Ça y est Amélie Mauresmo a été nommée capitaine de l'équipe de Fed Cup. Je suis content pour elle. Mais soyons clairs : la présence de Mauresmo sur la chaise ne va pas radicalement changer le niveau de jeu d'Alizé...
Ça y est Amélie Mauresmo a été nommée capitaine de l'équipe de Fed Cup. Je suis content pour elle. Mais soyons clairs : la présence de Mauresmo sur la chaise ne va pas radicalement changer le niveau de jeu d'Alizé Cornet, elle n’empêchera pas Virginie Razzano d'avoir 30 piges en mai prochain, elle n'enverra pas Pauline Parmentier en finale d'un Grand Chelem. Amélie n'a pas de chapeau magique, d'où elle pourra sortir une joueuse capable de battre n'importe qui n'importe où. Il n'y aura donc pas de grands chamboulements dans l'équipe de Fed Cup, et l'avenir sera fait de montées et de descentes entre les différentes divisions mondiales. Certes, Mauresmo apportera toute son expérience, conjuguée à sa passion indéfectible pour les bleues. Mais « à un m'en donné » c'est les joueuses qui font la différence et non la capitaine. Il y a peut-être, quand même, un paramètre capable de venir modifier un peu cet avenir morose. Ce devrait être d'ailleurs la toute première mission du capitaine Mauresmo : nom de code - Bartoli ! Marion peut tout faire basculer. Je rappelle qu'en février prochain la France reçoit l'Allemagne, avec son énorme vivier de joueuses über talentueuses : Goerges, Lisicki, Petkovic, Kerber...La rencontre sera épineuse. Si Marion était de la fête, ce pourrait tout de suite changer la couleur de la limonade. Sur un week-end, cette fille-là est capable de battre n'importe qui. Avec le survêtement de l'équipe de France sur le dos, elle peut aussi donner des ailes aux autres joueuses qui arriveraient avec beaucoup plus d'espoir et donc plus de gnak. Pourquoi, d'un coup d'un seul, cet optimisme sur la présence de Bartoli en équipe de France ? D'abord parce qu'elle a été consultée, au même titre que les autres joueuses françaises, pendant Roland-Garros sur la succession de Nicolas Escudé à la tête de l'équipe de France de Fed Cup. Qu'elle soit consultée est déjà un signe fort de la part de la FFT qui lui dit : « tu fais partie du projet ». Encore plus fort, la réponse de Marion, qui a voté Mauresmo. A quoi bon, si c'est pour ne pas participer ? Autre indice qui laisserait croire en un changement : l'attitude de docteur Walter. Sans aller jusqu'à dire qu'il prend du recul, il est évident que le papa de Marion fait preuve d'ouverture d'esprit. La preuve : avant Roland-Garros, les Bartoli ont demandé un coup de main à un intervenant extérieur, une mini révolution en soit. Cerise sur le gâteau, le fameux conseiller n'était autre que Pierre Cherret, entraîneur fédéral. Autant de petits détails qui permettent d'espérer un retour de Marion Bartoli en Fed Cup avec l'arrivée d'Amélie Mauresmo comme capitaine. Attention, ce n'est pas encore gagné Amé, mais il s'agit clairement là d'une des clefs de voûte de ton succès.