Grigor DIMITROV : « Ce dont je suis le plus heureux est de m’être fait un nom par moi-même »

28 févr. 2023 à 12:31:34 | par Eli Weinstein

A l’occasion de l’ATP 250 de Marseille, Grigor Dimitrov a accordé une interview exclusive à We Are Tennis. Le Bulgare surdoué y revient, entre autres, sur les fiertés de sa carrière, la façon dont il a vécu le phénomène « Baby Fed » ou encore sa récente association en double avec Nicolas Mahut… Interview carrière.

En 2009, au tout début de ta carrière sur le circuit principal, tu venais pour la première fois ici à Marseille. 
Oui. C’était il y a 14 ans, contre Gilles Simon.

Si quelqu’un t’avait alors dit que, 14 ans plus tard, tu jouerais toujours au tennis, que tu serais encore un joueur professionnel, qu’aurais-tu répondu ?
Ça sonne bien ! Tu sais, je pense que c’est super de revenir dans les endroits où tu as débuté, où les choses ont commencé. Je crois en ces choses-là, un peu comme des présages : là où tu commences, et peut-être là où tu finis, et ainsi de suite. Heureusement, je n'en suis pas à la fin. Et c’est merveilleux. Mais j’apprécie ces moments et je ne les oublierai jamais. Je pense que c’est aussi un autre moyen de bien me rendre compte qu’après 14 ans, je suis toujours là et bien là.

Personne ne devrait jamais porter un tel fardeau sur son nom.

En te retournant sur toutes ces années, pas seulement ici mais plus globalement, de quoi es-tu le plus fier ?
Je dirais la régularité. Continuer à des moments où tu ne vois pourtant pas l’issue. Quand tu te sens un peu déprimé, découragé, quand tu ne te sens pas vraiment dans ton assiette, quand tu manques de confiance. Juste avoir le courage de continuer dans tous ces moments-là.

Si tu devais recommencer, tu changerais quelque chose ou tu ferais tout de la même manière ? Et si tu devais changer, qu’est-ce que tu changerais ?
J’ai eu cette conversation avec quelqu’un récemment. Honnêtement, je ne suis pas sûr que je changerais des choses. Peut-être que je ferais juste certaines retouches.

Lesquelles ?
Non, je parle surtout de certaines décisions que j’ai prises. Disons des décisions qui étaient très... je ne dirai pas simples, mais elles étaient du genre nécessaires. Et je pense que c’est quelque chose que j’aurais peut-être pu changer. Pas de changement total, des petites retouches.

Que dire de ce surnom de Baby Fed ? En te retournant sur cette mode, ce moment, qu’est-ce que tu en retiens aujourd’hui en y repensant ?
En fait, ça doit être un bon exemple pour tout jeune joueur qui arrive. Personne ne devrait jamais porter un tel fardeau sur son nom. Je te le dis. C’était, je pense, l’une des comparaisons les plus hors de propos à mes yeux, à mon opinion, et à celles de tous. Et ce dont je suis le plus heureux, c’est de m’être fait un nom par moi-même.

Je m’amuse en ce moment.

La saison 2023 a tout juste débuté et tu as déjà une demi-finale à Rotterdam. Et aussi un troisième tour en Australie, mais où tu as perdu contre le champion, celui que personne ne pouvait battre, que personne ne pouvait presque ne serait-ce que breaker !
Oui, la saison a l’air de bien démarrer !

Qu’est-ce qu’on peut attendre de Grigor Dimitrov en 2023 ?
Simplement la santé ! C’est le plus important. Je m’amuse en ce moment. Comme je l’ai dit, j’ai beaucoup travaillé en essayant de faire les choses un peu différemment que par le passé, en essayant même de jouer peut-être un peu plus, en essayant simplement de sortir un peu de ma zone de confort. Et je pense que ça va aussi me pousser à être meilleur sur chaque compartiment que je dois améliorer.

Dernière question : à Rotterdam, tu as joué le double avec Nicolas Mahut.
Oui. 

Est-ce qu'on doit s'habituer à te voir jouer un peu plus en double, et avec lui ? 
Honnêtement, j’adorerais jouer plus avec lui. Je ne sais pas s’il le veut. Je pense qu’il est tout simplement l’un des meilleurs joueurs de double. Enfin et surtout, il était aussi un sacré joueur de simple. Et je l’ai beaucoup affronté ! C’est l’un des gars les plus sympas du circuit. Donc s’il est chaud, je serai heureux de jouer un peu plus souvent. Ça dépend vraiment de lui. Il a la main sur ce coup-là !

 

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