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Top 5 : Ils ont gagné un Grand Chelem sans perdre un set

Après 2008 et 2010, Rafael Nadal a enchainé un troisième Roland-Garros sans lâcher une seule manche. Mais cette performance dans un tournoi du Grand Chelem, aussi folle soit-elle, a déjà été réalisée par quatre autres joueurs.

Après 2008 et 2010, Rafael Nadal a enchainé un troisième Roland-Garros sans lâcher une seule manche. Mais cette performance dans un tournoi du Grand Chelem, aussi folle soit-elle, a déjà été réalisée par quatre autres joueurs.

 

Ken Rosewall, Open d'Australie 1971

 

Et dire qu’il ne faisait pas partie des joueurs professionnels au début de sa carrière… Facile vainqueur de l’Open d’Australie en 1971 (son troisième succès dans la compétition, qui n’a cependant été considérée comme majeure qu’à partir de 1969), Ken Rosewall restera à jamais le premier à avoir glané un tournoi du Grand Chelem sans laisser un set à ses adversaires. Chez lui, Ken démarre par un 7-5, 7-5, 7-5 contre Robert Carmichael, puis enchaine par des succès tranquilles face à Ismail El Shafei (6-0, 6-2, 7-6), Roy Emerson (6-4, 6-4, 6-3) et Tom Okker (6-2, 7-6, 6-4). En finale, la tête de série numéro deux s’offre Arthur Ashe, troisième, sans trembler : 6-1, 7-5, 6-3. Un an plus tard, à 37 ans et deux mois, l’Australien concède un set en demi-finales mais repart une nouvelle fois avec la coupe, restant aujourd’hui encore le plus vieux joueur à avoir remporté un tournoi majeur. Costaud.

 

 

Ilie N?stase, Roland-Garros 1973

 

La finale contre Nikola Pili? constitue un bon résumé du tournoi d’Ilie N?stase. Large vainqueur du Yougoslave (6-3, 6-0, 6-0), le Roumain traverse la compétition tel un extra-terrestre au milieu de simples terriens. En quatre rencontres, Ilie n’encaisse que 38 jeux. Du jamais vu à Paris. « Depuis que je suis gamin et mes débuts sur un court en terre battue en Roumanie, je rêve de gagner Roland-Garros. En 1971, j’étais passé à côté du trophée. Mais ce 3?juin 1973, je tiens enfin ma revanche. Je n’ai pas encore perdu un set et je dois affronter le redoutable gaucher yougoslave Nikola Pilic en finale, dira plus tard le joueur dans les colonnes de Paris Match. Henri Cochet et Philippe Chatrier me remettent la coupe des Mousquetaires. Ensuite, nous partons dîner, comme si c’était un jour normal ! » Aussi normal que fêter un mariage avec un mannequin à Roland, la veille de la finale Messieurs en 2004. 

 

 

Björn Borg, Wimbledon 1976

 

Il ne fallait pas le frustrer. Après avoir été privé de son titre à Roland-Garros, Björn Borg se fâche à Londres. Son jeu n’est pas fait pour le tennis sur herbe ? Bonne blague : le Suédois, injouable en Angleterre, cartonne tout ce qui bouge durant les deux semaines de compétition grâce notamment au temps sec qui durcit un peu la surface. Son premier titre à Wimbledon (sur quatre) est ainsi le moins disputé. Que ce soit contre Brian Gottfried en huitièmes (2, 2 et 5), Guillermo Vilas en quarts (3, 0 et 2), Roscoe Tanner dans le dernier carré (4, 8 et 4) ou même le favori N?stase sur la dernière marche (4, 2 et 7), Borg démontre ses progrès sur gazon et ses qualités à la volée. Exceptionnel, sachant en plus, qu’il est victime de maux de ventre…

 

 

Björn Borg, Roland-Garros 1978 et 1980

 

S’il n’a plus de motivation après avoir accroché la Decima aux Internationaux de France, Rafael Nadal pourra jeter un coup d’œil aux statistiques de Borg à Roland. En 1978, Björn a en effet perdu 32 petits jeux… Moins que les 35 de Rafa cette édition 2017, donc. Hormis le point légendaire de 86 frappes en finale contre Vilas, le Suédois n’a jamais rencontré de difficultés en 78. Largement supérieur, il a administré cinq bulles, marchant littéralement sur ses concurrents. Corrado Barazzutti en demies ? 6-0, 6-1, 6-0. La finale ? 6-1, 6-1, 6-3. Les trois premiers tours ? Huit jeux lâchés. 

 

 

Deux ans après, Borg récidive. Avec un peu moins de domination, mais tout de même : seulement 21 jeux laissés en route à partir des huitièmes, et un sacre qui ne prête aucune contestation. Il est alors le premier joueur à gagner cinq fois Roland. Et si Nadal avait évolué à cette époque ?

 

 

Roger Federer, Open d'Australie 2007

 

Après sa demi-finale, Andy Roddick tente de poser des mots sur sa défaite. « C'est terrible. On se sent misérable (…) J'ai reçu une fessée ce soir, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Je vais essayer de la prendre comme un homme. » La raison de sa dépression ? Roger Federer. Un ouragan qui arrache tout sur son passage depuis des années. Et encore plus lors de cet Open d’Australie. Fernando González, finaliste malheureux à qui Roddick promet l’enfer, tente bien de se révolter, mais il ne récolte qu’un tie-break. Comme Tommy Robredo en quarts. Lors du tour précédent, Novak Djokovic prend lui aussi une tôle. Le fait d’avoir remporté tous ses sets ? « C'est d'abord une surprise, car je ne m'attendais pas à jouer si bien dès mon premier tournoi de l'année, répond le protagoniste. Après, battre ou égaler des records, c'est vraiment sympa bien sûr, mais cela n'a jamais été un but en soi. Ce sont plus les médias qui vous le rappellent sans arrêt. Ce qui compte vraiment, c'est le trophée, même s'il faut aller à 20-18 dans le cinquième set pour l'avoir. » Pas besoin pour RF.

 

Par Florian Cadu

Article rédigé par

So Press

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