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La montée madrilène

Chaque semaine on s'approche un peu plus de Roland-Garros. Après Monte-Carlo, cette semaine, c'est au tour du Masters 1000 de Madrid d'attirer tous les regards. Qui va comment ? Pourquoi ce tournoi est -il différent des trois autres grands rendez-vous sur terre-battue? Nadal y est-il aussi fort ?

La saison de terre battue européenne est comme la plus belle étape de montagne du tour de France. Elle est composée de quatre cols hors catégories. Il y a «  l’ascension monégasque  », «  la montée madrilène  », suivi de la «  pente romaine  » et finalement le summum, l'Alpe d'Huez du tennis, «  l'escalade de Roland-Garros  ». 

Des palmarès différents

Depuis 2005 et l'ère de Rafa, le vainqueur de l'escalade de Roland-Garros a toujours remporté au moins un des trois cols précédents sauf en 2015 (l''exception qui confirme la règle). Cette année là, Djokovic est arrivé à Paris avec le maillot de meilleur grimpeur sur le dos ayant remporté «  l'ascension monégasque  » et «  la pente romaine  » et était le grand favori pour franchir la ligne d'arrivée en haut du sommet mythique (NDLR  : Murray avait remporté Madrid). Mais c'est finalement le Suisse Cancellara, euhhh pardon Wawrinka, qui l'a coiffé sur le fil de l'ultime escalade.

Si l'on regarde le palmarès des quatre tournois, on s'aperçoit que le vainqueur de Monte-Carlo est le plus souvent le même qu'à Roland-Garros. La «  montée madrilène  » a, elle, sacré quatre noms différents (Federer, Nadal, Djokovic et Murray) depuis 2009 (et le passage du tournoi de l’indoor à la terre battue extérieure). Rafael Nadal n’y a gagné «  que  » quatre fois depuis neuf ans (comme à Rome, mais sept fois à Monte-Carlo).

Madrid pas comme les autres

Comment se fait-il que le palmarès soit plus hétéroclite que les autres ? Simple, ce n'est pas un tournoi de terre battue comme les autres. Contrairement à Monaco, Rome et Roland-Garros, les conditions de jeu dans la capitale espagnole sont différentes. L'altitude de la ville - 667 mètres - joue un rôle sur les trajectoires des balles. Elles voyagent plus rapidement dans l'air et n'ont pas le même comportement après  rebond. Puis il y a la terre en elle-même. Celle-ci, lorsqu'elle n'est pas bleue  (comme lors du tournoi 2012), est plus rapide que celle des trois autres. Et finalement il y a ces toits  qui, lorsqu’ils sont fermés, transforment les conditions de jeu en indoor. Et ça, ça change tout.

C'est pour cette raison que Federer, par exemple, s'y est imposé à deux reprises alors qu'il n'a pas réussi à triompher à Monte-Carlo et Rome, mais l’a tout de même emporté à Roland-Garros 2009, l'année où Rafa est incliné sur Soderling en huitième.

Qui sont les favos ?

En 2018, plusieurs joueurs peuvent espérer faire un bon résultat à Madrid. Bon, pas Federer qui est en RTT. Mais Dominic Thiem, Alexander Zverev et Juan-Martin del Potro peuvent imaginer empocher quelques euros espagnols. La «  montée madrilène  » va aussi nous permettre de jauger l'état de forme de Gaël Monfils, que l’on n’a pas pu bien apprécier à Munich où il a perdu d'entrée. Le Français, s'il passe son premier tour face à Basilashvili, pourra se tester face à ce qui se fait de mieux en l'occurence… Rafael Nadal. La forme de Novak Djokovic pourra, elle aussi, être analysée. Après sa tournée américaine catastrophique, le Serbe a fait le ménage dans son clan et a décidé de revenir vers des valeurs sûres en rappelant son coach historique Marian Vajda. A Monte-Carlo, il y avait du mieux. Voyons ce qu'il fera à Madrid avec d'entrée un 1er tour très compliqué face à Kei Nishikori.

Mais, l'essentiel demeure le nom du vainqueur et là aucun doute. D’ailleurs, je ne vais même pas l'écrire tellement c'est évident...

Bonne montée.

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Article rédigé par

Eli Weinstein

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