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On est, on est, on est en finale !

Après un week-end victorieux, la France s'est qualifié pour une 2e finale de Coupe Davis par BNP Paribas de suite. Elle y affrontera la Croatie et ça sera en France. Qu'avons-nous appris d'autres durant ce week-end parfait?

On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale  !

Ces derniers temps, en France, on a souvent  tendance à chanter cette chanson. Et en général, c'est de bon augure.

Alors, c'est contre qui cette finale  ? Tiens, tiens, la Croatie  ! Comme on se retrouve. Qui aurait cru qu'il y aurait une revanche aussi rapidement? Mais avant de parler de la finale, revenons d'abord sur la demie.

Qu'avons-nous appris  ?

une équipe de double composée de 3 joueurs

Clairement, Benoît Paire a du sang tricolore qui coule dans ses veines. Au vu du passé, on en doutait un peu. Mais là,  l’Avignonnais a mis un terme à tous les doutes, tant par son comportement toute la semaine  sur et en dehors du court, mais surtout, par sa performance vendredi face au pénible Pablo Carreno Busta. En plus, pas  vraiment facile de démarrer une carrière en Coupe Davis par BNP Paribas sur une demi-finale. Bien souvent, les premières se jouent lors d'un premier tour au fin fond de la Roumanie, où la "déchirade" -  qui a alors  tendance à avoir lieu  -  passe beaucoup mieux, vu qu'on n'est pas sous  les feux des projecteurs. 

Là, c'était tout le contraire. La France entière avait les yeux braqués sur lui. Et il a livré ce qu'on attendait/espérait de lui. Il l'a fait avec panache et détermination. Yannick Noah va désormais devoir faire avec l'Avignonnais, il n'a pas le choix au vu de ce qu'il a produit. Et si Benoît arrive à reproduire ce résultat, avec la même  attitude, semaine après semaine sur le circuit, qui sait à quel classement on pourrait le retrouver à la fin de l'année ?  Difficile de répondre avec précision, mais  il sera sans aucun doute élevé.

Ce week-end ne  nous a pas vraiment  appris qu'on a une vraie alternative en double avec la paire Nicolas Mahut / Julien Benneteau, car après deux carrières de presque 20 ans, on le savait déjà. Par contre, on a appris qu'on dispose d'une équipe de double composée de 3 joueurs. Je m'explique. Alors que Mahut-Bennet livraient le match quasi-parfait face à Lopez-Granollers (18 minutes le premier set quand même!), sur le banc, blessé, Pierre-Hugues Herbert était leur premier supporter. Il était le premier debout à les pousser dans  les quelques moments difficiles, et surtout le premier à les féliciter pour les prouesses qu'ils étaient en train de réaliser. Avoir de la profondeur dans une équipe est une chose, en avoir jusqu'à votre équipe de double en est une autre. Certes, un casse tête pour le Capitaine, mais dont il ne se plaindra jamais.

Je n'ai jamais autant supporté Borna

La troisième information est la "patronitude" de Lucas Pouille. Il y avait de quoi être inquiet car sur le circuit, Lucas n'a pas remporté 3 matches de suite depuis Dubaï en février. Mais vendredi, on a senti un joueur costaud mentalement, qui ne s'est pas laissé envahir par ses démons du moment. Il a su resté «  focus  » (comme y disent), et même profiter de l  'énergie de la salle pour se renforcer. Et ça, c'est une superbe nouvelle! Lucas a sorti un très grand match face à l'encore plus pénible Roberto Bautista-Agut, alias «  lance balles », alias «  mur du court 17». Oui, on l'a vu battre Steve Darcis au 5e match de la finale sans trembler.  Mais ce jour-là, une défaite aurait été  presque impardonnable,  sachant à quel point le Belge était diminué. Face à Coric et/ou Cilic, on sait maintenant qu'il enfilera sa cape et qu'il  ira au boulot, cela ne fait aucun doute. 

Pour ce qui est des nouvelles, on sait aussi que pour la finale (on croise les doigts), on pourra compter sur Jo-Wilfried Tsonga, qui effectue son retour à la compétition cette semaine à Metz, après l'avoir quittée à Montpellier en février dernier.

Pour finir, on sait aussi que cette finale se jouera en France, grâce à la victoire de Borna Coric sur Frances Tiafoe, dans le 5e match décisif, à Zadar en Croatie. Je n'ai jamais autant supporté Borna. Je n'était pas le seul (hein Yannick!)...

Alors rendez-vous à tout ce beau monde en novembre, pour un nouveau 4-1 entre la France et la Croatie. Quoi  ? C'était 4-2  ? Ah, mais non, moi je ne compte pas le but casquette de Mandzukic!

Article rédigé par

Eli Weinstein

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