Chang : «Le public de Roland-Garros est plus bruyant»

29 mai 2012 à 19:03:51

Tout le monde s’accorde à le répéter en chœur : Roland-Garros est un tournoi très spécial. Mais pourquoi donc ? Tentative de réponse exclusive avec le mythique Michael Chang. Dans quelle mesure le public de...

Tout le monde s’accorde à le répéter en chœur : Roland-Garros est un tournoi très spécial. Mais pourquoi donc ? Tentative de réponse exclusive avec le mythique Michael Chang.

Dans quelle mesure le public de Roland-Garros est-il différent des autres tournois majeurs ? Avec ces années jouées à Paris, j’ai appris à travers de nombreuses situations ce qu’était le public français. Ils sont plus bruyants, ils se manifestent plus et ils laisseront souvent le joueur être au courant de comment ils ressentent les choses. Parfois c’est bien quand ils vous encouragent, mais parfois ce n’est pas très bon s’ils n’aiment pas ce que vous êtes en train de réaliser sur le court. S’ils n’aiment pas ce que vous faîtes, vous pouvez très bien subir quelques moqueries ou même être hués certaines fois. Croyez-le ou non, c’est quelque chose que la plupart des joueurs n’apprennent pas mais c’est très important de connaître un endroit comme Roland-Garros où les fans sont si passionnés. Et à l’évidence, jouer un match avec le public de votre côté, c’est un avantage énorme. Encore plus ici à Paris.   Cela explique-t-il selon vous la difficulté des tennismen français à bien y figurer ? Lors de chaque match joué contre les Français à Roland Garros, à vrai dire, j’ai trouvé qu’ils étaient souvent nerveux de jouer à la maison. Je n’ai jamais su dire si c’était en raison de la pression ou s’ils en faisaient une fixation mais l’un dans l’autre, je ressentais assez bien qu’ils étaient soumis à une grande attente, de la part du public et de la presse. Je crois que c’est encore le cas aujourd’hui, particulièrement dans le tableau masculin vu qu’il n’y a pas eu de titre français depuis Yannick Noah. Je crois que le même genre de sentiments existe pour les tennismen britanniques à Wimbledon, australiens à Melbourne ou américains à l’US Open.   Lorsqu’on évoque Roland-Garros, quel souvenir vous vient à l’esprit en premier? La joie. Celle de pouvoir venir à Paris pour jouer pendant tant d’années. C’est un des quatre tournois que je n’ai jamais manqué tout au long de ma carrière ! J’ai gardé de très bons souvenirs à jouer ici et pas seulement celui de 1989. Et quand vous goûtez au succès à un endroit, à chaque fois c’est une excitation supplémentaire d’y revenir. J’espère d’ailleurs pouvoir vous rendre visite cette année.   Propos recueillis par Ronan Boscher  

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