du club, fait appel à Yannick Noah pour préparer le groupe. Pas sûr que Yannick ait été là pour expliquer à N'Gotty comment tirer un coup franc... Vous me direz, ce ne sont que des intervenants. On lui demanderait autre chose à Amélie. Ah oui ? Et on lui demanderait quoi au juste ? D'inculquer l'esprit d'équipe ? Je vous rappelle qu'elle a mené son équipe au titre en 2003 en remportant la Fed Cup. D’insuffler la gagne ? Amélie a remporté deux Grands Chelems, ce qui est plus que tous les autres Français actuels réunis. Dois-je aussi rappeler qu'elle est le seul citoyen français à avoir été numéro 1 mondial depuis très très longtemps.
J'attends le dernier argument bidon : « Elle n'a jamais entraîné, même des filles ! ». Faux. Non seulement elle a déjà « coaché », mais pas n’importe qui : Michaël Llodra qui s’est adjoint ses services parce que, dit-il, «Amélie peut m'apporter beaucoup sur la manière dont on aborde les grandes compétitions. Elle peut aussi me transmettre la gagne. » Evidemment ! Alors pourquoi attendre ? Il faut la nommer tout de suite pour qu’elle ait le temps de se préparer. En plus, elle s'entend à merveille avec Guy Forget.
Et la concurrence ? Y-en a-t-il une ? Pas officielle en tous cas. Officieusement, on entend circuler des noms : Sébastien Grosjean, Arnaud Clément, Lionel Roux, Thierry Tulasne. J’ai même entendu parler d’Henri Lenconte… Allons, allons, un peu de sérieux s'il vous plaît. Si les quatre premiers sont des candidats potentiels, il faudra quand même m'expliquer en quoi ils sont plus légitimes qu'Amélie. Le seul qui brille par son amour et son dévouement pour la Coupe Davis, c’est Arnaud Clément. Mais pour le coup, il a zéro expérience. C'est pourquoi, tant que ce n'est pas décidé, je reviendrai à la charge pour soutenir la candidature non déclarée d'Amélie Mauresmo. Suivez-moi dans cette aventure. La France a besoin de votre soutien et d'une « leadeuse ». En plus, ça serait d'un avant-gardisme total.
Amélie Président ! Amélie Président !
Euh pardon... Capitaine !