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Top 5 : Les courts inhospitaliers

Les pieds dans l’eau, les falaises en arrière-plan et le soleil au-dessus. Cette semaine, c'est dans le charme si particulier des courts en terre battue de Monaco que les meilleurs joueurs du monde se retrouveront. Mais ce n’est pas toujours comme ç

Les pieds dans l’eau, les falaises en arrière-plan et le soleil au-dessus. Cette semaine, c'est dans le charme si particulier des courts en terre battue de Monaco que les meilleurs joueurs du monde se retrouveront. Pour leur plus grand plaisir, donc. A l'inverse, certains courts peuvent s'avérer plus que difficiles à jouer, qu'il relève du public, de la qualité des équipements ou même de la couleur de ceux-ci. Florilège des endroits qu'il vaudrait parfois mieux éviter.

 

Casablanca

« Lors du tournoi, les vestiaires sont tellement sales que vous devez garder vos vêtements et chaussures quand vous allez prendre votre douche. Quelques joueurs ont même décidé de ne pas se doucher et d’attendre de rentrer à l’hôtel le soir. Si les douches sont si dégoutantes, vous pouvez imaginer comment sont les toilettes. Certains joueurs prennent même leur papier toilette sur eux. ». A l’issue de sa participation au tournoi de Casablanca, tels sont les mots employés par Robin Haase pour décrire l’ambiance qui régnait lors de l’étape marocaine de 2012. S’il n’est pas dit que le ménage a été fait depuis, les organisateurs ont toutefois décidé en 2016 de bouger l’étape à Marrakech.

 

Asuncion

La Coupe Davis par BNP Paribas permet souvent des déplacements inédits. Mais également périlleux. En 1985, l’équipe de France hérite d’un premier tour exotique face au Paraguay. Emmené par Leconte et Noah, la sélection n’a pas grand-chose à craindre d’un point de vue tennistique, mais se retrouve dans un bourbier que nul n’avait imaginé. À leur arrivée, ils découvrent en effet un simple gymnase, des tribunes vétustes, un public assis à quelques centimètres des juges de ligne, mais surtout, un court constitué de simples lattes de bois. Evidemment loin des standards des joueurs tricolores, qui en plus de ces conditions de jeu difficiles, vont subir la corruption des arbitres puis des projectiles lancés depuis les gradins. Résultat, une défaite 3/2 et une peur à jamais gravée dans les mémoires françaises.

 

Le Karshi Challenger

Envie d’un peu dépaysement ? Bienvenue à Karshi, Ouzbékistan, pour un tournoi challenger des plus charmants. Située à 400 kilomètres de la capitale Tachkent, la ville vous accueille pour un tournoi extérieur des plus appréciables sous le climat aride qui surplombe d’ordinaire la cité au mois de mai. Au menu, peu de points ATP, une dotation de 50 000 dollars mais surtout, une activité touristique proche de zéro. Tout ça pour affronter la crème de la crème du tennis de l’Est, dont le double tenant du titre, Teymuraz Gabashvili. Autant dire une destination de rêve, qui nécessitera toutefois quelques précautions niveau transport : l’aéroport de la ville n’est en effet accessible que par Moscou et Tachkent et ce, à des intervalles plus qu’irréguliers. Karshiche d’y aller?

 

Future de Mostoles

Un parc, des barres d’immeubles, et au milieu, des courts de tennis. Voilà le cadre splendide dans lequel les professionnels de la raquette doivent évoluer s’ils décident de se rendre à Mostoles, situé à 18km de la capitale espagnole. En plus de sa situation idyllique, le tournoi n’offre ni club house, ni vestiaires pour les joueurs. Un bonheur donc, auquel Tom Jomby, classé autour de la 400e place ATP, a fait part sur beIN Sports : « J’ai perdu en quart de finale avec balle de match. J’ai terminé mon match à 14h et comme j’avais déjà rendu les clés de ma chambre d’hôtel je n’ai même pas pu me doucher avant de prendre mon vol pour Paris à 17h. ». Sympa le vol pour son voisin.

 

Challenger de Manta

À Manta, ville côtière située en Equateur, le temps se veut clément et les plages douces. De quoi nourrir les envies des joueurs pour venir y disputer le Challenger de la ville. Pourtant, l’aventure ne relève pas de la carte postale. Adrian Mannarino, qui s’est frotté au challenge, explique : « Juste après Wimbledon, j’y ai passé une semaine. J’ai déjeuné et dîné à l’hôtel toute la semaine et l’hôtel était collé au club. On nous a dit ‘la ville est dangereuse, ne vous baladez pas’. J’ai passé une semaine entre ma chambre et le club qui était à 200 mètres et je me suis fait chier à mourir. ». Pas jusque-là, heureusement.

 

Par Raphaël Gaftarnik

Article rédigé par

So Press

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