Top 5 : boxe et tennis

30 sept. 2016 à 15:17:10

Benoit Paire qui décide de s’entourer de Brahim Asloum, l’ancien champion olympique de boxe, en l’engageant comme préparateur physique, c'est l’occasion de revenir sur cinq histoires qui ont déjà fait le lien entre la boxe et le tennis.

Toujours suspendu par la fédération française de tennis pour son comportement durant les derniers JO de Rio, Benoit Paire a décidé de s’entourer de Brahim Asloum, l’ancien champion olympique de boxe, en l’engageant comme préparateur physique. Une folie ? Pas tellement, quand on sait que Paul-Henri Mathieu dit que « le sport qui se rapproche du tennis, c’est la boxe. » La preuve avec cinq histoires qui ont déjà fait le lien entre les deux sports. Et nouer l’histoire d’amour entre Marcel Cerdan et Edith Piaf…

 

1/ Mike Tyson, sa fille et Wimbledon en 2030

« Ma fille de 7 ans est bien meilleure au tennis que moi. » Pour une fois, Mike Tyson a la modestie facile. Enfin presque. « Je ne suis quand même pas aussi mauvais que ma femme. » Depuis sa retraite, l’ancien champion de boxe passe ses journées à Orlando, en Floride, à taper les balles avec Milan, sa cadette. Et loue son jeu de jambes et son retour en revers dès qu’il peut, au point de dessiner un bel avenir : « Si elle continue comme ça, elle gagnera Wimbledon en 2030. » Alors forcément, l’ancien boxeur se prépare devant son poste de télévision. Sérieusement. À l’occasion des derniers Jeux olympiques de Rio, Tyson a admis dans Sports Illustrated « Je préfère regarder du tennis que de la boxe à la télévision. » Quel naufrage, la retraite.

 

2/ « L’idée de frapper quelqu’un m’effraie »

Pour Roger Federer, c’était Michael Jordan. Pour Andy Murray, l’idole s’appelle Mohamed Ali. En 2015, l’Ecossais révélait au site Tennis.com qu’enfant, tous les posters dans sa chambre ou presque affichaient le visage du triple champion du monde des poids lourds. « Je suis un très grand fan de boxe, expliquait-il. Mais au-delà de cette discipline, j’aime Ali pour ce qu’il représentait sur le ring et en dehors. Il transcendait ce sport et restait fidèle à ses idéaux. » Au quotidien, le Britannique trouve même des similitudes entre les deux sports : l’importance du jeu de jambes, la notion de duel, de plan d’attaque différent selon l’adversaire, le staff, les soigneurs… Et malgré tout, le numéro 2 mondial garde le regret de n’avoir jamais boxé, mis à part sur un punching-ball. « L’idée de frapper quelqu’un comme l’idée de se faire frapper m’effraie, reconnaît-il. Mais il y a certaines personnes que j’aimerais bien frapper, comme mon préparateur physique ! » Ce qui doit parfois être réciproque.

 

3/ « Il y a même des gens qui m’appellent Ali »

Jo-Wilfried Tsonga est aussi fan de Mohamed Ali. Facile : il en est le sosie officiel. « On me compare beaucoup à lui. Il y a même des gens qui m’appellent Ali, a expliqué le Français en 2012. Ce grand bonhomme me suit depuis que je suis arrivé sur le tour. » Depuis plus longtemps, en réalité. En 1974, son père Didier était présent à Kinshasa lors du mythique combat entre Mohamed Ali et Georges Foreman. D’origine congolaise, le paternel évoluait à cette époque dans l’équipe des Diables noirs de Brazzaville, avant de migrer vers Le Mans, la ville natale de son fils. Où Ali n’a semble-t-il jamais combattu, en revanche.

 

4/ Marcel Cerdan, l’amour et Roland-Garros

7 juillet 1946. Pour la première fois de son histoire, le central de Roland-Garros accueille un match de boxe. L’opposition ? La légende locale Marcel Cerdan face à l’Américain Holman Williams. L’idée ? Un test lancé à Cerdan par des impresarios américain. L’enjeu ? Si le Français remporte son combat, il pourra tenter sa chance outre-Atlantique - la consécration pour tout boxeur. Le résultat ? Malgré une fracture à la main droite, Cerdan domine Williams en dix reprises. Le plus important dans cette histoire ? C’est au soir de ce succès que Marcel rencontrera Edith Piaf, au Club des Cinq précisément, où la chanteuse donne un spectacle et le sportif fête sa victoire. Avec la love story que l’on connaît. Et la Marion Cotillard que l’on préfère oublier.

 

5/ Maria Sharapova, Instagram et la corde à sauter

Depuis sa suspension de deux ans pour dopage en mars dernier, Maria Sharapova a du temps à tuer. Et de la frustration à expulser. Pour ce faire, l’ancienne numéro une mondiale tape tous les matins dans un sac de boxe, fait de la corde à sauter et crie toujours très fort quand elle donne un coup. Le tout immortalisé quotidiennement sur Instagram, évidemment. « Revivre des souvenirs des entrainements de boxe quand j’étais petite fille », a-t-elle récemment posté pour introduire une vidéo de l’une de ses séances. Avec le morceau Eyes of the tiger en fond sonore. Évidemment.

 

Par Victor Le Grand

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