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Tu sais que tu étais fan de Lleyton Hewitt quand…

Ça y est, Lleyton Hewitt a dit adieu à Flushing Meadows en s’inclinant contre son compatriote Bernard Tomic au deuxième tour de l’US Open. À la fin du match, Hewitt a lâché quelques larmes. Et toi aussi.

Ça y est, Lleyton Hewitt a dit adieu à Flushing Meadows en s’inclinant contre son compatriote Bernard Tomic au deuxième tour de l’US Open. Une défaite épique lors de laquelle le vainqueur de l’édition 2001 n’a pas oublié de rappeler à la foule new-yorkaise pourquoi elle l’a tant aimé. L’Australien perdait deux sets à zéro pour finalement passer à un point d’une nouvelle victoire pleine de rage à 34 ans. À la fin du match, Hewitt a lâché quelques larmes. Et toi aussi.

 

… tu as toujours rêvé de mettre les pieds à Adelaïde. Là où tout a commencé.

 

… dans la vie, tu donnes toujours tout, dans  les bonnes et les mauvaises journées.

 

… pour toi, il n’y a pas de petites victoires ni de petites célébrations. A chaque accomplissement, tu te retournes vers ton « public », tu sers le poing et tu gueules de toutes tes forces : « COME ON! »

 

 

… ta série préférée ? Hartley cœur à vif, évidemment. Que tu aimes appeler Heartbreak High devant tes potes.

 

… oui, tu aimes te faire passer pour un Aussie.

 

… tes potes considèrent que tu es un guerrier qui ne lâche rien. Les autres sont persuadés que t’es un connard sans respect

 

… ta réaction quand ton adversaire fait une double faute ? « COME ON! »

 

… tu fais des lobs sur tout ce qui bouge.

 

… tu es très déçu par le niveau des baseliners d’aujourd’hui. Berdych ne bouge pas assez bien, Murray manque de charisme et tu trouves Djokovic trop mou. Trop mou ? Oui, oui. Trop mou.

 

 

… ta réaction quand ton adversaire se blesse ? « COME ON! »

 

… ta réaction quand t’arrives à choper la dernière place du parking avant le salaud qui a tenté de la voler au dernier moment ? « COME ON! »

 

… oui, tu as un peu tendance à voir de l’adversité partout.

 

… tu es patriote.

 

… si on te demande de choisir entre ta hanche et ton pays, tu choisis ton pays. Comme Lleyton aux JO en 2008, lorsqu’il a insisté pour jouer le tournoi en simple et en double pour ensuite être out tout le reste de la saison.

 

… tu détestes l’Argentine. Ou plutôt, l’Argentine te déteste.

 

 

… même pour eux, il y a trop de grinta chez toi.

 

… pour toi, Juan Ignacio Chela a été, est et restera toujours un lama.

 

 

… tu es précoce. Finale de l’US Open contre Pete Sampras à 20 ans ? Victoire en trois sets.

 

… pour toi, il est évident que : retour > service

 

… tu aimes la vie parce que la vie a aimé Lleyton. « Quand j’étais petit, mon rêve était de devenir numéro un mondial pour au moins une journée. Les autres, ils voulaient tous gagner au moins un grand chelem, mais moi je rêvais de gagner au moins une fois la Coupe Davis par BNP Paribas. Et en fait, tous ces rêves ont été exaucés à 21 ans. »

 

… tu as fait un pèlerinage à Tokyo pour rendre hommage aux ingénieurs qui créent ces merveilles de raquettes que sont les Yonex

 

… quand un juge de ligne te siffle deux fautes de pied dans le même set, ton premier réflexe est de regarder s’il n’est pas, par hasard, de la même couleur de peau que ton adversaire, et de faire part de ton observation à l’arbitre. Juste comme ça.

 

 

… de toute façon tu n’es pas raciste, parce que toi aussi « tu viens d’un pays multiculturel ».

 

… entre les tenniswomen et les actrices, tu choisis les actrices.

 

… avant, tu te marrais quand on te disait que le gazon était une surface faite pour les gros serveurs. Huit titres sur gazon, mon pote. Wimbledon 2002 et Tim Henman, ça te dit quelque chose ?

 

… puis en 2003, t’as découvert Ivo Karlovic. A Wimbledon, au premier tour. Depuis, le gazon te dégoûte.

 

… tu répètes tous les matins à ton fils que peu importe si tu es numéro 1 mondial ou 279e, tu dois te battre comme un mort de faim.

 

… tu aimes les marathons. Surtout ceux qui commencent à 23h et se terminent à 4h30 du matin. A l’Open d’Australie. Contre Marcos Baghdatis.

 

 

… tu as longtemps trouvé que la hype Nadal révélait un cruel manque de culture tennistique. Le débardeur, ça n’est pas lui. La précocité, non plus. La rage, non plus. Il a apporté quoi, en fait ?

 

… il a déjà fait ça, Nadal ?

 

 

… tu aimes écouter Federer quand il raconte que Hewitt « a grandement participé à me faire travailler encore plus dur pour devenir le grand que je suis devenu ». Tu sais parfaitement qu’un beau jour en 2003, Hewitt menait 7-2 dans leurs confrontations directes

 

… tu aimes voir en Hewitt la dernière barrière entre le tennis d’antan et Roger Federer. Numéro un mondial durant deux ans. Avant le tsunami…

 

… tu préfères oublier qu’entre 2004 et 2005, ton héros a perdu 7 matchs consécutifs en Grand Chelem contre le Suisse.

 

… tu as lu deux lignes de l’autobiographie Open d’Andre Agassi : « Lleyton Hewitt est l’un des meilleurs stratèges de l’histoire du tennis ». Pas mal, comme bouquin.

 

… tu portes toujours une casquette à l’envers. Même au boulot et en réunion. Surtout en réunion. « COME ON! »

 

Par Markus Kaufmann

Article rédigé par

So Press

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