Mais qu'arrive t-il à Andy Murray? L'Ecossais, finaliste malheureux de l'Open d'Australie face à Djoko, n'a depuis cette date plus gagné un seul set. Il s'est d’abord incliné d'entrée à Rotterdam face à Marcos...
Mais qu'arrive t-il à Andy Murray? L'Ecossais, finaliste malheureux de l'Open d'Australie face à Djoko, n'a depuis cette date plus gagné un seul set. Il s'est d’abord incliné d'entrée à Rotterdam face à Marcos Bagdhatis. Après cette défaite, Murray avait posé un premier diagnostic : "Je n'ai pas très bien servi". Pas plus inquiet que ça, le numéro 5 mondial s'est immédiatement projeté sur deux gros tournois : le BNP Paribas Open et Miami. En Californie, Murray, dans son premier match face à Donald Young, 128e mondial, chute à nouveau, sans s’inquiéter plus que ça : "A la fin du premier, je n'ai pas particulièrement bien joué. Le public était pour Young et ensuite, je n'ai pas réussi à revenir ". Très fine analyse.  Ça commence déjà à sentir le gars qui n’ose pas trop regarder la réalité en face. On oublie et on passe à autre chose. Allez hop, tous à Miami, camp de base de Murray pour la préparation foncière d'avant saison. Autant dire qu'Andy joue à la maison. Avec un bye au 1er tour, il affronte au second tour un Américain chaud bouillant (encore un) : Alex Bogomolov Jr., qui venait de réussir l'exploit de sortir l'immense Victor Hanescu en trois sets…. Miami, un flop de plus dans la cornemuse de l'Ecossais. Attention, analyse de l'intéressé : "Je n'ai pas particulièrement bien joué". Définition de déni : non considération d'une partie de la réalité. Là, on est dans le vrai. Eh oh du bateau !! Quelqu'un peut-il mettre un coup de corne de brume ? Monsieur Murray est dans le brouillard, et à ce rythme, il va finir par s'échouer sur la falaise. Quand on lui demande s'il compte se payer un coach digne de ce nom, il répond par des actes, en choisissant son pote et sparring partner Dani Vallverdu comme entraîneur. Dani Vallverdu. No comment. Si Murray ne veut pas finir, dans l'esprit du public, comme le Britannique qui, comme Henman, n'a jamais atteint la finale de Wimbledon et qui a participé à trois finales de Grand Chelem sans jamais réussir à les remporter ; s’il ne veut pas devenir ce qu’on nomme assez simplement d’un mot désagréable, un looser, il va falloir qu’il réagisse. Je ne pense pas que Murray soit un looser. Je suis même persuadé du contraire. C'est un joueur doté d'une intelligence de jeu hors du commun et qui a très peu de faiblesses. Mais il lui manque, à mon sens, deux ingrédients vitaux pour réussir sa recette. Il lui manque d’abord un entraîneur, un vrai, de la trempe d'un Brad Gilbert, avec lequel il avait atteint les demi-finales à Indian Wells et Miami. Ensuite, Andy a besoin de mûrir. Il lui faut penser à lâcher sa playstation, la main de maman et à endosser un costume de champion qui lui irait à ravir. Sinon, ça peut devenir moche.