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Dix anecdotes ultimes sur Wimbledon

Le plus grand tournoi du monde est celui – en toute logique – qui a le plus d’histoires à raconter. Invraisemblables, anecdotiques, parfois ras le gazon, il y en a des centaines. En voici dix, parfois peu connues, pas loin d’être les meilleures.

Le plus grand tournoi du monde est celui – en toute logique – qui a le plus d’histoires à raconter. Invraisemblables, anecdotiques, parfois ras le bitume (ou plutôt ras le gazon), il y en a des centaines. En voici dix, parfois peu connues, sélectionnées parmi le lot. 

 

La joueuse qui cherche un nouveau petit copain

 

Plaqué par son petit ami juste avant le tournoi, Patricia Stewart, visiblement désespérée, joue en 1961 avec… son numéro de téléphone brodé sur sa jupe ! La jupe en question est mitraillée par les photographes et l’Américaine se marie quelques jours après Wimbledon avec le joueur de cricket John Edrich, sans doute l’un des nombreux prétendants à avoir composé le numéro.  

 

Pietrangeli zappe le tournoi pour regarder le foot…

 

Avec le prize money actuel (environ 35 000 euros pour un perdant du premier tour), il faudrait être sacrément toqué de football pour oser faire comme Nicola Pietrangeli en 1970. Après avoir assisté à la victoire incroyable de la Squadra Azzura sur l’Allemagne de Franz Beckenbauer en demi-finale du Mondial, l’Italien a préféré déclarer forfait pour Wimbledon, où il devait affronter Dennis Ralston au premier tour, afin de rester à Mexico pour assister à la finale (perdue par les Italiens face aux Brésiliens).

 

…mais se « rattrape » d’une drôle de manière en 1973

 

C’est l’année du « boycott ». 81 forfaits prononcés en solidarité avec Nikki Pilic, sanctionné par la Fédération internationale de Tennis pour avoir refusé de jouer la Coupe Davis par BNP Paribas. À Wimbledon, c’est la bérézina. On rameute tous les joueurs du coin, dont le retraité Nicola Pietrangeli, 39 ans, qui est à Londres pour affaires mais… sans affaires. Avec une raquette prêtée par Ilie Nastase, l’Italien a ainsi joué à l’arrache son 19è et dernier Wimbledon, perdant dès le premier tour contre l’Australien Simpson.

 

Une juge de ligne dort à poings fermés

 

Abe Segal et Clark Graebner ont connu une drôle de fin de match en 1964… à cause d’une juge de ligne inanimée, Dorothy Cavis-Brown, pourtant arbitre émérite de Wimbledon depuis des lustres. En voyant sa tête attirée vers le sol comme un aimant sur la balle de match, Segal s’est approchée d’elle « pour voir si elle n’était pas morte », alors qu’il attendait qu’elle annonce « out » la volée de Graebner. « Je savais que mon jeu était ennuyeux, mais pas à ce point ! » Après l’incident, immortalisé par les photographes et largement relayé par la presse, Dorothy Cavis-Brown fut bannie de la « profession ».

 

 

John McEnroe fait fuir Lady Di en 1981

 

Quand trois semaines pile avant d’épouser le Prince Charles, Diana Spencer quitte la loge royale en pleine demi-finale de John McEnroe, ça ne passe inaperçu ! Peut-être tenue de sortir par une simple obligation, on a préféré y voir à l’époque le témoignage de son indignation (c’est quand même bien plus vendeur pour les journaux, non ?), McEnroe aboyant et tempêtant contre la terre entière (17 contestations au total). C’est ce jour-là que l’arbitre de chaise George Grime fut notamment qualifié de « déshonneur de l’humanité. »

 

Il abandonne, dégoûté par la réussite de son adversaire

 

« Je ne peux pas jouer contre un cocu pareil ! ». Réputé pour son caractère volcanique, le Roumain Nicolae Mishu fait frémir Wimbledon en 1924 en quittant le Center Court à 6/2 6/3 3-1 pour Ivie Richardson. Agacé de voir plusieurs coups adverses toucher la bande, le pianiste roumain est parti en claquant la porte, oubliant même ses affaires au pied de la chaise d’arbitre. Il s’excusera plus tard auprès de son adversaire en lui faisant porter… une cartouche de cigarettes.

 

Privé de bras gauche, il se hisse en deuxième semaine

 

Malgré un bras gauche perdu à la guerre, l’amputé autrichien Hans Redl est tout de même parvenu à passer trois tours à sa première participation, en 1947 ! Une précision : son infirmité l’autorisait à frapper deux fois la balle avec la raquette au moment du service. En revanche, inutile d’indiquer que Redl avait… un revers à une main !

 

 

En 1983, il joue en chemise et en pantalon de flanelle !

 

Entre la robe à dos nu de Laura Siegel (1979) et la combinaison d’Anna White (1985), Trey Waltke s’est également fait repérer pour sa tenue d’un autre âge, mais sans faire scandale lui ! Avant de tomber contre Ivan Lendl sur le Center Court, l’Américain passe un tour et enchante les nostalgiques de Gatsby le magnifique en tapant la balle en chemise et pantalon de flanelle. Mais l’envers du décor est moins bucolique : sans contrat, Waltke cherchait en réalité un nouvel équipementier. Ce qu’il trouva.

 

 

Un match tiré à pile ou face

 

Certes, c’est l’époque où le double est sacré et presque mieux côté que le simple. Certes, il n’y a pas d’argent : en 1904, le vainqueur repart au mieux avec un vase ou une paire de pantoufles. Mais rien ne nous aide aujourd’hui à réaliser qu’au début du XXè siècle, une demi-finale du « plus grand tournoi du monde » s’est jouée à pile ou face entre deux partenaires, Frank Riseley et Sydney Smith, qui à deux sets partout ont préféré sortir une pièce de leur poche plutôt que de se risquer de se fatiguer davantage avant leur finale de double prévue le lendemain face aux redoutables frères Doherty. L’astuce n’a pas été bénéfique : Riseley, vainqueur du toss, a perdu les deux finales. 

 

Quand McEnroe promet de baisser son short sur le Center Court si…

 

…Michael Chang atteint la finale. En 1989, un mois après la victoire de l’ado à Roland-Garros, John McEnroe ne comprendrait pas qu’il récidive à Londres et promet à la cantonade de se mettre nu sur le Central si ça arrive. Après la défaite de Chang en huitièmes de finale face à Tim Mayotte, les journaux britanniques ont présenté une photo montage de la star short baissé, barré de la mention « Ce à quoi vous avez échappé ! ». On ne sait pas pourquoi, mais on aurait quand même aimé que Chang aille plus loin…

 

Par Julien Pichené

Article rédigé par

So Press

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