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Quand le tennis mondial joue à cash cash

Les vainqueurs de la prochaine édition de Wimbledon gagneront près de 200 000 euros de plus de « prize money » par rapport à 2015. Une hausse significative dans un sport qui enrichit de plus en plus ses champions depuis les débuts de l’ère Open.

Les organisateurs du tournoi de Wimbledon viennent de révéler que les vainqueurs des tableaux masculin et féminin de la prochaine édition gagneront près de 200 000 euros de plus de « prize money » par rapport à 2015. Une hausse significative des dotations dans un sport qui enrichit de plus en plus ses champions depuis les débuts de l’ère Open. La preuve en chiffres qui donnent (un peu) le vertige.

 

Wimbledon, fois 1000 en 48 ans

Chling, chling ! La nouvelle est tombée ces derniers jours : il y aura quasiment 200 000 euros de plus sur les deux chèques qui seront remis aux vainqueurs du tableau masculin et du tableau féminin lors du prochain tournoi de Wimbledon. Ceux qui succéderont au palmarès à Novak Djokovic et Serena Williams toucheront la coquette somme de 2 millions de livres, soit 2,58 millions d’euros. La hausse des dotations touche tous les joueurs, y compris ceux qui se font sortir dès le premier tour du tableau principal, lesquels se consoleront de cette élimination précoce avec tout de même 39 000 euros dans la poche. Mais la mise en perspective la plus spectaculaire concerne l’évolution de ces dotations au fil des années. Il y a dix ans, Roger Federer, vainqueur, avait touché 835 763 euros. C’est plus de trois fois moins que ce que toucheront les vainqueurs de l’édition 2016 ! En 2006, c’est aussi la dernière année où la vainqueur du tableau féminin touchait moins que son homologue masculin. Dommage pour Amélie Mauresmo, qui l’avait emporté et touché en récompense « seulement » 797 484 euros. La première édition professionnelle de Wimbledon date de 1968. Cette année-là, Rod Laver et Billie Jean King avaient respectivement perçu un chèque de 2552 et 957 euros (2 000 livres et 750 livres de l’époque). Un autre âge…

 

L’US Open, toujours le plus richement doté

Si les organisateurs de Wimbledon se montrent de plus en plus généreux avec les participants du tournoi, ce n’est pourtant pas le Grand Chelem le plus rémunérateur. A l’US Open, les vainqueurs de l’an dernier Novak Djokovic et Flavia Pennetta ont touché 3,3 millions de dollars, soit 2,9 millions d’euros. C’est donc plus que les 2,58 millions d’euros promis aux prochains vainqueurs à Wimbledon, mais aussi plus que les dotations de Roland Garros (2 millions d’euros en 2015) et Melbourne (2,4 millions d’euros lors de la dernière édition en début de saison). L’ensemble des primes remises aux participants des tableaux masculin et féminin à l’US Open représente un budget de plus de 29 millions d’euros, à comparer avec les 102 000 euros de dotations totales mises en jeu en 1972. Pour comparer, ça ne représente même pas la somme que touche un joueur ou une joueuse qui s’est hissé jusqu’au troisième tour de l’édition 2015 (105 000 euros).

 

Djokovic a déjà dépassé Federer

Le vertige des chiffres se poursuit en épluchant les comptes en banque des meilleurs joueurs actuels. Ainsi, le numéro 1 mondial Novak Djokovic est encore loin de sa fin de carrière et pourtant, il détient déjà le record absolu en matière de « prize money ». Depuis ses débuts en pro en 2003, il a ainsi cumulé 98,2 millions de dollars rien qu’en gains de tournoi, soit 85,9 millions d’euros ! La barre des 100 millions d’euros pourrait vite être atteinte… Il vient en tout cas de dépasser l’ancien recordman Roger Federer (85,6 millions d’euros de prize money cumulés) grâce à une saison 2015 exceptionnelle : l’an dernier, Djoko a ainsi raflé 18,8 millions de dollars de prize money. C’est presque autant que le total des sommes perçues en 2015 par ses trois poursuivants au classement, Murray (7,2 millions d’euros), Federer (7,5 millions d’euros) et Wawrinka (5,7 millions d’euros).

 

Serena Williams… et les autres

Du côté des filles, Serena Williams est également la recordwoman en matière de prize money, avec ses 66,3 millions d’euros de gains depuis ses débuts pro. C’est  deux fois plus que Sharapova, qui a cumulé 32 millions d’euros de dotations, et trois fois plus que l’actuelle numéro 2 mondiale Radwanska, avec ses 20 millions d’euros de gains.

 

Les « vieux » champions largués

Que pèsent les 85,9 millions d’euros perçus par Djokovic et les 66,3 millions d’euros de Serena Williams ? Pour prendre la mesure de ces sommes astronomiques, le mieux est encore de les comparer avec les gains des champions qui les ont précédés. Ainsi, chez les filles, Steffi Graf n’a cumulé « que » 19,1 millions d’euros de prize money entre 1982 et 1999, Martina Navratilova 18,9 millions d’euros et Chris Evert 7,3 millions d’euros. La différence de traitement entre générations est plus frappante encore chez les garçons avec un Pete Sampras à 37,9 millions d’euros de prize money, Ivan Lendl à 18,6 millions, Jimmy Connors à 7,5 millions et Ilie Nastase, premier numéro 1 mondial de l’ère Open, à 1,7 millions d’euros ! C’est moins que ce qu’a déjà perçu Nick Kyrgios, 21 ans, moins de quatre ans de présence sur le circuit et seulement un titre au palmarès (Marseille cette saison) : le bad boy australien en est déjà à 2,1 millions d’euros de prize money. Le tennis rend riche, de plus en plus riche.

 

Par Régis Delanoë

Article rédigé par

So Press

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