Accueil Mag Article

Du rififi chez les filles à Auckland

Naomi Broady et Jelena Ostapenko ont mis leur match sur la carte du tennis mondial. Je vous rassure, pas en sortant le match de l'année ...

Magnifique  !

 Il s'est passé un de ces trucs au tournoi d'Auckland durant le match qui opposait la Britannique Naomi Broady, 122e mondiale, et la Lettonne Jelena Ostapenko, 84e  ! Du lourd en terme de joueuse… on est bien d'accord.

Ostapenko avait remporté le 1er set. Les joueuses étaient dans le tie-break du 2e lorsque la Letonne, battue par un coup droit gagnant dans le coin, côté avantage, de dépit, jette sa raquette, qui finit son vol sur le ramasseur de balle.

Que dit la règle  ? Pour être sûr de ne pas dire de bêtises, je me suis renseigné auprès d'un des meilleurs arbitre au monde  : Pascal Maria. Voilà ce qu'il dit  : «  Il faut d'abord voir l'action puis le résultat. Si la raquette est lancée volontairement mais que derrière le ramasseur n'a pas mal ou peur, alors on est dans le code de conduite  ».

Fort de cela, on peut effectivement envisager qu'Ostapenko, qui n'a pas été disqualifiée, mais qui a  seulement reçu un «  code de conduite  » (un avertissement) a été sanctionné à juste titre car le ramasseur n'a rien eu. Je ne reviendrais même pas sur l'interprétation de l'arbitre de chaise qui était d'accord avec Ostapenko pour dire que la raquette lui a glissé de la main. Celui-là empoche d'emblée le trophée de «  mauvaisefoitor  » de la semaine. Mais passons.

Paradoxalement, je voudrais m'attarder sur l'attitude de Naomi Broady, qui s'est immédiatement mise dans une colère noire, réclamant la disqualification de son adversaire. Je peux l'entendre, même si ce n'est pas à elle dire ce qu'il faut faire. Il a fallu que l’inutile (comme d'habitude) juge arbitre vienne sur le court pour dire qu'il était d'accord avec son arbitre de chaise. De toute façon, un juge arbitre ne peut pas revenir sur une décision arbitrale donc on se demande bien à quoi il sert, dans ce cas précis…

Mais ça ne s'arrête pas là. Lors de la poignée de main de fin de match, finalement remporté par Broady alors qu'elle était menée 5-2 au 3e set, Ostapenko fait remarquer à son adversaire que son comportement était indigne. En gros elle a du lui glisser un truc du genre  : «  t'es une cafteuse toi  ». Ce qui n'est pas totalement faut, même si Ostapenko n'était pas exempte de tout reproche. Autant dire que cette remarque n'a pas plu à la Britannique qui en a refait des tonnes, alors même qu'elle venait de gagner, je le rappelle.

Pour finir de se ridiculiser, Noami Braody, en conférence de presse, a pris la défense des «  pauvres petits ramasseurs volontaires qui ne devaient pas être maltraités  ». Lol, lol, lol, mouarf  !!! Je rigole, non pas parce que j'estime qu'il faut maltraiter les ramasseurs, mais de l'hypocrisie dont fait preuve la 125e joueuse mondiale. Elle est menée d'un set et au bord de la défaite lorsque l'incident a lieu. Broady y a vu une occasion de gagner le match, point barre. A aucun moment elle n'est allée prendre des nouvelles du ramasseur. A aucun moment, elle ne s'est inquiéter pour sa santé.

Entre nous, elle n’en avait rien à talquer du pauvre petit gars. Tout ce qui l’intéressait, c’était que son adversaire soit disqualifiée. Loupé. Par contre, ça a faillit lui coûter le match.

Morale de l'histoire  : ne joue pas les justicières quand tu es une bad girl….

Article rédigé par

Eli

Mes points

+
Fanpts Bien joué

Mes points

Vous êtes

Rookie

avec 0 FANPTS

Challenge
du jour

Progresse
+ vite

Mes points

  • Mon historique

F.A.Q

  • À propos des niveaux
  • Comment ça marche?