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Pression quand tu nous tiens (plus)

On l'entend tellement que ça en devient anodin. La pression par-ci, la pression par là, une pression pour la douze, ah non pardon ça c'est autre chose.

On l'entend tellement que ça en devient anodin. La pression par-ci, la pression par là, une pression pour la douze, ah non pardon ça c'est autre chose. La pression, celle qui paralyse inexpliquablement le bras d'un joueur de tennis professionnel alors qu'il s'apprête à servir pour le match à 5-4. Ou encore celle qui l'empêche de frapper ce coup droit qu'il peut habituellement taper les yeux fermés et que, pour une raison ou une autre, il ne peut exécuter lorsqu'il joue pour son pays ou pour un (très) gros chèque. Bref, la pression, quelle qu'elle soit, est un vrai handicap.

On n'est pas dans le corps du joueur, impossible donc d'évaluer l'effet pression sur le bras/jambes/cerveau. Par contre, parfois, avec un peu de chance et grâce à des informations lâchées par le joueur, on comprend mieux certaines choses.

Mise en situation  :

Open 13 Provence 2018. 2e tour. Julien Benneteau bat la tête de série numéro 5, (mon ami) Roberto Bautista Agut. Le Bressan explique, après le match, qu'il «  jouait très, très bien  ». Il ne s'agissait pas là d'un moment de grosse-têtitude aigue, mais tout simplement d'un constat d'après match. Et pour le coup, c'était vrai. Il a même placé cette victoire juste en dessous de celles sur Cilic et Goffin, à Bercy en novembre dernier, où le level était déjà très high.

Evidemment, la question en conférence de presse lui a été posée  : «  Penses-tu qu'il y a une relation de cause à effet entre tes bons matches et ton annonce de retraite  ?  ». «  Sans doute  », répond Benneteau qui, comme tout sportif de haut niveau qui se respecte, ne souhaite pas se porter la poisse. Mais la réponse est tellement évidente que la question en devenait presque réthorique.

Bennet n'a plus besoin de se prendre la tête avec des points manquants, pour éventuellement attteindre un classement minimal, pour éventuellement intégrer un tableau dans lequel il faudrait passer un minimum de tours afin de ne pas redescendre à un classement qui ne lui permettrait pas d'empocher suffisamment d'argent pour pouvoir se payer un entraîneur à temps plein, etc, etc…

Le Bennet joue uniquement pour le plaisir. Un peu comme s'il venait de réaliser que tout allait se terminer et qu'il fallait en profiter le plus possible. Sur le court, ça se traduit par des perfs et des prestations dignes du Top 20 voire 10. Le tableau de chasse du Bennet délesté, c'est Goffin deux fois, Cilic, Bautista Agut, Tsonga. Et d'autres suivront tant qu'il joue relâché et donc sans pression.

Article rédigé par

Eli Weinstein

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