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Top 5 : les déceptions argentines en Coupe Davis par BNP Paribas

L’Argentine défie la Grande-Bretagne en demi-finale de la Coupe Davis par BNP Paribas. Objectif : lever la malédiction du Saladier d’argent.

Quatre finales disputées, toutes perdues, quelques regrets en demi-finale, dont une particulièrement rageante : le flop 5 des Argentins en Coupe Davis par BNP Paribas, seule nation majeure du tennis à n’avoir jamais soulevé le saladier de son histoire et qui retente sa chance cette année, avec une opposition à venir en demi face à la Grande-Bretagne.

 

1981 : une première finale sous tension

 

Cette année-là, la Coupe Davis entre dans l’ère moderne : pour la première fois, la compétition est organisée avec un « world group » à seize nations participantes. Les deux survivantes pour disputer la finale sont les Etats-Unis et l’Argentine, qui se retrouve pour la première fois de son histoire à ce stade. A Cincinnati, les Américains sont les grands favoris, même si le sélectionneur Arthur Ashe doit enregistrer une importante défection : Jimmy Connors, qui choisit les vacances. Fureur de son compatriote John McEnroe, déchainé pour son premier match du week-end et qui dérouille Vilas en trois petits sets. José Luis Clerc sonne la révolte pour les Argentins face au remplaçant Roscoe Tanner pour l’égalisation. Le double sera décisif et se transforme en une lutte sans merci entre la paire numéro 1 du moment, constituée de McEnroe et Peter Fleming (vainqueurs de Wimbledon et de l’US Open cette même année 81), et le duo Vilas/Clerc, deux joueurs pas habitués à jouer ensemble et qui s’apprécient moyennement. Ils vont pourtant longtemps tenir tête, jusqu’au cinquième set et un marathon de près de 5h terminé à 11-9 pour la team US. McEnroe fait du McEnroe : il provoque, insulte même Vilas lorsqu’il est au service, est proche d’amorcer une bagarre générale. Le troisième jour, McEnroe, encore lui, finit le travail en 5 sets face à Clerc. Réaction du Mac : « Je voulais absolument gagner, c’était pour moi une question de supériorité des Etats-Unis sur l’Argentine. »

 

 

2002 : un record pour rien en demi-finale

 

Après Vilas et Clerc, l’Argentine connaît un long creux de génération et peine à se maintenir dans le world group. Une demi-finale est à signaler en 1990 (époque Martin Jaite et Alberto Mancini), avant une décennie dans l’ombre, jusqu’à ce retour fracassant dans l’élite mondiale en 2002 : promus, les Argentins se hissent cette année-là de nouveau jusqu’en demi-finale et s’inclinent de justesse à Moscou face aux Russes (2/3), avec un Marat Safin au top de sa forme et un match de double pour l’histoire. Associés, Lucas Arnold Ker et David Nalbandian viennent à bout de Yevgeny Kafelnikov et Marat Safin avec un cinquième set se terminant à 19/17 et 6h20 de jeu, un record en Coupe Davis ! Un effort vain, le lendemain de cette performance, Safin domine Nalbandian pour sceller la victoire russe.

 

2006 : le rêve brisé d’Acasuso

 

Deuxième finale pour les Argentins, deuxième défaite. Ils retrouvent encore les Russes, toujours à Moscou. Quatre ans ont passés depuis la cruelle demi-finale et les rapports de force se sont un peu inversés : Nalbandian est devenu un top joueur et Safin semble sur le déclin. C’est pourtant lui qui, une fois encore, va être le héros de son équipe sur une moquette peu adaptée à ses fragilités physiques du moment (talon, genou). Davydenko bat Chela, Nalbandian répond et prenant le dessus sur Safin. Ce dernier réagit le lendemain en remportant le double avec Tursunov face à Calleri et Nalbandian. Le dimanche, Nalbandian sort vainqueur d’un duel sous haute tension avec Davydenko. Tout va se jouer sur le cinquième match entre Safin et le méconnu Acasuso, 27e joueur mondial à l’époque, préféré à Chela suite à son exploit des demi-finales (une victoire sur Hewitt, qui en était à 11 victoires de rang en Coupe Davis). Les débats sont équilibrés, Acasuso fait le match qu’il faut mais ce n’est pas suffisant pour dominer un Safin renaissant qui s’impose en quatre sets.

 

 

 

2008 : quand Nalbandian pète les plombs

 

Cette troisième finale ne peut théoriquement pas échapper aux Argentins. Cette fois, ils évoluent à domicile, à Mar Del Plata, et affrontent une équipe espagnole diminuée par le forfait de dernière minute de Nadal. Logiquement, Nalbandian offre un premier point aux siens en dominant Ferrer, mais la confiance commence à changer de camp lorsque le remplaçant Feliciano Lopez surprend son monde en égalisant à 1-1 face à Del Potro. Une simple alerte ? Plus que ça, puisque le lendemain, ce même Lopez, associé à Verdasco, remet ça en dominant la paire Nalbandian-Calleri. Nalbandian est tellement furieux du niveau de son partenaire que des coups sont échangés entre les deux dans le vestiaire. Il n’y aura pas de conférence de presse et la fébrilité est désormais totale chez des Argentins qui craquent sous la pression. Le troisième jour, Acasuso doit encore tenter de sauver la patrie en danger, remplaçant un Del Potro diminué. Verdasco, qui a lui-même dû suppléer Ferrer, offre aux Espagnols le troisième point décisif. Et c’est cette fois Del Potro qui se fait allumer par un Nalbandian fou de rage, le cadet se voyant reprocher par l’aîné d’avoir choisi de jouer sa carte perso en se fatiguant à disputer les Masters juste avant cette finale.

 

 

 

2011 : l’autre drame de Séville

 

Trois ans plus tard, c’est un replay qui se joue entre Espagnols et Argentins, mais cette fois avec un double avantage pour la Roja : la finale se dispute à domicile, dans un stade de Séville spécialement aménagé pour l’occasion, et avec un Nadal bel et bien présent ce coup-ci. Il commence d’ailleurs par exploser Juan Monaco lors du premier match (6/1 6/2 6/2), tandis que Ferrer offre le 2-0 face à un Del Potro décidemment malheureux dans cette compétition. Nalbandian, désormais cantonné à jouer seulement les doubles avec Schwank, prend sa revanche sur Lopez et Verdasco pour réduire la marque. Ce n’est qu’un sursis : le dimanche, Nadal parvient à dominer Del Potro en quatre manches. L’Argentin était pourtant en bonne forme mais lui comme toute son équipe ne pouvait rien contre un Nadal rayonnant et un Ferrer qui terminait-là la meilleure saison de sa carrière.

 

Par Régis Delanoë

 

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