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Laisse les tranquilles Henri

L'US Open s'est achevé hier soir avec la victoire de Rafael Nadal sur Juan Martin Del Potro. Reste un match d'exhibition à disputer pour Rafael Nadal face à Kevin Anderson pour, on ne sait quelle raison, ah oui, pour le trophée et le chèque mais bon, simple formalité.

L'US Open s'est achevé hier soir avec la victoire de Rafael Nadal sur Juan Martin Del Potro. Reste un match d'exhibition à disputer pour Rafael Nadal face à Kevin Anderson pour, on ne sait quelle raison, ah oui, pour le trophée et le chèque mais bon, simple formalité.

Je voudrais donc passer à autre chose et notamment à la demi-finale Coupe Davis par BNP Paribas qui se joue la semaine prochaine.

Il y a trois jours (soit 10 jours avant le France-Serbie de Lille), Henri Leconte, consultant pour Eurosport, a accordé une interview au Parisien dans laquelle il s'est un peu emporté... sans doute sortait-il d'une after new-yorkaise un peu trop arrosé.

Dans cette interview, Leconte dit, en parlant des joueurs français  : «  ils n'ont rien gagné et ils ont un melon !  ».

Franchement Henri, ce n'est pas un peu le chorizo qui se fout d'la saucisse ?

Je dis ça parce que nulle part dans son interview, l'élégant triple vainqueur de Grand Chelem (nan j'déconne) n'avoue un truc du genre  : «  attention, je n'ai pas fait mieux qu'eux  »  !

En terme de «  joueur qui n'a pas gagné grand-chose  », Leconte est tout de même une belle référence avec ses 9 titres. A titre de comparaison, Tsonga en a 15 (dont 2 masters 1000, contre 0 pour Leconte), Gasquet 14, Simon 12. Certes, Leconte a une Coupe Davis à son actif, mais les bleus d'aujourd'hui peuvent objectivement espérer rajouter cette ligne à leur palmarès d'ici la fin de l'année.

Quant à Lucas Pouille, oui Diego Scwartzman lui a fait à l'envers. Cependant, Lucas n'est pas le premier ni le dernier à se faire croquer le cerveau par un Argentin. D'ailleurs, l'ami Henri n'a t-il pas quelques défaites bien sales en Grand Chelem  ? Remember Roland-Garros 1987 ou encore l'Open d'Australie 1988.

Pour ce qui est du melon, je ne m'y aventure même pas, car celui du finaliste de Roland-Garros 1988 est, comment dirais-je … grand. Vous vous souvenez  du fameux: «  J'espère que vous avez compris mon jeu  ». Défaite 7-5 6-2 6-1 contre Wilander. TKT, on a bien compris ton jeu Riton.

Quant au timing de cette interview, il est lui aussi parfait. Quel intérêt de balancer ça juste avant la demi-finale  ? Pour foutre la merde  ? Déstabiliser le groupe avant une échéance importante  ? Car ne vous trompez pas, cette Coupe Davis est cruciale. C'est typiquement le genre d'évènement qui peut contribuer massivement à la hausse des inscriptions en école de tennis. N'est-il pas possible de laisser les athlètes français tranquilles avant un grand rendez-vous  ? As-tu vraiment besoin de ça Henri pour qu'on parle de toi  ? N'a t-on pas suffisament évoqué ton nom pendant Roland-Garros  ?

Pour finir, je voudrais juste rappeler à Mr. Leconte que durant la carrière de ceux qu'on a certes appelé les mousquetaires un peu trop rapidement, ils ont du co-exister avec Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray soit un total de 49 titres du Grand Chelem.

Depuis l'ère Open, jamais le tennis masulin n'a connu une telle domination. Il ne faut pas l'oublier. A part les quelques miettes laissées au bord de la route à deux ou trois chanceux, le «  Big Four  » a tout trusté.

En conclusion, j'aimerais qu'on arrête de se lâcher sur les joueurs français sans rien savoir. Et je ne dis pas ça que pour Henri Leconte. Ce qu'ils ont réalisé a nécessité du travail, énormément, mais aussi des sacrifices, des blessures, des doutes...C'est trop facile et trop con, de critiquer gratuitement.

Article rédigé par

Eli Weinstein

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