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Il va où le Masters ?

Historiquement, le Masters est un tournoi nomade. Depuis son existence (1970) il voyage le monde. Il s'est installé durablement à New York entre 1977 et 1989. Après avoir à nouveau baroudé, il a posé ses valises à Londres depuis 2009. Ce bail expire en 2021. Alors la question est : on va où ?

Alexander Zverev va pouvoir prendre la pose avec son tout premier trophée du Masters devant «  Big Ben  » ou sur le «  Tower of London  » ou pourquoi pas au sommet du «  London Eye  ». C'est vrai que ça fait un beau cliché. Néanmoins, cela pourrait être l'antépénultième. En effet, le 14 décembre prochain, l'ATP divulguera une «  shortlist  » des villes candidates pour accueillir le Masters dès 2021. Près de 25 villes avaient jusqu'au 2 novembre pour candidater, mais seulement 3 ou 4 seront retenues dans la liste restreinte. Le choix final ne sera pas fait avant mars 2019, sans doute à l'occasion du BNP Paribas Open à Indian Wells. La durée du bail devrait courir jusqu'en 2026.

Alors il va où le Masters  ?

La présence de Londres, parmi les candidats, est une quasi-certitude. Le tournoi y est installé depuis 2009 et y connaît un succès sans faille. Sur une semaine, les 8 meilleurs joueurs du monde attirent en moyenne 250 000 spectateurs et génèrent des audiences allant jusqu'à 95 millions de téléspectateurs dans le monde par édition. Des chiffres qui donnent le tournis et qui sont des arguments "béton armé" pour que l'épreuve reste au service de sa majesté. Trois ou quatre autres noms reviennent, il s'agirait de Doha,Tokyo, Shanghai et Turin.

Satisfaire les différentes populations

Fort d'un budget illimité, le premier nommé souhaite faire mieux qu'un ATP 250 de début de saison. Et au vue de la date de la nouvelle «  World Team Cup  » (même semaine que Doha à priori), les Qataris pourraient être compensés par l'arrivée d'une nouvelle épreuve.  Le second compte sur le soutien de Federer (nouvellement sponsorisé par Uniqlo et dont la relation japonaise s'amplifie de jour en jour). Le troisième mise sur ses installations plus plus, ainsi que sur son expérience en la matière ayant été la ville hôte du Masters entre 2005 et 2008.

Manque de bol, les joueurs n'ont pas du tout envie d'aller à Doha et Federer s'est déjà positionné pour que l'épreuve demeure à Londres  : «  Si la compétition reste à Londres c'est un bon choix.  ». Quand Federer parle, c'est en général clair et net. Shanghai serait simple car «  on connaît », mais il faudrait sans doute que la ville la plus peuplée de Chine abandonne alors son Masters 1000. Chose qu'elle ne voudra peut-être pas faire.

La capitale anglaise tient donc la corde car, en plus de satisfaire les différentes populations (joueurs, média et sponsors (même si pas tous)), elle se trouve seulement à une heure de train de Paris, lieu du tournoi qui précède le Masters.

Mais, car il y a toujours un mais, historiquement, le Masters a toujours voyagé, ce qui plaît à certains. Il a vu le jour à Tokyo, avant de passer (dans le désordre) par Sydney, New-York, Lisbonne, Shanghai, Francfort, Houston, Melbourne, Boston, Barcelone et Londres pour la 10e fois consécutive cette année. Et donc certains, qui seront plus susceptibles que Roger Federer de disputer le Masters en 2021, et qui ont de l'influence, ne voient pas les choses du même œil que "King Rodge". En l'occurrence, Novak Djokovic s'est exprimé à l'O2 Arena, après qu'on lui a posé la question  : «  Je ne souhaite pas que le tournoi déménage, mais j'ai le sentiment que le concept du Masters est celui d'un événement qui voyage.  » Le numéro 1 mondial poursuit : «  Ce tournoi est une super opportunité pour promouvoir le tennis partout dans le monde et j'ai l'impression que 10 ans au même endroit, c'est un peu trop long.  ».

La capitale du pays où le soleil se lève

Et si Novak était soutenu par l'ATP  ? Je vous rappelle qu'il s'agit du «  Nitto ATP Finals  » et que Nitto est une société japonaise qui verrait un retour de l'épreuve à Tokyo d'un très bon œil. Autre élément allant dans le sens de la candidature nippone  : les Jeux de 2020. Tokyo sera le centre du monde sportif à l'été 2020 et, 16 mois plus tard, surfera encore grandement sur la vague de "sportertainment" haut de gamme, grâce aux nouveaux équipements sortis de terre à l'occasion de son olympiade. Alors malgré un déplacement compliqué de Paris à Tokyo, seulement quelques semaines après une tournée asiatique, la capitale du pays où le soleil se lève (alors que chez nous il se couche à peine) serait un candidat très sérieux.

L'outsider est la ville de Turin qui souhaiterait attirer cette compétition. L'Italie accueille, depuis deux ans maintenant, le Masters des «  minots  », le NextGen ATP Finals et voudrait avoir aussi les «  grands  ». Turin semble moins favorite mais récupère quelques points en sa faveur,  de par son emplacement géographique.

Il va donc falloir, a priori, choisir entre Londres - on sait ce qu'on a -, Tokyo - future capitale du sport -, Doha - pas intéressant mais pétée de thunes -. Et donc Turin. Organiser un événement à échelle internationale ne leur fait pas peur, ils ont fait les JO...

Article rédigé par

Eli Weinstein

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