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Top 10 : les mamans du tennis

Maman depuis le 1er septembre et forfait pour l’Open d’Australie, Serena Williams va pouvoir prendre exemple sur toutes ses collègues qui ont essayé (et souvent réussi) d’être à la fois maman et championne.

Maman depuis le 1er septembre et forfait pour l’Open d’Australie, Serena Williams, 36 ans, a néanmoins l’ambition de retrouver les sommets au plus vite. Elle pourra prendre exemple sur toutes ses collègues qui ont essayé (et souvent réussi) d’être à la fois maman et championne.

 

1/ Mandy Minnella

 

Emma est née le 30 octobre 2017. A peine quatre mois plus tôt, le 3 juillet, sa maman affronte Francesca Schiavone au premier tour de Wimbledon. Mandy Minella y est vaincue sans mal (6/1 6/1) par l’Italienne pourtant allergique au gazon et donne une explication à l’issue de la rencontre. « Je suis enceinte de près de 5 mois, je vais faire une pause ! ». Morale de l’histoire ? Il est difficile de remporter un match de tennis pro à ce stade de la grossesse. Mais qui en doutait ?

 

2/ Kateryna Bondarenko  

 

Voici une autre habituée des rares crèches du circuit WTA, que Viktoria Azarenka souhaite d’ailleurs plus nombreuses. « Les garçons ont le luxe d’avoir des crèches à chaque tournoi et je crois qu’il est temps que les femmes disposent des mêmes facilités ». La voix de Kateryna Bondarenko se fait moins entendre à ce sujet, et pour cause. Depuis la naissance de son fils Karin en 2013, elle peine à retrouver son niveau de 2009, année où elle a frôlé le top 30 et battu Ana Ivanovic à l’US Open.

 

3/ Viktoria Azarenka

 

Maman depuis le 19 décembre 2016, la Biélorusse a le talent et la volonté de marcher sur les traces de Court, Goolagong ou de Clijsters. Réapparue sur les courts en juin, l’ancienne numéro 1 mondiale doit cependant mettre son retour sur pause dès... le mois de juillet ! Séparée du père de l’enfant, l’ancienne numéro 1 mondiale se bat maintenant avec la justice pour obtenir le droit d’emmener le petit Léo sur les tournois. “Mener une carrière n’est facile pour aucun parent. Mais c’est un challenge auquel je dois faire face.” Qu’y-a-t-il de plus difficile ? Gagner un Grand Chelem ou obtenir gain de cause face aux juges californiens ?

 

4/ Tatjana Maria

 

“Ça n’a pas été facile, parce que je devais recommencer à zéro.” Entre juin 2013 et avril 2014, Tatjana Maria fait une “pause maman” de près d’un an avant de repartir du fond du classement avec un revers modifié - elle le frappe désormais à une main. Depuis, Tatjana Maria a trouvé son équilibre dans cette nouvelle routine, entre son coach de mari et sa supporter de fille, 4 ans depuis le 20 décembre, et qui assiste à chacun de ses matchs. Aujourd’hui à son meilleur classement (46ème mondial), l’Allemande envisage même de continuer le circuit encore deux ans, jusqu’à ce que sa fille entre en cours préparatoire.

 

5/ Maud Galtier

 

On ne sait plus ce qui est le plus incroyable avec cette ancienne licenciée du stade Jean-Bouin : qu’elle ait joué toute sa vie sans savoir smasher ni servir autrement qu’à la cuillère, ou qu’elle ait réussi à être numéro 1 Française à l’âge de 41 ans en étant mère de quatre enfants ? Cette année-là, en 1954, Maud Galtier atteint les huitièmes de finale de Roland-Garros, épreuve dont elle est encore aujourd’hui la doyenne des participantes : à 55 ans, en 1968, pour la dernière fois. Enréalité, rien ne pouvait arrêter celle qui a même joué des tournois enceinte pendant la guerre, “parce qu’il y avait du jambon et du beurre à gagner”.

 

6/ Simone Mathieu

 

Déjà mariée chez les juniors ; déjà maman lorsqu’elle fait ses débuts à Roland-Garros à 17 ans en 1925 ! Fort caractère au galbe épais -elle rejoint les forces libres à Londres au début de la seconde guerre mondiale-, Simonne Mathieu n’hésite à délaisser son mari et ses enfants pour se consacrer entièrement à son sport. Ce n’est toutefois pas pour cette raison qu’elle est alors souvent été sifflée par le public des Internationaux de France, même quand elle les remporte en 1938 et 1939. Non, les spectateurs ne lui pardonnent pas l’ennui provoqué par son tennis sans risque, basé sur l’usure et la résistance. “Quand elle tricote, elle ne doit jamais rater une maille, c’est désespérant ”, ironise même le journal France Soir.

 

7/ Margaret Court

 

Joueuse de tennis, un métier réservé aux célibataires ? C’est en tout cas ce que pense la championne française Gail Chanfreau en 1970, à l’époque où son sport subit une profonde mutation et devient de plus en plus physique. “Ça ne convient pas à une femme mariée. C’est trop fatigant et trop difficile. Je ne pense pas d’ailleurs que le tennis pro se développe vraiment chez les femmes comme chez les hommes. ” Des propos un poil fatalistes, et anéantis par Margaret Court, première maman de l’ère Open à remporter un tournoi du Grand Chelem. Enceinte d’un mois lorsqu’elle s’incline en finale de Wimbledon en juillet 1971, l’Australienne remporte trois titres majeurs dès l’année de son retour en 1973 ! En 1975, son deuxième enfant est déjà né au moment où elle décroche son vingt-quatrième et dernier titre du Grand Chelem. Ce n’est finalement qu’à 35 ans, alors qu’elle apprend qu’elle est enceinte du quatrième, que Margaret Court décide de ranger ses raquettes.

 

8/ Evonne Goolagong

 

Suivant l’exemple de Margaret Court, elle contribue elle aussi à changer les mentalités en conciliant vie de femme et de joueuse de haut niveau. Sept mois après la naissance de Kelly, le 12 mai 1977, Evonne Cawley (son nom depuis son mariage avec le businessman Roger Calwey en 1975) survole l’Open d’Australie en ne perdant pas plus de quatre jeux par match. L’Australienne reste ensuite au sommet jusqu’en 1980, année de son deuxième sacre à Wimbledon. En revanche, après la naissance de son fils Morgan en 1981, son deuxième come-back n’est pas une grande réussite…

 

9/ Kim Clisjters

 

Ça ressemble à un défi lancé à elle-même, au monde du tennis, voire même à la nature humaine toute entière. Elle quitte le circuit en mai 2007 pour mettre au monde un premier enfant mais décide, deux ans plus tard, de reprendre la compétition et remporte son deuxième titre majeur, à l’US Open. Les images de l’arrivée sur le court de sa petite Jada (18 mois) toute sourire au moment de la remise des trophées fontle tour du monde. Mais dans tous les journaux, le lendemain, la même question revient : “Si Clijsters a pu remporter un grand titre un mois seulement après son retour, n’est-ce pas le signe du faible niveau actuel du tennis féminin ?” #polémique.

 

10/ Lindsay Davenport

 

Peut-on être plus rapide ? À la maternité le 10 juin 2007 (Jagger Jonathan, le premier de ses quatre enfants), Lindsay Davenport est déjà sur le pont début septembre pour disputer le tournoi de Bali, qu’elle gagne haut la main. Un miracle ? Un an plus tard, la ministre française Rachida Dati refusait elle carrément de prendre le moindre jour de repos pendant sa grossesse et après l’accouchement. “Il n’y a aucune raison que je ralentisse. Accoucher n’est pas une maladie !”

Article rédigé par

Par Julien Pichené

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