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Top 10 : Parcours surprises à l'Open d'Australie

Thiago Monteiro ? Alex De Minaur ? Konstantin Kravchuk ? Omar Jasika ? Rogeiro Dutra Silva ? Un qualifié ? Les potentielles surprises ne manquent pas à Melbourne. D'autant qu'elles ne sont pas rares dans ce tournoi.

Thiago Monteiro ? Alex De Minaur ? Konstantin Kravchuk ? Omar Jasika ? Rogeiro Dutra Silva ? Un qualifié ? Les potentielles surprises ne manquent pas à Melbourne. D'autant qu'elles ne sont pas rares dans ce tournoi.

 

Quentin Halys (2016)

Précoce, mais pas encore inconnu du grand public. Quand Quentin Halys est invité à l'Open d'Australie l'an dernier, peu sont ceux qui connaissent son visage. A peine a-t-il montré le bout de son nez à Roland-Garros 2015, tombé sous les coups de boutoir de Rafael Nadal. Ancien monstre de la catégorie junior, le Français de 19 ans est alors 187e mondial et bénéficie d'une invitation. Opposé au Croate Ivan Dodig lors du premier tour, le Tricolore sort une performance de haut rang qui dure près de trois heures trente. Résultat : une première victoire dans un Grand Chelem (6-4, 6-7[4], 6-4, 7-5) et une entrée définitivement accordée dans le monde des professionnels, malgré une défaite logique contre Novak Djokovic au deuxième tour. Cette année, ça n’a pas été le même topo : le Français a été éliminé dès son entrée en lice par Sam Querrey.

 

 

Zhang Shuai (2016)

Avant la compétition, Zhang Shuai ne sait plus où elle en est. A 26 ans, elle n'a remporté que deux titres WTA, n'a jamais passé un tour dans un tournoi du Grand Chelem et pointe au 133e rang mondial. Alors, elle l'annonce plus ou moins officiellement : l'Open d'Australie 2016 sera sa dernière compétition. Sauf que celle qui passe les trois tours de qualification va refaire le plein de confiance en atteignant les quarts de finale, sortant entre autres Simona Halep (numéro deux mondiale) et Madison Keys (numéro quinze). Aux portes du dernier carré, c'est finalement Johanna Konta qui la stoppe. La Britannique de 24 ans, qui est présente pour la première fois de sa carrière à Melbourne, n'a quant à elle aucun titre sur son curriculum vitæ et élimine notamment Venus Williams (dixième mondiale) avant de s'arrêter en demies. Les deux femmes sont de nouveau présentes en 2017.

 

 

Stéphane Robert (2014)

Ecrire une page d'histoire à Melbourne quand on a 34 ans, c'est beau. En attrapant les huitièmes de finale après avoir été repêché malgré une élimination en qualifications, Stéphane Robert devient le premier lucky loser à aller aussi loin. Après avoir battu Micha? Przysi??ny et Martin Kližan, le Français cède face à Andy Murray, mais lui chope tout de même un petit set. Deux ans plus tard, Robert prouve son amour pour Melbourne -il n'a jamais passé le deuxième tour dans les autres grands chelems- en sortant à nouveau des qualifications (grâce à ses coups de raquette, cette fois), et en retrouvant le troisième tour, où il se fait sortir par Gaël Monfils.

 

 

Brian Wilson (2007)

Quasiment personne ne le connait, mais il peut pourtant se targuer d'avoir disputé un Grand Chelem. C'était en 2007, en Australie. Alors que l'Américain n'a absolument rien gagné dans sa carrière en simples, et n'a remporté que des titres dans des tournois challengers en double (cinq), il s'arrache pour sortir des qualifications et se donner le droit de participer à l'Open d’Asutralie. S'il s'incline face à Feliciano López, il réussit tout de même à s'offrir un set. Pas mal pour un mec dont le meilleur classement ne dépasse pas la 232e place.

 

Márcos Baghdatís (2006)

En 2006, Márcos Baghdatís n'est encore qu'un espoir en devenir. Il n'a gagné aucun titre majeur et son seul fait d'arme reste un huitième de finale à l'Open d'Australie en 2005. Un an après, le Chypriote revient donc et fait sensation, puisqu'il arrive jusqu'en... finale. Andy Roddick, David Nalbandian, Ivan Ljubi?i? ou encore Radek Št?pánek font les frais du talent de ce petit bonhomme de 22 ans. Lors de l'ultime duel, Roger Federer perd même la première manche, avant de rétablir la logique (5-7, 7-5, 6-0, 6-2). N'empêche que le nom Baghdatis est désormais ancré dans toutes les têtes.

 

 

Rainer Schüttler (2003)

Rainer Schüttler n'a jamais constitué une terreur sur le circuit masculin. Homme de l'ombre dans les grands tournois où il est cependant quasiment toujours présent, les amateurs de tennis font réellement sa connaissance en 2003. À Melbourne, l'Allemand créé la surprise du début d'année en se payant Andy Roddick, David Nalbandian et James Blake pour arriver en finale. Où il se fait malheureusement détruire par Andre Agassi (6-2, 6-2, 6-1). Mais qu'importe : Schüttler est le deuxième joueur allemand, après Becker, à aller aussi loin à l'Open d'Australie. Toutes proportions gardées, il récidivera à Roland-Garros en 2008 avec une demi-finale. Et puis c'est tout.

 

 

Thomas Johansson (2002)

Oui, Thomas Johansson était déjà une valeur sûre en 2002. Mais à 27 ans, le Suédois n'avait pas encore réussi à dépasser les quarts de finale d'un Grand Chelem. Du coup, son sacre à Melbourne est tout sauf attendu. Il faut dire que le destin est clairement à son avantage. 18e mondial, Johansson n'affronte que des adversaires moins bien classés que lui. Jusqu'à la dernière marche, où Marat Safin, même pas dans les dix mondiaux, se dresse en ultime concurrent. Thomas s'impose en quatre sets et écrit son nom au glorieux palmarès de l'Open d'Australie.

 

 

Todd Martin (1994)

Lui non plus n'avait jamais connu une demi-finale en Grand Chelem avant sa grande aventure en 1994. Sa carrière n'en est qu'à ses débuts, mais Todd Martin réussit alors un gros coup. Son plus bel exploit intervient justement en demies, contre Stefan Edberg : à la suite d'un long combat, l'Américain sort gagnant d'un intense duel (3-6, 7-6, 7-6, 7-6). Pete Sampras le privera de la coupe, mais l'essentiel est ailleurs.

 

 

Angélica Gavaldón (1990)

Zéro titre. Zéro finale. Mais deux quarts de finale d'Open d'Australie. Dont le premier à seulement 17 ans, pour sa première participation à un tournoi de cette envergure. Sortie indemne des qualifications, Angélica Gavaldón dégage Gigi Fernández au quatrième tour, puis termine son joli parcours par une défaite contre Claudia Porwik. La suite de sa carrière ne sera en revanche moins folichonne.

 

Manuel Orantes (1968)

Avant la finale contre Björn Borg à Roland-Garros en 1974, avant sa victoire à l'US Open en 1975, avant les 33 titres et les 38 finales perdues toutes compétitions confondues, il y eut le quart de finale à Melbourne en 1968 pour Manuel Orantes. Le début de tout pour le natif de Grenade, qui démarre sa carrière sur des chapeaux de roue. Et qui, aussi surprenant que cela puisse paraître, ne reviendra jamais à l'Open d'Australie.

 

Par Florian Cadu

Article rédigé par

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