Paul-Henri Mathieu n’est pas qu’un joueur de tennis. S’il n’est pas très disert avec les journalistes, le Prix Citron 2007 de Roland-Garros a des choses à écrire. En 2011, il publie, avec la collaboration de Renaud...

Paul-Henri Mathieu n’est pas qu’un joueur de tennis. S’il n’est pas très disert avec les journalistes, le Prix Citron 2007 de Roland-Garros a des choses à écrire. En 2011, il publie, avec la collaboration de Renaud Leblond, Tennis, mode d’emploi*. A l’heure, pour lui, de faire sa valise pour les vacances, on a voulu connaître la relation qu’entretient l’ex-n°12 mondial avec les livres.

  Ton bouquin aurait-il pu s’intituler Tennis pour les Nuls ? Oui car il s’adresse à tout le monde. Du débutant au joueur plus confirmé. Ça parle de l’Histoire du tennis. De technique et de tactique. Même les pros peuvent y apprendre deux ou trois petites choses. Les ventes ? Je ne connais pas les chiffres mais je crois que ce n’est pas trop mal.   Lis-tu des ouvrages sur le tennis ? Jamais ! Ça ne m’intéresse pas. Après, de temps en temps, je peux  lire un bouquin parlant de sport, mais c’est rare. D’ailleurs, je suis incapable de te dire quel fut le dernier.   T’arrive-t-il de t’endormir sur un livre ? Souvent ! Et ce pour la simple raison que je lis le soir, dans mon lit. D’ailleurs, en avion, si j’ai besoin de me reposer, je prends un bouquin et ça me fatigue les yeux. À y réfléchir, c’est quand même mieux que de prendre un cachet.   Amélie Nothomb, Marc Lévy, Harlan Coben ou Victor Hugo ? Harlan Coben ! J’aime beaucoup ses intrigues, sa manière d’écrire et ainsi de faire durer le suspense. En fait, j’ai lu tous ses livres.   Papier ou tablette numérique ? Tablette. Il faut vivre avec son temps. De toute manière, pour moi il ne fait aucun doute qu’un jour le papier disparaîtra.   L’écrivain avec lequel tu aimerais passer une soirée ? Bon, je sais bien que ça risque d’être difficile mais, quitte à choisir, ce serait Victor Hugo. C’est l’un des grands noms de la littérature française. S’il m’a marqué personnellement ? Oui, comme tout le monde.   Enfant, quel héros de BD rêvais-tu d’être ? Sans hésitation, Lucky Luke ! J’adorais son côté je-tire-plus-vite-que-mon-ombre.   Utilises-tu un marque-page ou l’écornes-tu? J’écorne. Bon, tu vas me dire, le livre doit être dans un sale état mais non car, lorsque j’ouvre un livre, ce n’est pas pour en lire deux pages.   Ta bibliothèque est de quel style ? Moderne. Plutôt design. Il doit y avoir une centaine de livres.   Passes-tu le plumeau ou laisses-tu une légère couche de poussière pour lui donner davantage de cachet ? Non, c’est propre chez moi, je ne laisse pas la poussière s’installer. Enfin, pour être exact, ma femme de ménage ne la laisse pas s’installer. Je suis plutôt maniaque…   Le livre que tu as honte de posséder ? Je ne sais pas… Je ne trouve pas d’exemple. Pourtant, quand c’est mauvais, je ne vais pas beaucoup plus loin que le titre…   Un auteur que tu détestes ? Ce n’est pas pour me défiler mais je ne m’attarde pas sur ce que je n’aime pas.   Un auteur que tu apprécies ? Marc Lévy. C’est agréable, ça se lit très facilement.   Pour donner un peu plus d’attrait aux grandes œuvres, penses-tu qu’il faudrait opter pour un autre terme que celui de ‘classique’ ? ‘Ancien’. Ah non, ça ne va pas… Non, mais ‘classique’ c’est bien. Moi, ça ne m’a pas empêché de les lire au collège. Et je peux t’assurer que je ne me servais pas de ‘Profil’…   Propos recueillis par Charles Michel *Tennis, mode d’emploi, 160 pages, édition EPA.