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Top 10 : tennis et tatouage

Si le tatouage, nouvelle mode parmi les athlètes, ne s’affiche pas tellement sur les courts, il y a bien quelques hurluberlus qui ont décidé de montrer un peu plus que des sponsors sur les manches de leur polo unicolore. Revue d’effectif.

Contrairement au basket ou au football, le tennis a toujours été ce sport feutré où les exubérances ne sont pas légion. Même le tatouage, nouvelle mode parmi les athlètes, ne s’affiche pas tellement sur les courts. Mis à part pour quelques hurluberlus qui ont décidé de montrer un peu plus que des sponsors sur les manches de leur polo unicolore. Revue d’effectif.  

 

1/ Lukas Rosol

 

Un jour, il donne un coup d’épaule à Andy Murray lors d’un changement de côté. Un autre, il insulte le père de Julien Benneteau, accusé de trop encourager son fiston. Encore un autre, il tente de voler des points au Français Marc Gicquel en montrant de fausses marques à l’arbitre sur terre battue. Comprendre : Lukas Rosol est l’un des joueurs les moins appréciés du circuit. Une agressivité permanente qui se lit sur son corps : sur l’épaule droite, une tête de serpent, et, sur le mollet gauche, un dessin maori qui illustre le fameux haka de l’équipe de rugby des All Blacks, dont il apprécie, dit-il, « l’imagerie guerrière ». Et d’assurer : « Je suis quelqu’un d’assez sauvage ». Entendu.

 

2/ Bethanie Mattek

 

À l’US Open, en 2004, le monde a découvert Bethanie Mattek-Sands en tenue léopard. Puis, en 2007, dans un style Far West. Entre temps, en 2006, elle ose les grandes chaussettes blanches et des marques noires tracées au zinc noir sous ses yeux, façon foot US, à Wimbledon. « J’ai dû passer par le bureau du juge-arbitre pour qu’il approuve ma tenue. Aujourd’hui, elle figure, dédicacée, dans leur musée ! », racontait-t-elle en 2011 à L’Equipe. Avec son mari, Justin, un grand type baraqué, casquette en arrière surtout tatoué, comme elle, ils ont décidé de se faire inscrire pour la vie le nom de l’autre sur l’annulaire gauche en guise d’alliances. Sinon, la joueuse arbore sur son bras droit, du côté tendre de la peau, une fresque où se mêlent des nénuphars, des sources d’eau, des abeilles. « Mon jardin zen », dit-elle. Non, l’Américaine ne passe pas inaperçue sur le circuit. « Le tennis est un sport très collet monté. L’ancienne génération est très conservatrice. Et ça, ce n’est pas du tout moi ! Du coup, les gens m’aiment ou me détestent ! »

 

3/ Kim Clijsters

 

« Je suis un peu étourdie comme fille : je suis du genre à oublier mon alliance pour jouer, alors qu’elle me porte bonheur ; ou l’oublier sur le court après un match. » Kim Clijsters a donc trouvé la solution : plutôt que de porter son anneau en or, la Belge a décidé en 2012 de se faire tatouer, comme Bethanie Mattek-Sands,  les initiales de son mari, Brian Lynch, sur le doigt. Jada, le nom de leur fille, a aussi trouvé sa place sur l’intérieur du poignet gauche de la joueuse. Une affaire de famille.

 

4/ Janko Tipsarevic

 

C’est l’une des plus grandes énigmes du circuit. Mais qui se cache réellement derrière Janko Tipsarevic, ses lunettes à forte monture et cette raquette qui peut ramener du gros gibier ? Un érudit, disent certains. Surtout quand ces idéogrammes chinois tatoués dans le dos annoncent que la « beauté sauvera le monde ». Une citation de Dostoïevski. « J’ai lu L’Idiot une dizaine de fois mais ça ne fait pas de moi un rat de bibliothèque », avertissait-il dans L’Equipe il y a quelques années. Le Serbe arbore aussi un dessin fait alors qu’il n’avait que 17 ans, réalisé en même temps qu’une autre folie. « Quand je suis rentré chez moi la bouche percée, ma mère me pourchassait dans le maison avec un couteau ». Et quid de la citation à l’encre ? « Quand mon père a su ce que c’était une phrase de Dostoïevski, il s’est senti soulagé : son gosse n’était peut-être pas aussi con qu’il ne le pensait. »

 

5/ Daniel Köllerer

 

Banni six mois par l’ATP en 2006 à la suite d’une succession d’insultes à l’encontre des ramasseurs de balles, des spectateurs et de ses adversaires, Daniel Köllerer, qui avouait cassé « une quinzaine de raquettes par an », restera davantage dans les mémoires pour ses coups de sang que pour son palmarès famélique – aucun titre ATP, en simple comme en double. Le 31 mai 2011, il est suspendu à vie par l’Unité d’intégrité du Tennis pour avoir truqué plusieurs matchs. En 2010, il avait déjà été arrêté 3 mois pour avoir publié sur son site web des informations concernant des paris en ligne. Curieuse trajectoire, à l’image de sa panoplie de tatouages. Sans doute l’une des plus impressionnantes du circuit : avant-bras, biceps, épaule, abdomen ; en espagnol, en idéogrammes, en anglais : « La main droite de Dieu », « Amour, richesse, succès », « Jésus marche avec moi », « Numéro 1 » et même « ? ». Le point d’interrogation sera une bonne conclusion.

 

6/ Stanislas Wawrinka

 

Avril 2013. Après s’est fait tatouer sur la flanc droit le nom de sa fille – Alexia - , Stanislas Wawrinka récidive avec une leçon de vie sur le bras gauche signée de l’écrivain Samuel Beckett : « Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better. » Qui peut se traduire par « Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux. » Sur le site Sport.fr, il donne sa traduction très personnelle du passage : « Cette citation a toujours été ma philosophie de vie. Si tu es joueur de tennis et que tu ne t'appelles pas Nadal, Djokovic ou Federer, à chaque tournoi que tu perds, tu dois partir avec du positif malgré la défaite. »

 

7/ Alona et Kateryna Bondarenko

 

Vainqueurs en double de l’Open d’Australie en 2008, Alona et Kateryna Bondarenko ne sont pas seulement liées par le sang. Les deux tenniswomen le sont également par le tatouage. En effet, chacune affiche l’initiale de l’autre au milieu des omoplates. L’amour « soeurternelle »…

 

8/ Mark Philippoussis

 

Légende du service-volée de la fin des nineties, Mark Philippoussis a longtemps cultivé sa différence. C’est tout d’abord un westy : il est né à Williamstown, un quartier qui fut longtemps ouvrier, à l'ouest de Melbourne. Sa mère est italienne ; son père, grec. Pis, il a joué au foot, le sport barbare des ethnic Australians (les immigrés non anglo-saxons, ndlr). Et porte sur son épaule droite un tatouage d'Alexandre le Grand. La raison ? « Je voulais un tatouage de lui à cause de son sang grec, révèle-t-il au Guardian. C’était un conquérant, un grand combattant ». Avant de s’essayer à l’humour : « Je n’ai découvert qu’après l’avoir fait qu’il était homosexuel. »

 

9/ Li Na

 

« La rebelle ». C’est ainsi que l’on surnomme Li Na dans sa Chine natale. Adulée pour ses performances, l’ancienne gagnante de l’Open d’Australie et de Roland-Garros sait aussi que, chez elle, les critiques sont plus fortes qu’ailleurs. En cause, notamment : l’exhibition de son tatouage. « La première fois que je l’ai montré sur un court, il y avait des manchettes dans les journaux le lendemain  disant : ‘Elle a un tatouage avec un serpent’ ». En réalité, ce n’est pas un serpent mais une rose placée près du cœur, réalisée à 16 ans, alors qu’elle s’amourachait d’un homme qui est aujourd’hui son époux. « J’ai choisi une rose car mon compagnon est romantique et l’avoir mis sur ma poitrine signifie que je lui ai donné mon cœur. » Encore un acte de rébellion : l’Etat chinois interdit à ses athlètes de se marier encore en activité, et surtout sans leur permission.

 

10/ Gaël Monfils

 

« Fantasque ? C'est quoi ? J'ai plein de clichés qui me collent à la peau, j'aime bien, ça me fait marrer ». Gaël Monfils n’a pas quelques poncifs qui lui collent au cuir. Il attache également beaucoup d’importance aux symboles, comme le prouvent ses nombreux tatouages. Le premier fut la célèbrephrase de Martin Luther King : « I have a dream ». Depuis, il y a ajouté : « I live my dreams » (je vis mes rêves) et « My dream will lead me to my destiny » (mon rêve me mènera à mon destin). La suite ? C’est l’intéressé qui le raconte le mieux. « J'ai des ailes dans le dos. Elles me protègent, expliquait-t-il en 2012 dans L’Equipe. Sur le poignet droit, j'ai aussi des ailes, mais elles illustrent le bon et le mauvais, c'est l'éternelle lutte du bien et du mal. Celles du dos ne représentent que du bon. Dessous, il y a une carte à jouer. As +5, ça veut dire 15. Le 15 est mon chiffre préféré. C'est un chiffre de famille, le signe de l'infini, pour moi. Tout est possible. Tout peut arriver ».

 

Par Victor Le Grand

Article rédigé par

So Press

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