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Paroles de Fan : Main verte ou gazon maudit ?

<p><em>Alors que le prestigieux tournoi de Wimbledon s&rsquo;ouvre cette semaine, coup de projecteur sur les sp&eacute;cificit&eacute;s d&rsquo;une surface si particuli&egrave;re. </em></p> <p><em>Entre gros services, revers slic&eacute;s et vol&eacute;es claqu&eacute;es, comment reverdir quand le gazon apparait ?</em></p>

Paroles de Fan : Main verte ou gazon maudit ?

Alors que le prestigieux tournoi de Wimbledon s’ouvre cette semaine, coup de projecteur sur les spécificités d’une surface si particulière.

Entre gros services, revers slicés et volées claquées, comment reverdir quand le gazon apparait ?

 

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 Arnaud Mahot poursuit son analyse des surfaces. Après la Terre-Battue (https://wearetennis.bnpparibas/fr_FR/article/2017/06/07/paroles-de-fans-les-cartes-de-la-terre-battue) voici le gazon

 

Main verte ou gazon maudit ? 

Alors que le prestigieux tournoi de Wimbledon s’ouvre cette semaine, coup de projecteur sur les spécificités d’une surface si particulière.

Entre gros services, revers slicés et volées claquées, comment reverdir quand le gazon apparait ? 

Réponse illustrée par un point idéal, service à suivre.

 

Mise en jeu : une bonne première balle

Plus que sur n’importe quelle autre surface, réaliser le break permet de prendre une réelle option sur le gain du set. Le premier tour mythique entre John Isner et Nicolas Mahut à Wimbledon en 2010, disputé sur trois jours, est remarquable en ce sens.

Les deux guerriers ont joué au total 183 jeux, pour le nombre infime de 3 breaks seulement. L’américain l’a emporté 70-68 au cinquième après plus de 11h de match.

Souvenons-nous aussi de Roger Federer qui remporte le titre en 2009 contre Andy Roddick 16-14 au cinquième set, en réalisant sur la balle de match son premier break.

Pour comprendre cela, il est intéressant de se plonger dans les chiffres (Etude de l’Equipe) Ainsi un service frappé à200 km/h, ralenti peu à peu par la résistance de l’air, atteindra la vitesse de 145 km/h à l’approche imminente du rebond. Mais alors que cette vitesse chute à 108 km/h après un rebond sur terre battue, elle se maintient à 133 km/h sur gazon. Le temps de réaction du relanceur est naturellement réduit.

 

Deuxième coup de raquette : gros coup droit ou attaque slicée en revers

Cataloguée surface rapide à raison, le gazon favorise les échanges courts et les schémas où le point est remporté en deux frappes de balle. Rafael Nadal s’est ainsi fait surprendre à Wimbledon par Lukas Rosol et Dustin Brown, deux joueurs qui ont pris tous les risques pour agresser l’espagnol dès les premiers coups de raquette et ne pas le laisser respirer. Des tremblements de terre que l’on n’aurait jamais pu voir, sur terre.

Mais revenons sur notre point. Après avoir réalisé une première balle des plus percutantes, l’adversaire est tout de suite mis en difficulté. Deux options intéressantes s’offrent alors à nous pour conserver l’avantage, et remporter l’échange.

La première possibilité est le fameux coup droit appelé « penalty » en référence au tir au but au football. La balle à jouer pour le serveur est tellement facile que le défenseur, tel un gardien, a tout intérêt à anticiper un côté et partir en avance si il veut espérer pouvoir tirer un passing ou un lob gagnant.

La seconde arme que nous pouvons utiliser est le revers slicé, appliquée ici de manière agressive. Des joueurs comme Ivo Karlovic ou Nicolas Mahut l’utilisent toute l’année, ce qui peut les mettre en difficulté. Mais sur gazon, leur faiblesse devient une arme.

En effet, la rotation arrière de la balle permise par le coup slicé a pour conséquence de ralentir celle-ci. Une propriété décuplée sur gazon, le coup slicé est dès lors encore plus bas, encore plus rasant et toujours plus fuyant. Cela nécessite souvent de plier les genoux pour l’adversaire, devant presque frapper en position assise pour réussir à relever la balle. Et plus le match avance, plus ça peut devenir éprouvant physiquement.

 

Troisième coup de raquette : conclure au filet

Notre troisième coup est sensé être le dernier. Si le coup droit d’attaque est réussi, alors la volée sera très facile à déposer, placée dans le court grand ouvert. Pour le revers slicé suivi au filet, que les puristes affectionnent particulièrement et appellent chip and charge, la volée sera aussi facile à conclure, tant l’adversaire est forcé à relever la balle. Quand Jo-Wilfried réalise l’exploit de battre Roger Federer en 2011, il souligne en premier son audace, traduite par sa réussite au filet et ses 37 volées gagnantes.

Le gazon est aussi la seule surface où les joueurs ont l’opportunité de pouvoir s’envoler pour frapper leur volée. Les plongeons spectaculaires au filet (Brown, Tsonga, Paire) sont sans danger sur herbe, et ravissent les spectateurs. Boris Becker, triple vainqueur de Wimbledon, en avait même fait sa spécialité dans les années 1980.

 

Avertissement : toujours rester sur ses gardes

Nous avons joué le point à la perfection, pris d’assaut le filet dans les meilleures conditions, mais voilà, cela n’a pas suffi. En face, Rafael Nadal (2 Wimbledon au palmarès), Novak Djokovic (3) ou Andy Murray (2) ont réussi un passing incroyable. Car même si le gazon demeure une surface rapide, celui-ci a été considérablement ralenti au début du siècle, pour permettre à tous les joueurs de pouvoir s’exprimer, et surtout pour conserver les téléspectateurs, parfois lassés par une avalanche d’aces.

En 2001, les organisateurs de Wimbledon ont ainsi modifié la composition du gazon, passant de 70 à 100 % d’ivraie (ray grass) rendant l’herbe plus dense et plus verticale, pour ralentir la balle après son rebond. Les échanges de fond de court ne sont plus une exception, et les défenseurs peuvent aussi tirer leur épingle du jeu. Les tournois de préparation sur gazon ont suivi la même tendance, comme en témoigne l’affiche de la finale la semaine dernière à Eastbourne, entre Novak Djokovic et Gaël Monfils.

 

Notre point en trois frappes de balle était le style de jeu pratiqué par Pete Sampras,

Richard Krajicek et Goran Ivanisevic, tous vainqueurs dans les années 1990, ou encore le local Tim Hemnam. Roger Federer, grand favori cette année, a délaissé en partie le service volée avec lequel il avait terrassé Pete Sampras en 2001, pour monter après deux ou trois coups de raquette dans les meilleures conditions. Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Murray ou la nouvelle génération (Alexander Zverev, Dominic Thiem) joueront avec leurs armes habituelles. Qui de la tradition ou de la modernité aura la main la plus verte cette année ?

 

Arnaud Mahot @ArnaudMahot

Article rédigé par

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