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Andy Murray déplumé

Un dernier regard sur l'Open d'Australie 2016 et sa finale du simple messieurs entre Novak Djokovic et Andy Murray.

L'Open d'Australie 2016 est fini. Dommage, on s'amusait bien. Maintenant il va falloir attendre Roland-Garros pour le prochain Grand Chelem. C'est loin … C'est d'ailleurs dommage que les Grands Chelems ne soient pas espacés sur l'année de manière plus uniforme, mais ça c'est un débat pour un autre jour.

En ce mardi, je voudrais revenir sur la finale du simple messieurs, sympathique mais décevante.

Sympathique car on nous a offert deux sets de tennis de haut niveau. Décevante car à aucun moment, je me suis retrouvé au bord de mon siège près à bondir tel un «  jack in the box  » (diable à ressort). La faute à qui  ? Aux acteurs du match  ? Oui mais pas les deux  ! Je n'en veux qu'à Andy Murray. 

Attention, je ne suis pas en colère contre lui, mais à mon sens, l'Ecossais s'est trompé de client dimanche dernier, ce qui lui a coûté une défaite en trois sets.

Andy Murray s'est trompé dans le choix de sa dépense d'énergie. Face à Novak Djokovic, qui survole tous ses matches, quasiment intouchable, indébordable, imposant une cadence infernale, jouant ses balles à deux centimètres de la ligne de fond de court, il faut avoir de la «  caisse  », être précis et ne pas se disperser. 

Or, c'est exactement ce que n'a pas fait Andy Murray. Le héros de la Coupe Davis par BNP Paribas de l'an passé a commencé par ne pas commencer le match. Il a même failli se prendre un 6-0 dans les dents. Puis, il s'est réveillé et a modifié sa tactique, tout en s'en prenant à Amélie Mauresmo après chaque point. Sa concentration était plus ciblée sur le fait d'exprimer son désaccord avec son entraîneuse quant à la stratégie à utiliser que de jouer au tennis.

Je veux bien que certains joueurs aient besoin d'un exutoire. Je suis conscient aussi que certains ne peuvent pas fonctionner sans (McEnroe, Connors, Murray …) mais le problème s'appelle Novak Djokovic. Face à lui, l’égarement n'est pas permis, sous peine de prendre une «  fessée  ». A force de crier, d'invectiver, d'insulter (Andy Murray a pris un warning pour grossièreté), on y perd des plumes. 

Lorsqu'on affronte Novak Djokovic avec un beau plumage, c'est déjà compliqué alors déplumé, j'te raconte pas.

Vous me direz, Andy Murray avait des circonstance atténuantes avec tout l'extra tennis stressant qui l'entourait (malaise de son beau-père, coach d'Ana Ivanovic, sur un court voisin, imminence de la naissance de son premier enfant). Evidemment pas facile à gérer, surtout pour un gars qui, contrairement à ce que l'on peut croire, est très émotionnel. Il est donc pardonné, en espérant qu'il aura appris de ses erreurs. 

Et puis, je ne peux lui en vouloir vraiment, c'est lui qui a battu Milos Raonic.

Article rédigé par

Eli

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