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Une finale tronquée

On savait à l'avance que la finale de Wimbledon n'allait pas attirer beaucoup de téléspectateurs cette année, finale de Coupe du Monde oblige. Mais avec une affiche en bois et un joueur diminué pour cause de trop de temps passé sur le court, ce qui devait arriver arriva ...

Oh putain! On est champions du monde. Je ne m’en lasse pas. Mais dans un souci de non-redondance, je vais éviter de revenir sur la victoire de la France... Mais quand même, qu’est-ce que c’est bon!

Cela étant, n’oublions pas qu’il s’agit de We Are Tennis -  et non  de We Are Football - et qu’avant-hier s’est achevé le troisième Grand Chelem de l’année, dans une confidentialité digne du plus haut niveau de secret défense de l’Etat.

tout le monde, se contrefoutait de cette pseudo-affiche

Donc, pour ceux qui n’auraient pas suivis, Novak Djokovic a mis une petite fessée à Kevin Anderson 6-2 6-2 7-6 en 2h19, ce qui  lui a  permis de soulever le trophée du «  Championships  ».

Analysons ce résultat. Même s’il s’agissait de Federer et Nadal en finale, le monde entier aurait tout de même regardé ailleurs, finale de Coupe du Monde oblige (champions du monde, comme c’est bon). Mais avec l’affiche de dimanche dernier, c’était forcément couru d’avance. Mis à part les 15 000 spectateurs  qui avaient acheté leur place et qui ne voulaient pas jeter 100 livres sterling (ou plus) par la fenêtre, tout le monde, mais alors tout le monde, se contrefoutait de cette pseudo-affiche. Et comme si ça ne suffisait pas, un des deux joueurs, en l’occurrence le sémillant Kevin Anderson, évoluait avec un léger handicap  : il ne pouvait pas jouer.

La faute à un règlement bête et méchant qui n’autorise pas de jeu décisif au cinquième set. Vous me direz, à Roland-Garros, c’est la même. Sauf que l’importance du service n’a juste rien à voir sur la terre battue parisienne. Je vous mets d’ailleurs au défi de me trouver ne serait-ce qu’un seul match dans l’histoire des Internationaux de France, où un cinquième set serait allé au-delà de 18 jeux (depuis l'ère Open).  Vous n’y arrivez pas ? C’est normal, ce n’est jamais arrivé. 

S'agirait d'avancer (ref OSS)

En revanche, sur le gazon londonien, le serveur est  king. Si vous ne me croyez pas, demandez à John Isner, il saura mieux vous expliquer que moi. Si Kevin Anderson n’avait pas dû batailler pendant des heures et des heures face à Roger Federer en quart de finale, puis à nouveau (mais plus) en demie face John Isner, peut-être aurait-il été un peu moins l’ombre de l’ombre de lui-même pour Ze match of Ze Championships. 

Mesdames et messieurs du All England Lawn Tennis & Croquet Club Limited, à force de vouloir préserver la tradition, vous nuisez  à la beauté potentielle du spectacle. Il faut savoir évoluer. S'agirait d'avancer (ref OSS). Faire bouger les choses et ne pas rester englués dans le passé. Le danger ? Vous allez finir par détruire toute l’admiration dont vous bénéficiez. Et le risque que la terre entière ne fasse plus attention à Wimbledon, pas une fois tous les quatre ans, mais chaque année.

Tout de même, je sais, je me répète mais «  On est champions du monde  », putain qu’est-ce que c’est bon!

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Article rédigé par

Eli Weinstein

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