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Federer-Nadal à Wimbledon, acte 1

<p>Avant que Roger Federer et Rafel Nadal deviennent les grands favoris de l'&eacute;dition 2017 de Wimbledon, il y eut ce tout premier combat sur le gazon londonien, en 2006. Le d&eacute;but d'un grand classique.&nbsp;</p>

Avant cette célèbre finale de 2008, avant que Roger Federer ne détienne le record de Grands Chelems gagnés, avant que Rafael Nadal ne prouve qu’il est bien plus qu’un simple joueur de terre battue, avant que la confrontation ne vire au classique, il y eut ce tout premier combat à Wimbledon. C’était en 2006. La rivalité entre deux des actuels favoris de l’édition 2017 pouvait vraiment commencer.

 

D’un côté, un minot d’une vingtaine d’années dont les muscles saillants lui ont permis de glaner deux Roland-Garros et qui pense déjà avoir la puissance nécessaire pour s’exporter sur surface rapide. De l’autre, le patron surfe sur une série de 47 victoires sur gazon, possède déjà sept Grands Chelems dans son armoire à trophée -seul les Internationaux de France lui échappent-, mais est enquiquiné par la puissance de ce jeune gaucher qui l’a battu six fois en sept matchs. Quelques semaines plus tôt, les deux hommes se sont affrontés en finale à Paris. Deux finales de Grands Chelems identiques d’affilée, une première depuis 1968 pour Roland-Wimbledon. Preuve que l’affiche est sérieuse, désormais. Car si l’on devait dater le début de la rivalité sportive entre Rafael Nadal et Roger Federer, ce serait certainement ce 11 juillet 2006, jour de finale à Wimbledon.

 

“Je trouve sympa que Rafa ait accompli ce chemin”

 

Surtout que Nadal, crinière imposante retenue par un bandeau, commence à faire évoluer son jeu. Très offensif, le Majorquin se découvre un certain talent à la volée. Et lorsque le bras est mal réglé, comme lors du deuxième tour où Robert Kendrick, 237ème mondial issu des qualifications, mène deux sets à rien, le mental vient à la rescousse. Résultat : la tête de série numéro 2 s’accroche et refait son retard (6-7, 3-6, 7-6, 6-5, 6-4). Par la suite, Andre Agassi, Irakli Labadze, Jarkko Nieminen et Márcos Baghdatís se relèvent être des adversaires beaucoup moins coriaces. Confortablement assis dans son fauteuil de triple champion en titre, Federer observe tranquillement. Le tournoi n’est en effet qu’une promenade de santé pour celui qui ne perd pas une seule manche avant la finale -seul Nicolas Mahut parvient à accrocher un tie-break. À l’heure de retrouver l’outsider sur la dernière marche, le numéro un mondial se montre donc serein : « Je trouve sympa que Rafa ait accompli ce chemin, caresse-t-il. J’ai commencé à jeter un coup d’œil à l’autre partie du tableau à partir des quarts de finale. C’est bien de l’affronter sur herbe. Le gazon est ma meilleure surface. Il aura moins de temps que d’habitude car à Wimbledon, le rebond est plus bas. »

 

“Je peux désormais battre Federer”

 

Voici donc venu le moment fatidique. Très vite, Roger impose son style et inflige un 6-0 sans bavure à son concurrent. La messe semble dite et le résultat final déjà connu, pense-t-on. C’est trop vite oublier le caractère de Rafa, qui se met au niveau dès le premier set terminé. S’en suit une bagarre esthétique acharnée, durant laquelle l’expérience du Suisse parvient à prendre le dessus en sauvant une occasion d’égalisation espagnole (5-4, service Nadal) puis en dominant le tie-break (7-5). Le Matador ne lâche pourtant rien et s’empare enfin d’une manche (7-2 au tie-break). Suffisant pour convaincre les (télé)spectateurs : ce garçon au débardeur, qui n’est pas qu’un simple terrien, est armé pour embêter Federer durant de longues années. Quel que soit la surface. Et même si la partie se termine sur 6-3 en faveur du boss Federer. “Quand j’ai joué mon tennis dans les deuxième et troisième sets, j’ai eu l’impression d’être tout proche de lui. C’est important de savoir que je peux désormais battre Federer sur cette surface, se satisfait Nadal après la défaite. Il joue incroyablement bien sur gazon. Mais moi aussi, je peux performer sur herbe, non ? » En écho, son futur meilleur ennemi lui répond : « Je voudrais simplement souligner que Rafael a réalisé un grand tournoi. Sincèrement, je ne pensais pas qu'il atteindrait la finale. C’est fantastique (…) C’était très serré et j'étais terriblement nerveux à la fin. » Un an plus tard, Roger rejoint Bjorn Borg avec un cinquième titre au détriment de Nadal. Deux ans avant d’offrir, au même endroit, une finale d’anthologie perdue contre… l’Espagnol ! Et en attendant, peut-être, l’acte IV dans quelques jours…

 

Par Florian Cadu

Article rédigé par

So Press

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